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 Halloween ♥ jeu. 31.10.2069 - Infirmerie

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MessageSujet: Halloween ♥ jeu. 31.10.2069 - Infirmerie   Sam 21 Mar 2015 - 17:24

Halloween,un grand bal avait été annoncé. Un bal pour faire oublier se début d'année catastrophique. Meurtre ou suicide à vrai dire personne ne sait et qui s'en soucie vraiment?Ce soir C'est le moment de faire la fête. La grande salle à été entièrement décorée et la soirée fût belle. Il est tard et vous remontez dans votre nouvelle salle commune.

***

Je n'aimais pas particulièrement cette fête d'Halloween. Fêter le solstice d'hiver était une coutume wiccane à la base, mais avec l'évolution du monde des sorciers influencé par la modernité de l'univers moldu, nous avions quelque peu perdu la vraie notion de cette nuit où l'on racontait que le voile entre le monde des vivants et celui des morts se faisait plus fin que jamais. On avait un peu abordé la notion en cours d'histoire de la magie il y a quelques années, mais notre enseignant n'était pas allé très loin dans son explication prétextant que nous allions abordé le sujet en profondeur plus tard dans notre cursus scolaire. Ce qui, jusqu'à maintenant, n'était pas encore le cas. Faut croire que soit il se trompait, soit il n'aimait tout simplement pas ce domaine d'étude.

Les soirées d'Halloween à Poudalrd avait toujours été amusantes. Enfin, jusqu'en cinquième année où tout avait commencé à tourner à la galère. Même l'air que l'on respirait sentait les ennuis... Cette année, j'avais pensé qu'ils allaient tout simplement laisser tomber les célébrations, mais j'eue tord puisque vers dix-neufs heures tout les étudiants convergèrent vers la grande salle affublés de costumes parfois originaux, parfois assomants. Pour ma part, j'avais opté pour une simple cape courte dans le ton de vert forêt, d'un pantalon noir, de botte et de manche en cuire de dragon. La capuche remonté sur ma tête, elle recouvrait partiellement mon visage. J'avais laissé une étudiante de quatrième le soins de me maquiller à sa guise. Elle avait choisis de me donner l'apparence d'un squelette, ce qui n'était pas pour me déplaire. J'avais également déniché un viel arc et un carquois plein de vieilles flèches. Un déguisement banal, mais qui ferait l'affaire. De toute manière, je n'étais pas un grand fanatique des soirées costumées.

J'avais passé la majeure partie de la soirée dans mon coin, refusant catégoriquement de danser. J'étais pris de vertiges depuis le réveil, donc en dehors du fait que j'allais marcher sur les pieds de toutes mes partenaire, il n 'en sortirait absolument rien de bon à me voir me trémousser comme un idiot. De toute manière. ce n'était qu'une manière comme une autre d'éviter une activité que je détestais. Un compagnon de classe me tint compagnie toute la soirée. Il était de bonne compagnie, et un franc parleur avec un humour à en faire sortir de sa tombe mon arrière grand-mère pour qu'elle meurt de nouveau de rire avant d'y retourner. Je passai donc une excellente soirée à m'amuser et me goinfrer de friandises à un tel point que vers la fin de la soirée, très tard alors que de nombreux élèves avaient déjà regagner leur salle commune, je m'excusai à mon ami avant de le quitter à mon tour. L'infirmerie serait ma prochaine destination. J'avais certainement un peu trop abusé des bonnes choses.

À tout moment, mon estomac menaçait de tout renvoyer. Je marchais assez lentement, le teint certainement livide derrière la couche de maquillage qui couvrait mon visage. Par chance, j'atteignis le premier étage assez rapidement. Plus que quelques minutes et j'allais enfin pouvoir me laisser aller à tout vomir. Je n'aurais alors pas à m'inquiéter d'avoir l'air idiot en souillant le milieu d'un couloir...

***

Halloween avait toujours été une fête que j'adorais depuis ma plus tendre enfance. Cette fête prenait bien évidemment beaucoup plus d'importance pour les sorciers que pour de simple Moldues. C'était l'occasion de nous rappeler les histoires de nos ancêtre et surtout de nous faire de belles frayeurs. Je me souvenais que petite, quand je célébrais cet événement au manoir Holmes, Grand-mère me faisait m'asseoir sur ses genoux et je l'écoutais me raconter les contes populaires sorciers. Mon attention était entièrement sienne durant ces longues soirées qui devinrent peu à peu une tradition. Cependant, mon entrée à Poudlard avait bien entendue définitivement mit un terme à ces moments de complicités, ce que je trouvais bien regrettable. À Poudlard aussi Halloween n'était pas oublié. Tous les ans, la directrice ainsi que le corps enseignant organisaient quelque chose. Cette année il nous avait été récemment annoncé qu'un bal se déroulerait au château en cette occasion. Inutile de préciser que cette idée ravissait pas mal de monde. Surtout que c'était l'occasion d'oublier le temps d'une soirée le présumé meurtre du professeur Newell. Je trouvais cela particulièrement ironique car, après tout, la fête que nous célébrions était dédié aux morts.

Enfin, le grand soir arriva, bien plus vite que je ne l'aurais cru et je ne savais absolument pas comment j'allais me vêtir. J'étais dans la Tour des Serdaigle, mon dortoir plus exactement, devant mon lit où j'avais étalée plusieurs robes de soirée étant prise d'un dilemme monstrueux. En effet, je ne savais pas vraiment laquelle choisir. Dans ces moments-là Shé était habituellement là pour me conseiller mais, ce n'était plus le cas. Ma meilleure amie avait quittée Poudlard quelques jours plus tôt laissant un grand vide autour d'elle. Elle m'avait appris le décès de sa mère et le besoin qu'elle ressentait de quitter l'établissement pour se retrouver, supporter la douleur qui l'avait brisé. J'avais tenté de la retenir, de la consoler mais, je n'avais pu que me résigner au final car, au fond de moi je savais que s'éloigner était mieux pour elle. Pourtant, je me sentais terriblement seule depuis que ma caractérielle de Duchesse préférée n'était plus près de moi.

Mon humeur devint subitement moins légère et je pris sur moi pour ne pas fondre en larmes. Je soupirai pour évacuer un peu ma peine avant de porter mon choix sur ma robe bleue nuit que je n'avais jamais portée jusqu'alors. Je l'enfilai tranquillement tandis que mes autres camarades se prépareraient elles aussi. Ensuite, je me maquillai devant le miroir, un peu de mascara pour allonger mes cils épais et un léger rouge à lèvres peu prononcé mais élégant. Je me servis d'une formule de La Gazette du Sorcier pour onduler mes cheveux puis les coiffa de sorte à ce qu'il repose sur mon épaule. J'optais plutôt pour des petits escarpins bleu vernis, de toute façon je savais qu'il serait difficilement visible à cause de ma longue robe. J'étais satisfaite du résultat et certaines de mes camarades de dortoirs me complimentèrent.

La soirée se déroula sans problème, personne n'était mort. Un exploit en soi. J'avais même réussi pendant quelques heures à ne pas penser à She. La bonne humeur était de mise. Je discutais avec mes amis, je dansais aussi. Ma première danse fut réservée à Tobias. Il ne m'avait pas vraiment laissée le choix mais, je me devais reconnaître que nous nous étions bien amusé et j'avais pu en apprendre un peu plus sur mon blondinet de fiancé. Néanmoins, alors qu'il me parlait, c'était Clark qui occupait mon esprit et j'en étais bien affecté. Au bout d'un certain temps je me résolus à quitter la grande salle. J'étais fatiguée et Clark n'était pas présent ce qui me déçut vraiment. J'aurais aimé qu'il puisse me voir dans ma tenue de soirée. Danser avec lui et faire tout ce que j'avais faits avec Tobias...

Je m'excusais auprès du Griffondor avant de me diriger vers la sortie, j'y croisais aussi Juliette qui semblait bien s'amuser. Je souriais à ma petite soeur. Elle était tellement mignonne dans sa robe rose pâle. Je fis mine de lui envoyer un baiser avec ma main puis regagna le premier étage un peu fatigué. Dans les couloirs plutôt silencieux par une telle soirée je croisais Adam, l'un de mes amis les plus proches. Il s'était tenu à l'écart durant toute la soirée ce qui ne m'avait pas surprise, je connaissais le caractère du Serpentard. Cependant je compris rapidement qu'il n'était pas dans son assiette. Je m'approchai rapidement dans un froissement de tissu et déposai ma main sur son épaule légèrement inquiète " Adam, tu vas bien? Si tu veux je peux t'accompagner à l'infirmerie " Je ne savais pas ce qu'il allait répondre mais, il lui arrivait de temps en temps de se sentir mal subitement et dans ces moments-là le Norgarstein m'envoyait souvent bouler. Je ne l'abandonnais pas pour autant, il le savait, que je pouvais me montrer aussi têtue que lui...

***

Halloween, j'ai toujours bien aimé cette fête, mais cette année ça sonnait comme une farce, pourtant je n'avais pas tant l'intention de la louper. Je me suis décidé à y participer. Il faut que je reprenne un peu ma vie en main, même si la peur me tient toujours les tripes. Par chance la pleine lune du début d'année c'est passée tranquillement, ça serait bientôt la seconde, mais j'avais envie de m'amuser ce soir. Il y avait longtemps que je n'avais pas passé un peu de temps avec mes camarades, longtemps que je n'avais pas été un adolescent normal. Être un loup-garou me complique un peu la vie, mais ce n'est pas pour autant que je dois laisser mes amis derrière et c'est pourtant ce que j'avais fait avec Cherryl.

Je m'étais déguisé en vampire … ouai c'est ironique évidement, un loup-garou déguisé en vampire, je trouvais ça plutôt amusant et j'aurais presque préférer qu'on me transforme en vampire plutôt qu'en loup, ça aurait eu plus de gueule sans doute. J'ai des lentilles rouges et des fausses dents, ça a fait son petit effet, j'ai même eu l'impression que les autres trouvaient ça bien. J'ai bourré mes poches de friandises avant la fin de la soirée avec l'intention d'aller en donner à Médée après tout ce qu'elle a fait pour moi, je peux bien lui apporter des petites douceurs. Elle doit sûrement être occupée, mais peu importe, je trouverais une excuse pour lui parler, j'ai confiance.

Je marche dans le couloir du premier étage et je ne suis pas seul, deux personnes semblent se diriger vers l'infirmerie. Je reconnais Cherryl et un garçon de son âge que je ne connais pas vraiment. Ça fait des semaines que je n'ai pas parlé à Cherryl et j'aurais pourtant voulu, au moins lui expliquer pourquoi je ne lui ai jamais donnés de nouvelle … on est sorti ensemble avant la mort de ma mère, avant que je ne devienne un monstre. Tout ça me semble loin, trop loin sans doute.

« Hey Cherryl attendez-moi.»

Je les ai rejoins, ne m'attendant pas forcément à ce qu'elle m' accueil à bras ouvert, mais peu importe si je pouvais les aider, je le ferais, j'ai toujours aider les gens, pourquoi ça serait différent maintenant ?

« Ton ami à pas l'air d'aller bien? Ça va aller ? »

C'est à lui que s'adresse ma dernière question, question un peu débile au passage, mais il faut bien commencé par quelque chose. Autant qu'on soit deux pour l'aider si jamais il se sent plus mal encore.

« Chouette le maquillage.

Je n'ai pu m'empêcher de lui faire cette remarque, l'ami de Cherryl dont j'ignore encore le nom à du faire sensation aussi quand à Cherryl, tous les garçons ont sans doute du l'apercevoir.

***

Je suis pas vraiment une grande fan d'Halloween. Mais ça se saurait si je supportais très bien les histoires à faire peur et le fait juste de s'amuser à se faire peur. J'ai jamais trop bien compris, d'ailleurs, ce qu'il y avait d'amusant à ça. Comme si on avait pas déjà assez d'événements terrifiants dans la vie de tous les jours... Particulièrement ces derniers temps. Et puis c'est pas comme s'il en fallait beaucoup pour me faire peur, je passe mon temps à être terrorisé pour tout et rien à la fois. C'est sans doute assez pitoyable d'ailleurs, j'entends presque mon père répéter sur un ton bon enfant "allons, une grande fille comme toi". De même que Maman n'avait de cesse de seriner que la peur n'effaçait pas le danger, ce que je n'avais jamais trouvé très rassurant par ailleurs. En quoi ça l'était d'ailleurs ? Ca veut dire que le danger est là, de toute façon, non ? Alors oui, j'ai peur quand même, oui, particulièrement parce que je sais qu'il peut se passer n'importe quoi. Et parce que je sais ce que c'est que de souffrir, aussi.

Est-ce que c'est ce qui fait que je me suis toujours plus intéressée aux soins qu'autre chose ? Peut-être, j'en sais trop rien à vrai dire. Mais atténuer la souffrance des gens, ça m'a toujours semblé naturel. Et louable, en plus, si bien que je m'y efforce au maximum. C'est peut-être la seule chose pour laquelle je sois à peu près douée, alors... Ah ! J'entends déjà certaines personnes dans mon entourage m'affirmer que c'est faux, mais... Moi je n'y crois pas trop. J'essaie déjà de faire correctement mon travail, c'est pas si mal, non ?

Et mon travail, ici, à Poudlard, ça comprend aussi faire partie du personnel encadrant, et donc participer un minimum aux événements organisés par l'établissement. Alors tant pis si Halloween n'est pas vraiment ma fête préférée, je me retrouve quand même dans la Grande Salle un moment, à faire acte de présence, surtout. Comme à chaque fois, je fais moi-même mon 'costume' si on peut appeler ça comme ça. J'ai acheté de la dentelle, différents types de dentelle et de tulle, même, et j'ai passé des heures et des heures, des journées, sans doute même au final, à coudre, et je suis pas trop mécontente du résultat. Cette tenue qui ressemble un peu à un long tutu de ballerine me plaît et je me suis procuré des chaussons de danse, de vraies pointes, en fait, même si je me mettrai jamais sur les pointes parce que j'en suis parfaitement incapable. Un joli laçage le long du mollet, quelques peignes tout autant agrémentés de dentelle que les mitaines en résille blanche à mes mains dans mes boucles brunes et j'ai un peu forcé sur le maquillage pour me donner un teint blafard de danseuse fantôme. Mais il m'a fallu de longues dizaines de minutes avant de me décider à sortir de mes appartements, et si j'avais pas promis à Charlie que je le rejoindrais dans la Grande Salle, sans doute que je n'y aurais pas mis les pieds.

Je suis pas restée longtemps, cela dit. Une danse avec mon collègue, chose promise, chose due, un verre de jus de citrouille et quelques sourires aux élèves que j'ai l'habitude de soigner et à mes autres collègues et... je suis repartie à l'infirmerie, prétextant qu'il valait mieux que quelqu'un soit disponible "au cas où". Et peut-être que j'ai été bien inspirée finalement, parce qu'il ne faut pas très longtemps pour que trois personnes passent le seuil de la porte. Trois élèves, dont un que je connais plutôt bien, et pour cause. Et au vu de la façon dont ils avancent, tous les trois, je dirais que celui au maquillage de squelette n'est pas vraiment très en forme.

« Bonsoir tous les trois », commencé-je en m'approchant alors d'eux avec le sourire, et en me dirigeant plus précisément vers celui qui semble mal en point.

Je ne crois pas avoir beaucoup eu l'occasion de le voir ici, en général, je n'oublie pas trop me patients, mais je ne suis pas infaillible pour autant. Et puis il a pu être en contact avec Charlie, aussi. En tout état de cause, son nom ne me revient pas en tête.

« Ca n'a pas l'air d'aller très fort, viens... »

Et tout en douceur, parce que c'est clairement dans ma nature, je le guide vers un des lits disponibles, histoire qu'il s'étende un peu, le temps pour moi de faire le point sur ses symptômes et donc de trouver le remède qui lui conviendra. J'ose cependant à peine croiser le regard de Nathan, de peur de trahir le secret qu'on partage. N'empêche que l'ironie de son costume ne m'échappe pas, pas plus que la magnifique robe de la brune qui les accompagne. Mais ce serait sans doute déplacé que je commente l'un comme l'autre, alors je garde le silence et m'adresse plutôt à mon malade.

« Est-ce que tu peux me décrire ce que tu ressens, comment tu te sens ? »

Pas bien, ça, j'en ai bien conscience. Mais je vais avoir besoin de précisions si je veux pouvoir te soigner.

***

Accosté contre le mur au haut de l'escalier, je reprenais difficilement mon souffle. Avec l'envie de vomir omniprésente, j'avais trouvé plutôt éprouvant mon périple dans l'escalier. Ça allait bien m'apprendre à ne pas faire d'indigestion aux friandises à l'avenir. Malgré que... Je ne retenais pas grand chose puisque j'avais fait exactement la même bêtise l'année précédente, et celle d'avant également. C'était sans parler de toutes les précédentes remontant jusqu'à ma première année. Lorsque j'étais enfant, je n'avais pas le droit de consommer toute la nourriture qui me plaisait. Ma mère disait sans cesse que pour être en forme, il fallait manger des aliments sains et se restreindre de tout ce qui était sucre raffiné et nourriture trop grasse. Ça ne m'avait jamais posé le moindre problème avant mon entrée à Poudlard puisque je n'avais jamais consommé de tels aliments. Ce que l'on ne connait pas ne peut pas nous manquer. Par contre, leur découverte fut assez « magique » à mes yeux. Vous comprenez mieux la nature de ces orgies alimentaires occasionnelles...

Je fus rapidement rejoint par Cherryl qui me proposa de m'accompagner à l'infirmerie. À peine avions nous parcouru le quart du chemin qu'une personne pas trop désirée fit son apparition ; Nathan. Je n'avais pas grand chose contre lui, c'était un gars plutôt sympa, mais ça tête ne me revenait pas depuis qu'il avait agit comme un con envers ma meilleure amie. Je sentis rapidement le malaise entre les deux jeunes gens. Nathan fit allusion à mon état de santé, ce qui me hérissa les rares poils du dos.

« Super Sherlock, tu veux une médaille pour l'observation ? », lui lançais-je d'un ton acerbe avant de reprendre la direction de l'infirmerie à pas lents. Je n'étais pas d'une nature froide, mais j'étais assez protecteur avers les gens que j'aimais. J'avais vu la douleur dans les yeux de Cherryl de nombreuses semaines durant alors que monsieur ne donnait aucun signe de vie. Assez brutal comme manière de mettre un terme à une relation ; disparaître de la circulation.

Nous finîmes par émerger dans l'infirmerie. L'infirmière, que je ne connaissais pas vraiment puisque toutes mes visites avaient toujours lieux avec son collègue, s'approcha de nous. Elle me dirigea vers un lit où elle m'intima à prendre place. À peine eu-je le temps de m'asseoir que je sentis de nouveau un haut le coeur. Elle me demanda de lui décrire mes symptômes. Ils n'étaient pas nombreux, mais dès que j'ouvris la bouche pour lui répondre, le principal trouva le moyen de se manifester. Je baissai juste à temps la tête pour renvoyer le contenu entier de mon estomac, ou du moins une partie, sur le sol où mes pieds avaient été quelques instants plus tôt.

Je restai un moment immobile, cherchant à reprendre un peu mon souffle. J'aurais bien pris un verre d'eau pour me rincer la bouche. Je détestais vomir. J'en avais tellement fait l'expérience avec les traitements et tous leurs effets secondaires par le passer. On aurait put croire qu'on finissait pas s'y faire, mais qui s'habituerait à la brûlure de l'acide gastrique dans la trachée ? C'est assez horrible qu'on ne s'y fait jamais ! Je m'essuyai la bouche du revers de ma manche, ce qui n'eut pas le moindre effet sur mon maquillage puisqu'il avait été réalisé en partie par la magie. Toutefois, je laissai une odeur âcre de vomissures sur ma manche. J'allais devoir m'empresser de changer de chandail une fois dans la salle commune.

Relevant la tête, je lançai d'un ton ironique : « J'ai comme l'impression que le problème est sorti... » Moi et mes blagues sans goûts... Au moins, je me sentais relativement mieux.

***

Mon intuition avait été la bonne. Adam ne se sentait pas bien du tout. J'avais posée ma main sur son front et il ne semblait pas avoir de fièvre. Ce qui était d'autant plus inquiétant. Mon meilleur ami avait été de santé fragile depuis aussi longtemps que je pouvais m'en souvenir. Ce fut ensemble que nous commençâmes à nous diriger vers l'infirmerie. Ce fut aussi ce moment précis que choisit une voix qui m'était familière pour nous interpeller. Je me crispais et une légère grimace déforma mon visage un instant. Nous nous retournâmes sur Nathan qui s'interrogeait sur l'état de mon ami. Il le complimenta aussi sur son maquillage et me proposa de l'aide pour le soutenir durant le court chemin Adam ne semblait pas plus enchanté que moi face à cette alternative. Il se montrait dalleurs très distant à son égard et je me doutais que cela me concernait . C'était l'un de ses côtés que j'adorais. Je savais que même si le Serpentard prenait souvent un malin plaisir à m'envoyer balader quand l'humeur lui en prenait, il tenait à moi. C'était pour cela qu'il se montrait un tantinet désagréable envers le Feuxphénix qui m'avait fait souffrir par le passé. J'étais touchée par sa réaction, je savais qu'Adam ne voulait que me protéger mais, au fond de moi je savais très bien que Nathan ne méritait pas un tel traitement. Même si je lui en voulais encore de m'avoir largué comme une vieille chaussette sale.
Nathan et moi n'entretenions plus de très bons rapports, c'était surement autant de ma faute que de la sienne car, je passais le majeur partis de mon temps à l'éviter. Je me languissais de ses explications mais, après tout, je ne lui avais pas vraiment laissé l'occasion de m'en fournir. Je devais songer à m'expliquer avec lui. Clairement, mettre les choses à plat sinon, je ne pourrais jamais réellement tourner la page.

Adam continua son chemin sans nous attendre nous laissant le choix de le suivre ou non, ce que nous fîmes Nathan et moi. Je ne lui avais pas encore décrochée un mot et je regardais fixement devant moi en me maudissant de ne pas être resté tranquillement dans mon dortoir ce soir mais. D'un côté c'était un mal pour un bien. Adam ne s'était pas retrouvé tout seul.
Nous arrivâmes devant l'infirmerie mais, elle semblait vide. L'infirmière devait se trouver dans la grande salle et je ne savais pas trop quoi faire. Je décidai d'aller la chercher quand elle arriva dans son très charmant déguisement. Sa robe était très jolie et son teint me faisait un peu penser à celui d'Helena le fantôme de laTour des Serdaigle. Je lui souris gentiment quand elle s'enquit de notre venue et qu'elle prit en charge Adam, ce qui me rassura. Nous entrâmes tous les quatre dans l'infirmerie et je refermais la porte dernière nous. Je m'assis sur un lit inoccupé pendant que Mademoiselle Médée tenta de déterminer la nature des maux de mon Serpendard adoré.

J'en profitais pour regarder un peu plus l'infirmière que je n'avais croisée qu'à de très rares occasions. Elle était jolie et plutôt douce. Je supposais qu'elle devait faire l'unanimité auprès des filles comme des garçons de Poudlard. Je regardai aussi Nathan qui se trouvait près de la porte et me demanda si mon ex petit ami avait eu une autre copine depuis que nous étions séparés. Ce n'était pas mon cas mais, après tout c'était lui qui avait décidé de mettre un terme à notre relation, ce que je ne regrettais pas plus que cela finalement.

Je fus interrompu dans mes réflexions par le spectacle d'Adam qui vomissait tout ce qu'il avait ingurgité dans la journée. Il se mit à blaguer sur le sujet ce qui signifiait qu'il allait mieux, je souris un peu avant de déclarer, amusée "Je vous préviens, ce n'est pas moi qui nettoie" Ensuite je laissai échapper un petit rire en me disant que peut-être la soirée ne s'achèverait pas sur une fausse note.

***

Je n'ai pas reconnu Adam tout de suite, seulement à sa remarque sarcastique envers moi. Il a tendance à l'être depuis quelques temps et je me demande si tout ça n'a pas un rapport avec le fait que j'ai quitté Cherryl il a quelque temps,en fait après ma transformation et ça n'a pas été simple à lui dire, mais je ne pouvais pas rester avec elle sachant ce que j'étais.

« Adam! Je ne t'avais pas reconnu, toujours aussi sympathique … je ferais peut-être mieux de te laisser là finalement.»

On était déjà arrivé mais peu importe s'il est désagréable avec moi je peux l'être aussi avec lui. Je crois que je n'ai pas besoin de demander ce qu'il me reproche je le sais au fond. Cherryl n'a rien dit et je m'y attendais aussi, elle devait me haïr à présent. Je ne m'inquiète pourtant pas pour elle, c'est une battante et je sais qu'elle surmontera ça. J'ai tourné la page en ce qui me concerne, ça ne veut pas dire que je ne l'ai pas aimé bien sûr que non, je l'ai aimé, mais avec le temps tout ça est devenu anodin et à présent je crois que je suis amoureux de quelqu'un d'autre et c'est justement cette autre personne que l'on va voir.
Lorsqu'on arrive à l'infirmerie j'aurais aimé que Médée me voit en compagnie d'autres personnes, peut-être un peu plus cool, je sais bien que ce n'est pas sympathique à dire, mais de toute façon je suis avec eux et je ne les laisserais pas tout seul avec leur problèmes. Adam s'est installé sur un des lits et Médée s'est approchée de lui. Qu'il n'en profite pas trop pour la regarder de trop près, parce que je risque de me vendre et de faire comprendre ce que je ressens pour elle. Je crois le bras et attends le verdict qui ne tarde pas à arriver. Je fais une grimace lorsqu'il vomit et souris lorsque Cherryl sort qu'elle ne nettoiera pas ça.

« Moi non plus, même si c'est tellement simple avec un récurvite. Eh bien voilà la prochaine fois tu évitera de manger trop de friandises.»

Je disais ça sur le ton de la plaisanterie, mais quelque chose me disait qu'il le prendrait mal.


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