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 Say something ♥ 04.08.2069 - Ste Mangouste

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MessageSujet: Say something ♥ 04.08.2069 - Ste Mangouste   Sam 21 Mar 2015 - 17:19

Je me sens las, fatigué et briser comme en milles morceaux. La transformation a été plus douloureuse que d'habitude. Je ne sais pas tellement pourquoi, ça doit dépendre de mon humeur et d'autres facteurs qui entrent en jeu, mais de toutes manière ça n'est jamais très agréable. Je crois pourtant que je ne me suis jamais aussi senti mal. Ça fait un an cette année que je suis un loup-garou, un an que j'ai tué ma mère et la pilule à encore du mal à passé. Deux jours on passé depuis la pleine lune et je me sens toujours un peu cassé. J'ai l'impression que mes os, n'ont pas apprécié cette transformation et j'ai trop peur d'aller à Ste mangouste pour demander une potion qui me soulagerait, puisqu'ils ne sont pas aux courant. Je ne suis pas sur le registre du ministère. Je passerais sans doute pour un hybride aux yeux de certains. Ils ne savent pas non plus la véritable nature de la mort de ma mère. Mon père tiens à me protéger, mais je me sens coupable.

Si j'avais été à Poudlard en ce moment, j'aurais su vers qui me tourner, les infirmiers, Charlie ou Médée et j'ai une préférence pour Médée, parce que c'est souvent elle qui me prends en charge et qui s'occupe de moi. Elle est gentille et super jolie je dois dire. Je crois que je craque un peu pour elle, mais je n'ai pas de quoi la contacter et je ne veux pas la déranger, mais de toute manière je dois aller à St mangouste voir le psychomage. Il ne sait pas tout non plus d'ailleurs, encore une fois à poudlard ils m'auraient mieux aider et je n'aurais pas eu si peur de dire ce que je suis.

Quand je sors de la séance, je suis un peu épuisé, nous n'avons pas beaucoup parler, mais le travail sur mes souvenirs me perturbe, je n'aime pas tellement qu'on utilise cette pensive pour comprendre ce qui ne va pas. Je sais au fond ce qui ne va pas, seulement c'est dur de l'admettre. Je me sens fiévreux lorsque j'arrive vers le hall pour ressortir, mes yeux se troublent et mes mains tremblent. Il faut dire que je n'ai pas mangé depuis plusieurs heureux, ce qui n'est pas habituel chez moi. Je manque sans doute de vitamines et d’énergie. Je n'ai pas eu le temps de franchir la porte de l’hôpital que je me suis évanoui, tombant sur le sol froid de Ste Mangouste et entendant quelques exclamations derrière moi avant.

Je me réveille dans un lit bien chaud, il fait nuit, du moins je crois, les lumières sont tamisés comme si c'était la fin de journée. Je relève la tête et aperçois Médée. Mince je suis de retour à poudlard ? J'ai rêvé ? Je suis un peu perdu. Qu'est-ce que je fais là ? Qu'est-ce qu'ils ont découvert ? Pourquoi tout semble si calme, l'inquiétude se lit sur mon visage et je ne peux pas m'empêcher de paniquer un peu. Je plonge mes yeux dans les siens espérant qu'elle me rassurera en lui demanda :

« Je suis où exactement ? »

Je me souviens à peine de ce qui s'est passé, le choc sans doute et sûrement l'envie de ne pas réellement me rappeler pourquoi je suis encore dans un lit d'infirmerie, l'idée que j'ai pu faire quelque chose de terrible me hante. Je vais prendre une carte à force.

***

« Charlie... Qu'est-ce que tu vas faire cet été ? »

Je n'avais pas l'intention de me montrer trop curieuse, mais cette question, je ne la posais pas vraiment par hasard. Poudlard, c'était devenu ma maison, l'endroit où je me sentais (presque) en sécurité, malgré ce qui avait pu s'y passer au cours de l'année. Dehors, pour moi, c'était la jungle, et je ne savais pas ce que j'allais faire pendant ces longs mois d'été. Alors si j'avais posé la question à mon collègue, c'était un peu aussi pour savoir s'il pouvait avoir une idée pour moi, parce que je ne me voyais pas rester dans un appartement vide pendant toute la fermeture de l'école. Je finirai par devenir folle à force de ne rien pouvoir faire d'habituel, à savoir soigner les plus ou moins petits bobos des élèves. Et puis ça m'inquiète de laisser partir certains patients réguliers dirons-nous. Je ne doute pas qu'ils pourront être suivis par d'autres médicomages dehors, mais ne pas savoir ce qui va leur arriver me perturbe peut-être plus que ça ne devrait être le cas.

Charlie m'a indiqué qu'il allait travailler à Ste Mangouste, temporairement, et je crois qu'il s'est rendu compte de mon hésitation, parce qu'il m'a incitée à faire de même. Je crois que j'avais juste besoin d'être soutenue dans cette initiative, que je n'attendais que ça, au fond. Et au final, travailler avec lui là-bas, ça rend cette période de latence un peu moins... anormale pour moi. C'est étrange comme on s'est assez rapidement bien entendus tous les deux, mais c'est un fait indéniable : on se complète énormément. Et je suis donc ravie de le retrouver, chaque jour, à Ste Mangouste comme on alternait les gardes à Poudlard pendant l'année.

J'étais prête à partir, aujourd'hui, après une garde de nuit, et je venais juste de faire mes transmissions aux autres infirmières, quand un remue-ménage dans le hall a attiré mon attention. Et le jeune homme étendu au sol, je l'ai reconnu tout de suite. Du coup je n'ai pas réfléchi une seconde de plus, je me suis approché, éloignant gentiment les patients inquiets et donnant quelques directives pour que mes collègues m'aident à le transporter dans une chambre, seul.

« On va s'en occuper, Burns, tu sais.
- Je le connais, c'est moi qui m'occupe de lui d'ordinaire, c'est un de mes patients, je ne pars pas. »

Je suis toujours très douce, mais je crois que tout le monde a compris que non, je ne partirai pas, quoi qu'on fasse, pas de mon plein gré en tout cas, et je pense que personne n'a envie d'utiliser la manière forte juste pour empêcher une infirmière de faire quelques heures sup'. Et heureusement pour moi, parce que je n'ai pas vraiment envie qu'on utilise ladite manière forte sur moi, soit dit en passant.

Je suis restée à son chevet plusieurs heures, passablement inquiète. La Lune n'est pas passée depuis très longtemps, je ne doute pas, donc, qu'il ne soit pas au meilleur de sa forme. Et je regrette tellement de ne pas lui avoir laissé un moyen de me contacter... J'aurais dû laisser des coordonnées à mes patients réguliers de l'école, qu'ils puissent me joindre pendant ces longs mois si jamais ils en éprouvaient le besoin. Je m'en veux tellement, Nathan, si tu savais...

Il a l'air tellement inquiet quand il rouvre enfin les yeux, cherchant mon regard une fois qu'il m'a reconnue, un point d'ancrage. Naturellement, peut-être trop, j'ai posé la main sur la sienne, dans un geste qui se veut rassurant.

« Je suis où exactement ?
- Tu es à Ste Mangouste. Tu sortais d'une visite en service psy de ce qu'on m'a dit et tu t'es évanoui. Ton corps est épuisé, tu as besoin de reprendre des forces. Ca va aller... »

Je lui souris, comme si ça pouvait confirmer mes dires. Un sourire doux, comme il a sans doute l'habitude de les voir à présent. Je sais que peu de personnes savent sa condition, et malgré les demandes de certains de mes collègues, je me suis opposée à ce que qui que ce soit d'autre que moi le prenne en charge, autant pour soulager ma propre conscience parce que j'ai le sentiment de l'avoir abandonné, que pour garder son secret intact. Il a l'air tellement paniqué que je m'en veux davantage encore de ne pas lui avoir laissé de moyen de me contacter.

« Je suis désolée Nathan, j'aurais dû te permettre de me joindre pendant cette période... »

Je n'aurais pas dû te laisser affronter ça seul. Naïvement, j'ai cru que tu avais d'autres personnes sur qui te reposer à l'extérieur de l'école... Mais je crois que ce n'est pas le cas, et que j'aurais dû le savoir. Je ne voulais pas m'imposer, et voilà le résultat. Ma main serre un peu plus la sienne, je crois que j'ai autant besoin de réconfort qu'il peut avoir besoin d'être rassuré.

***

Je ne sais pas l'heure qu'il est, mais sans doute tard dans la nuit, du moins les autres patients semblent profondément endormis, à moins qu'ils fassent semblant. Je ne sais pas non plus dans quel service j'ai été admis et je suppose que mon père ne dois pas être loin. On a du l'informé, c'est d'ailleurs à lui que je pense en premier. Il ne va pas aimer que je me sois évanouis en publique, mais je ne pouvais pas réellement contrôler ma fatigue. Je sais qu'au fond il sera content que ce ne sois pas très grave et qu'il ne me dira rien. Il devrait me détester. Je ne sais pas comment il fait pour me supporter, j'ai tué sa femme et il est toujours fier que je sois son fils. Il y a quelque chose qui ne tourne peut-être pas rond chez lui. Quoi qu'il en soit voir Médée me remonte le morale. Je sais qu'elle s'est bien occupée de moi et qu'elle n'a pas éventré mon secret. Après qu'elle m'eut expliquée ce pourquoi j'étais là, suit à mon interrogation, je fus un peu plus rassuré. Ce n'était pas bien grave, je n'avais blessé personne au moins. Elle avait posé sa main sur la mienne et j'avais été un peu surpris à sa contact. Je l'avais pourtant laissé faire. Je ne savais pas quoi lui dire et je me rendais compte que je ne connaissais rien de sa vie. Elle n'aurait peut-être pas du être là d'ailleurs, j'ignorais qu'elle travaillait ici, sans doute qu'elle remplissait ces deux mois de vacances. Une chance qu'elle serait encore là à poudlard l'an prochain. Je crois que j'ai besoin de quelqu'un soit au courant de ce que je suis. Je suis surpris lorsqu'elle s'excuse. Je ne manque pas de le lui dire :

« Ce n'est pas grave, j'aurais du être plus prudent. Je n'ai pas osé vous envoyer ma chouette, j'ai eu peur qu'elle se perde en route ou qu'elle ne vous trouve pas. Je crois que ça va aller … »

Je ne sais pas si je mens bien, mais quoi qu'il en soit, je préfère m'en convaincre plutôt que de me dire que je ne vais jamais me faire à ma condition de loup-garou, que j'ai peur de ce que je suis, de ce que je pourrais faire aux autres.

« Enfin … je suppose que ça ira les fois prochaines. Je sais que vous serez-là. Vous retournez à poudlard à la rentrée n'est-ce pas ? »

J'essayais de me convaincre qu'elle n'avait pas définitivement quitté le château. Je n'aurais certes pas été tout seul, mais sa présence me rassurait énormément et savoir qu'elle serait là, me rendrait plus serein pour la rentrée. Je pourrais faire comme tous les élèves et me préparer, aller chercher mes affaires sur le chemin de traverse et ne pas penser au fait que cette année serait encore difficile, non seulement parce les temps ne sont plus si sûrs, mais aussi parce que mon cas particulier m'empêcher un peu de faire tout ce que je souhaiterais. Quoi qu'on puisse en dire, je ne serais jamais un élève normal. A cette pensée, je n'ai pu m'empêcher de retirer ma main de la sienne. J'ai toujours eu l'impression que je n'avais pas le droit d'être aussi proche des gens, parce qu'à un moment donné, je sais que je pourrais toujours leur faire du mal et cette idée me terrorise.

***

Son père a été prévenu, bien sûr, c'est même la première chose que j'ai faite une fois certaine qu'il était hors de danger. Et je suppose qu'il ne vas pas tarder à nous rejoindre. Il n'empêche, j'aurais dû faire en sorte d'être là pour lui. Sa condition n'a pas changé cet été, et même si ça n'était pas volontaire, je l'ai abandonné à son sort, en quelque sorte.

« Ce n'est pas grave, j'aurais du être plus prudent. Je n'ai pas osé vous envoyer ma chouette, j'ai eu peur qu'elle se perde en route ou qu'elle ne vous trouve pas. Je crois que ça va aller … »

C'est faux. Je le sens bien, et je crois qu'il sait qu'il n'est pas si convainquant. Tout comme je pense comprendre qu'il a besoin d'y croire, alors je ne relève pas. Ca va aller, oui. Il finira par faire la paix avec ce qu'il est. A vrai dire, moi aussi, je veux y croire. Il ne méritait pas ça, c'est une certitude, et j'espère de tout coeur qu'il n'en souffrira pas toute sa vie.

« Enfin … je suppose que ça ira les fois prochaines. Je sais que vous serez-là. Vous retournez à poudlard à la rentrée n'est-ce pas ?
- Bien sûr. C'est là qu'est ma place. J'y serais sans doute restée si j'avais pu... Mais je n'aurais pas été ici, ça aurait été dommage. »

Est-ce que j'ai dit quelque chose de mal ? Il a retiré sa main, et j'ai l'impression qu'au lieu de se détendre, il remonte à nouveau en pression. C'est son souffle un peu plus saccadé qui m'alerte, et je me relève, me rapproche encore de ce lit où il est étendu.

« Tout va bien se passer Nathan. Pour l'instant, tu as besoin de repos. Et ton père va venir te chercher pour te ramener chez vous. Et je suis là jusqu'à ce qu'il arrive. »

Je me suis surprise à caresser doucement son front, un peu comme une mère pour son enfant, un instant seulement avant que je ne réalise que ce geste était sans doute déplacé et que je ne devienne écarlate.

« Je... Hum... »

J'ai laissé mes doigts reposer sur le bord du lit, après avoir passé une main nerveuse dans mes cheveux. Reprendre le fil, comme si je n'avais pas eu ce geste inconvenant, et mon rôle d'infirmière surtout.

« Tu as un encore un mois de vacances, tu vas pouvoir en profiter un peu maintenant que le plus dur est passé. Et puis je serai là à la rentrée. »

La pleine lune aura de nouveau lieu début septembre d'ailleurs. Oh mince...

« Si tu veux, on verra ensemble comment on peut s'arranger pour les premiers jours... Je ferai le nécessaire auprès de la Directrice. Ca ne tombe pas de la façon la plus idéale qui soit au niveau du calendrier, mais on va gérer ça, ne t'inquiète pas. »

Même si je ne sais pas encore tout à fait comment, je serais là, et tu auras les potions et toutes les dispositions nécessaires à ce que ça se passe bien. Ou en tout cas pas trop mal. Je t'en fais la promesse. Même si ça aussi, c'est peut-être un peu déplacé, non ?

***

Je me servais d'excuses pour me rassurer, pour la rassurer sans doute aussi, beaucoup que pour me rassurer d'ailleurs. Ça n'est pas près d'aller bien. Je vais devoir subir ça chaque pleine lune … le pire est sans doute que la prochaine est à la rentrée. Je me demande comment ça va se passer, évidement j'aurais la potion, mais … j'ai toujours un peu d' appréhension, beaucoup même parce que je ne sais jamais si je ne vais pas être dangereux quand même. Bien que jusqu'à présent tout s'est toujours bien passé. Il faut dire que mon père excelle dans le domaine des potions. Il m'a déjà préparer quelques potions en avances, ça ne se concerne sans doute pas longtemps, mais il m'en enverra d'autres. Il doit être dans le couloir, attendant que je me réveille, sans doute qu'il sait déjà que je suis réveillé, mais qu'il me laisse le temps de réagir et pour ça je ne le remercierais jamais assez. J'ai lancé un regard attendrissant à Médée. Je ne sais pas pourquoi elle tient tant à s'occuper de moi, peut-être parce que j'étais un cas à part.

Je n'ai presque pas envie de repartir, je devrais peut-être rester enfermé, mais ici je risque aussi de faire du mal aux gens, si jamais … ce n'est qu'une fois par moi, je devrais m'y faire, pourtant c'est trop récent, c'est la deuxième année, la deuxième année, mais ça me semble une éternité. Ma mère aurait sans doute su quoi faire … chaque fois que je pense à elle je me sens terriblement coupable. C'est de ma faute si elle est morte. Je tourne la tête pour ne pas que Médée voit une larme couler sur mon visage, je l'essuie rapidement ne voulant pas qu'elle me voit pleurer.

« La rentrée … ça fera un mois. »

Non en effet ça ne tombait pas au bon moment, comme toujours. Ça ne tombait jamais au bon moment et je suis déjà terrifié à l'idée de ce qui pourrait arriver. Si cette fois c'était moi qui tuait quelqu'un. Si tout ne fonctionnait pas comme prévu. La loi de Murphy pourrait très bien arrivée quand on y pense … rien ne se passe comme on l'avait prévu au début tout ce qui peut mal se passer va mal se passer … je ne sais pas pourquoi je suis si pessimiste, mais j'ai l'impression que tout ça n'est qu'une farce.

« Vous croyez que ça va aller? Vous êtes optimiste dis-donc, mais tant que personne ne cherche à m'avoir dans son camp ça devrait me rassurer.»

Évidement que j'étais inquiet de savoir que les mangemorts sont de plus en plus nombreux, par le passé leur équipes se constituait aussi de loup-garou, mais jamais je ne serais des leurs.

***

Il est perturbé, je le vois bien. On le serait à moins. Deux ans depuis la morsure, c'est beaucoup trop tôt, je suppose, pour se faire complètement à cette nouvelle vie. Particulièrement vu les circonstances le concernant. Je crois que je pourrais jamais vraiment imaginer ce que l'on peut ressentir. Je peux juste voir sa tristesse, la ressentir, même, par empathie. Et puis même s'il tente de la cacher, cette larme ne m'échappe pas non plus.

« La rentrée… ça fera un mois.
- Oui... Mais nous serons là... Je serai là... »

Ce qui est vrai. Même si je ne peux évidemment pas tout contrôler. Et évidemment, ça m'effraie. Mais ce n'est pas comme si on avait vraiment possibilité de faire autrement. C'est ainsi, on doit faire avec. Et tout ce que je peux faire pour faciliter les choses, tout ce qui est en mon pouvoir, je le ferai... Même si ce qui est en mon pouvoir reste limité. Alors oui, j'essaie de le rassurer, même si je n'ai aucune certitude quant à ma crédibilité dans l'histoire.

« Vous croyez que ça va aller ? Vous êtes optimiste dis-donc, mais tant que personne ne cherche à m'avoir dans son camp ça devrait me rassurer.
- Je ne suis pas sûre que l'optimisme soit ma principale qualité. Mais on fera tout pour que ce soit le cas, oui. »

Pour que ça aille, et oui, c'est une promesse. Je ne devrais peut-être pas en faire de telles, que je ne suis pas sûre de pouvoir tenir, mais... C'est trop tard, et puis au final, tout faire pour que tout se passe bien, je sais que je m'y tiendrai. Je ne sais simplement pas si ce sera vraiment efficace.

« Et pour ça aussi, on fera tout ce qui est en notre pouvoir. Peu de personnes savent, au final, il n'y a pas de raison pour que ça change... »

Pour l'instant, certes. Je ne peux pas m'empêcher de penser ces mots, et oui, l'idée qu'on puisse l'utiliser m'effraie, pas seulement parce qu'un Loup-Garou s'avérerait être une arme très dangereuse, mais aussi, et surtout, pour lui. Parce qu'il ne mérite pas ça, et parce que je ne doute pas qu'ils seraient prêt à lui faire du mal, ou à menacer ses proches pour obtenir ce qu'ils souhaitent. Et ça, oui, ça me terrifie. Rien que d'imaginer ce qu'il pourrait subir, ce qu'on pourrait le contraindre à faire, je sens que je me mets légèrement à trembler, et je prie intérieurement pour que ça n'arrive jamais.

***

Je m'inquiétais pour la rentrée, parce que ça serait la pleine lune et qu'il faudrait que je me cache encore et toujours et j'en ai déjà marre de me planquer pour ça. J'aurais presque envie de le crier que je suis loup-garou, mais ça ferait mauvais genre. Ils ne sont pas encore bien acceptés par la population moldu avec tout ce qu'on a pu raconter à leur sujet. Même moi je croyais à ses histoires et je me rendais compte que j'avais été naïf de croire ce qu'on me racontait. Je comprenais que certains soient méfiant envers les sorciers et qu'ils aient choisi le mal qui leur offrait plus de possibilité, qui les acceptait en quelque sorte, même si ce n'était qu'une apparence.

J'étais sceptique quand au fait que tout allait bien se passer, tôt ou tard quelqu'un découvrira mon secret et je serais dans un sacrée merde. Je me demande pourquoi je ne le dis pas tout de suite tout haut. Hey salut tout le monde, vous avez un loup-garou parmi vos camarades de classe et c'est moi. La bonne ambiance pour la rentrée, non je ne pouvais pas faire ça. Je n'ai pas envie que tout le monde soit au courant, pas Juliet, pas Cherryl c'est trop dangereux pour elles. Je les mettrais tous en danger si je le disais.

« Vous croyez qu'ils continueront à ne rien voir vraiment? Ils finiront par s'en rendre compte, j'ai déjà quelques amis qui doivent se demander ce qui s'est passé pour que je sois si distant, si différent. Comment je peux faire pour redevenir comme avant, j'ai l'impression que c'est impossible, que j'ai disparus derrière le monstre.»

C'est bien ça qui me fait peur, de ne plus savoir comment je m'appelle, de ne plus savoir si je suis un homme ou une bête, ce n'est qu'une fois par mois, mais c'est assez pour me faire tellement douter de moi et je tremble à l'idée qu'un jour la bête s'installe définitivement. Je sais très bien que j'ai la capacité de la combattre, que je peux résister et qu'avec la potion tue loup je serais inoffensif, mais l'idée de devenir autre chose me terrifie. Cet été à la maison c'était simple de me transformer, j'étais sous un dôme magique et je n'aurais pas pu faire de mal à qui que se soit, la potion avait bien marché, si à la rentrée ça dérapait je serais fichu et je mettrais en danger mes camarades. Peut-être que je ne devrais pas y retourner.

« Vous croyez que je dois y retourner, peut-être que je pourrais rester ici et éviter de mettre mes camarades en danger en ma présence. Vous pourriez rester vous aussi.»

Je ne sais pas pourquoi je lui ai soumis cette idée, qu'elle reste ici avec moi me semble rassurant et je crois que c'est parce que j'aime quand elle s'occupe de moi. Elle est toujours si douce et si agréable dans tout ces gestes, parfois elle me rappelle ma mère. Ma mère était douce et toujours à l'écoute. Elle n'avait pas peur de moi et c'est peut-être pour ça qu'elle est morte, parce qu'elle ne se méfiait pas de moi. La chose la tué, je l'ai tué et j'aurais son sang sur les mains aussi longtemps que je vivrais. Finalement ce n'est peut-être pas une si bonne idée de garder Médée auprès de moi. Il pourrait lui arriver la même chose.

« Il vaut peut-être mieux que vous ne vous occupiez plus de moi. Je pourrais vous blesser … Je crois que je ne le supporterais pas.»

J'ai baissé la tête un peu honteux de lui faire espérer puis de la renvoyer à nouveau. Je ne sais pas ce qu'il me prend. Elle me plaît évidement, mais c'est l'infirmière de Poudlard, je suis étudiant et je suis un loup-garou, elle n'a pas à m'avoir pour fardeau, elle mérite mieux que ça.

***

Il est inquiet, c'est palpable. Il doute aussi de ce que je dis, quand je tente de le rassurer. Je voudrais tellement parvenir à faire en sorte qu'il aborde cette nouvelle année de façon plus sereine. Je me doute bien qu'un tel secret, et tout ce qu'il implique en soi, doivent peser lourd sur ses jeunes épaules et s'il était en mon pouvoir d'effacer la morsure et de lui rendre sa nature sorcière ordinaire, je crois que je n'hésiterais pas une seconde. Mais ça n'est pas en mon pouvoir, et il va nous falloir faire avec. Nous ? Je ne réalise pas encore que mes pensées ne s'arrêtent pas vraiment à e qu'elles devraient être de la part d'un membre du corps encadrant d'une école. Je sais juste que je suis sincère quand je lui affirme que je serai là, parce que c'est effectivement le cas. Je n'ai aucunement l'intention de faillir à ma tâche, quels que soient les risques encourus, dus à sa nouvelle nature.

« Vous croyez qu'ils continueront à ne rien voir vraiment ? Ils finiront par s'en rendre compte, j'ai déjà quelques amis qui doivent se demander ce qui s'est passé pour que je sois si distant, si différent. Comment je peux faire pour redevenir comme avant, j'ai l'impression que c'est impossible, que j'ai disparu derrière le monstre.
- Redevenir comme avant, je crains que ce ne soit effectivement très difficile. Mais tu n'as pas disparu derrière le Loup, Nathan, tu es toujours là, je peux te l'assurer. »

Moi je te vois, toi. Pas le Loup, pas le Monstre, comme tu dis, certainement pas ça. Le Loup fait partie de toi à présent, je vais pas le souligner, c'est sans doute trop tôt encore, mais c'est une réalité. Tu n'en es pas devenu un Monstre pour autant, assurément pas. Et les inquiétudes qui te rongent à ce sujet en sont sans doute la plus belle preuve.

« Vous croyez que je dois y retourner, peut-être que je pourrais rester ici et éviter de mettre mes camarades en danger en ma présence. Vous pourriez rester vous aussi.
- Tu as tes études à finir, Nathan, et toute la vie devant toi. Ce n'est sans doute pas ce que tu imaginais, il y a peu de temps encore, mais ça ne veut pas dire que tu dois vivre reclus à présent. »

Je ne sais pas ce à quoi il pense, mais je crois que je peux presque voir la lutte intérieure à laquelle il se livre à cet instant.

« Il vaut peut-être mieux que vous ne vous occupiez plus de moi. Je pourrais vous blesser… Je crois que je ne le supporterais pas.
- Ca n'est pas forcé d'arriver, tu sais. Je serai là pour m'assurer que tu aies la potion à temps, qui plus est. Il n'y a pas de raison pour que ça se passe mal. »

J'ai le sentiment de ne pas trop l'aider, en réalité. Mais je ne veux pas lui dire n'importe quoi non plus. On sait tous les deux que le risque zéro n'existe pas, et je ne doute pas un instant que ce soit très difficile à accepter. Je refuse de céder à la facilité de ces phrases toutes faites qu'on sort dans ces cas-là. "Il ne m'arrivera rien, je te le promets". Non, je ne peux pas promettre ça. Ne serait-ce que parce qu'il peut m'arriver tout un tas de choses, et pas forcément liées à lui. Mais il faut croire que mon corps ne résiste pas si mal, si je suis encore là, n'est-ce pas ?

« Je serai là. Et même si je ne peux pas dire que j'aie déjà été confrontée à un Loup, je sais tout de même me défendre, tu sais. Et encaisser, un minimum, aussi... »

Là, c'est moi qui suis mal à l'aise, à vrai dire. C'est la vérité, en réalité, mais je crois que c'est la première fois que je prononce ces mots. Et je n'ai certainement pas envie d'étaler ce qu'il s'est passé. Certainement pas là, alors que je suis censée le rassurer lui.


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