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 Ariel

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MessageSujet: Ariel   Jeu 7 Avr 2016 - 16:07











ONDINE A. MORGAN


« Wish I could be part of your world »


Hello mes lapins d'amour ! Mon nom à moi, c'est Ondine Ariel Morgan ! Je suis né(e) un des derniers soirs de l'été, au coucher du soleil à Atlantica. D'apparence, on me donne dans les 21 ans, mais je suis beaucoup plus âgé(e) qu'il n'y paraît. Le temps est différent dans le monde imaginaire des contes. Un petit secret pour la route ; je suis hétérosexuelle et présentement célibataire. Je descends du célèbre Conte ; La Petite Sirène, et je suis Ariel. On me dit souvent que je ressemble à Emma Stone mais en beaucoup plus sexy. Je fais partie du groupe des Heroes.


Personnalité...
A comme Aventures
J'ai toujours aimé m'en raconter, autant que partir en vivre. Que ce soit au fond de l'océan - au grand dam de Polochon et Sébastien... - ou sur Terre. Des histoires de sorcières, de monstre assoiffé de sang à nos trousses, de héros sauvant sa belle de leurs griffes aussi, qui se forme dans les méandres de mon esprit. Mais je n'en suis pas forcément restée à ces rêveries, et c'est ce qui m'a amenée sur Terre, à l'origine, après tout. L'excitation que l'adrénaline qui coule dans nos veines procure, n'est-ce pas grisant ?

B comme Babioles
Il y en a toujours eu partout auprès de moi, sous l'eau comme aujourd'hui sur Terre. On dit que je collectionne tout et n'importe quoi et c'est un peu vrai. Je peux passer des heures dans la boutique de Mr Gold, juste pour m'émerveiller de tout ce dont elle regorge et rêver à des histoires farfelues concernant chaque objet. Et parfois, j'en achète quelques-uns, quand mes moyens me le permettent.

C comme Curiosité
C'est un fait, je suis une incorrigible petite curieuse. Que ce soit l'histoire d'un lieu ou d'une breloque, ou celle d'une personne, sa personnalité, je ne peux pas m'empêcher de me poser des questions sur tout et tous, et souvent - et parfois un peu trop d'ailleurs - de les poser aux concernés.

D comme Décoration
Une marotte, il paraît. Pourtant, je trouve que ça va avec le reste. Cette "collectionnite aiguë" dont on me dit atteinte et qui me pousse à chiner mille choses, mon métier aussi, dans la création en tous genres... pour moi, décorer un intérieur, ou l'aspect extérieur d'une personne par sa toilette, créer une oeuvre quelle qu'elle soit... tout ça, ce n'est pas si différent.

E comme Émerveillement
Comme un enfant, je suis capable d'avoir des étoiles dans les yeux devant des choses qui peuvent sembler insignifiantes pour les autres, voire repoussantes même, parfois. Il faut croire que j'ai cette capacité à voir le beau et le bon dans chaque chose et en chacun... parfois à mes dépends quand ça occulte les ténèbres pourtant aveuglantes...

F comme Flamboyante
C'est ce qu'on dit de ma chevelure, et si certains rejettent le roux, moi ça ne m'a jamais dérangée, bien au contraire. Je n'ai jamais eu réellement de problème avec mon reflet dans le miroir, je crois que ça ne changera jamais. Et à vrai dire, qu'on se retourne sur mon passage, que ce soit pour une de mes tenues, qu'on me trouve jolie ou simplement pour un détail anodin, ça a plutôt tendance à me rendre fière qu'à me faire honte. Et pourtant, ça détient une petite touche d'ironie...

G comme Gosse
Une vraie gosse, c'est ce qu'on dit de moi. Pas étonnant que je travaille aussi avec eux. Parce qu'en dehors de créer pour moi-même tout un tas de choses, je donne aussi des cours - si on peut appeler ça comme ça - au centre de loisirs de la ville. Je considère plutôt ça comme de l'animation d'ateliers créatifs, des séances de création commune, même, parce que j'ai pas grand chose d'un professeur...

H comme Hippocampe
C'est peut-être étrange, mais... ce sont mes animaux de compagnie. Lui, et quelques poissons dans un autre aquarium dans mon salon, mais c'est avec lui que j'ai le sentiment d'avoir le plus d'affinités. C'est mon petit chouchou, et je lui raconte ma vie tous les jours, quand je rentre de la plage, ou d'une session avec les enfants, ou quand je sors de mon atelier.

I comme Incendie
Ce dont j'ai sans doute le plus peur : le feu. Me retrouver coincée au milieu d'un incendie. Rien que d'y penser, j'en ai des sueurs froides. Je crois que je serais tellement tétanisée par la peur que je ne serais même pas capable d'essayer de m'en sortir. Autant dire que je ne suis pas une grande fan des feux de cheminées ou de joie non plus...

J comme Jambes
Celles que je possède pour l'instant, tout en me demandant à quel moment la sorcière des mers jugera bon de me les retirer, et de me rendre mon apparence d'origine, nageoire et écailles incluses. Une part de moi aimerait retrouver l'océan, pouvoir nager à nouveau parmi les créatures des fonds marins, mais une autre apprécie tellement la vie humaine et tout ce que j'ai pu y apprendre et découvrir... A vrai dire, je ne sais pas si je serais jamais capable de me passer indéfiniment de l'un, et de l'autre des deux mondes dans lesquels j'ai évolués, pourtant je ne vois pas, pour l'heure, comment je pourrais avoir les deux.

K comme Killian
Ce pirate a fait battre mon coeur d'une manière bien particulière, pour la première fois. Je crois que même pendant la période de la Malédiction où je ne me souvenais plus de lui, il était comme un rêve, inaccessible, irréel, mais qu'on aimerait pourtant voir se concrétiser. A présent que les souvenirs me sont revenus, je ne sais pas si je dois finir par lui révéler qui je suis.

L comme Longiligne
Ce qu'on dit de ma silhouette. Une vraie nymphette, il paraît. Une poupée à la taille fine, à l'allure élancée... et ses grands yeux clairs et ces cheveux de feu... Il paraît que je ne passe pas inaperçue, mais à vrai dire, ça m'importe peu. Moi ce que j'aime qu'on regarde, ce sont mes créations, pas mon corps en réalité. Mais je dois admettre que c'est pratique pour attirer le regard sur mes tenues au final...

M comme Murène
J'aime la mer, l'océan, et ses créatures, mais sans que je sache pourquoi au départ, j'ai jamais été trop fan des murènes... Elle me font froid dans le dos, et maintenant que ma mémoire est revenue, je sais pourquoi : Jetsam et Flotsam ne font pas vraiment partie de mes amis, et les créatures qui leur ressemblent me mettent particulièrement mal à l'aise.

N comme Naïveté
Un pendant de ma tendance à voir le beau, le bon en chacun : j'ai tendance à faire un peu trop confiance aux gens, à croire à ce qu'ils me racontant, même lorsqu'ils mentent sans vergogne. Parfois, je m'interroge sur la véracité des propos de mon interlocuteur, mais je finis par me dire qu'il n'y a pas de raison, après tout, quel intérêt à mentir ?

O comme Océan
Mon grand amour, malgré tout, même si je l'ai quitté, et même lorsqu'il a été effacé de ma mémoire, que je croyais ne l'avoir jamais connu d'en dessous. Quand je n'étais qu'Ondine, j'y passais toutes mes soirées, je ne pouvais pas passer une journée sans aller mettre au moins mes pieds dans l'eau. Je ne savais pas pourquoi, évidemment, mais je me suis toujours sentie liée à l'océan. Maintenant je sais pourquoi.

P comme Perle
Sans doute l'ornement qui se retrouve le plus dans mes créations. Un peu partout, même. J'en colle sur les oeuvres plastiques, j'en couds sur mes vêtements, j'en ai partout chez moi, sur les lampes, les miroirs, mes bijoux...

Q comme Quiche
Le seul truc mangeable que j'arrive à préparer, parce que je suis définitivement une quiche - ah ah - en cuisine. Me demandez pas de truc compliqué, je suis incapable de le préparer. A part pour ça et des salades qui ne demandent - ouf - pas de cuisson, c'est pas la peine de demander d'aider en cuisine.

R comme Rêve et Romance
Une petite fille, je vous disais, qui se perd dans ses rêves de romance, des trucs de princesse, des histoires à dormir debout qui n'arriveront jamais en vrai. Me mettez pas devant une sitcom à l'eau de rose, je vais en dévorer tous les épisodes à la file - et pleurer comme une madeleine douze mille fois par épisode.

S comme Sensibilité
Sensibilité artistique, certes, mais émotionnelle aussi. Tout ce que je ressens se voit sur mon visage. Pas étonnant, donc, comme mon rire soit communicatif, et qu'on lise dans mes yeux quand quelque chose me perturbe, me blesse, ou me met mal à l'aise. Je ne sais pas mentir, j'ai plutôt tendance à fuir si je dois garder un secret, parce que ça aussi, ça se lit sur mon visage, ça doit même s'entendre dans le ton de ma voix.

T comme Turquoise
Ma couleur favorite, celle que je porte le plus souvent, qui se trouve dans bon nombre d'éléments de mon appartement, celle de mes grands yeux, aussi. Celle des mers tropicales, aussi, ce qui explique sans doute mon affection pour elle.

U comme Ursula
Je lui dois mes jambes, mais je ne suis pas certaine de la considérer comme une alliée. Je crois que je suis assez sûre du contraire, à vrai dire. Cela étant, je lui suis redevable : je ne serais pas humaine, si elle n'était pas intervenue, elle et sa magie, pour que je puisse enfin fouler le sol et sentir le sable sous mes pieds...

V comme Voix
Celle que j'ai cachée à Killian, lors de notre deuxième rencontre, de peur qu'il ne la reconnaisse. Ma voix mélodieuse, qui résonne souvent chez moi, voire dans la rue, comme je chantonne presque sans cesse. Maintenant que la mémoire m'est revenue, je ne sais pas comment je vais gérer ça. Mais je ne suis pas sûre que je pourrais supporter ça, si un jour j'en venais à la perdre...

W comme White Pearl, Black Ocean
WPBO. La griffe que je colle sur mes vêtements. Une des nombreuses choses que j'aime créer. C'est peut-être un rêve de petite fille que d'avoir de grandes robes de Princesse à sa disposition. C'est peut-être des restes de ma vie d'avant. J'aurais pu utiliser le grigri qui me sert de nom d'artiste, mais allez savoir pourquoi, pour la couture, j'ai pris autre chose... Je me vois plus du tout en changer maintenant...

X comme Xipho(phore)
Mes animaux de compagnie, avec mon hippocampe, et l'origine de mon nom d'artiste, si je peux dire. Le Xiphophore est aussi appelé Xipho. Et c'est pas son vrai pluriel, mais ça aurait pu donner un truc comme Xiphi... Xi - Phi. Comme les lettres grecques. Oui bon ce sont sans doute les élucubrations de mon cerveau un peu bizarre parfois. N'empêche que pour le coup, c'est comme ça que je signe mes toiles : Ξ Φ. Même si j'ai rien de grec non plus, faut pas chercher. Mais c'est pratique, même sur une sculpture, alors voilà...

Y comme Yoga
Il paraît que c'est bon pour le corps autant que l'esprit, alors j'en fais parfois. Enfin ça me fait plus rire qu'autre chose, j'ai surtout tendance à y aller pour aller discuter avec les personnes âgées qui viennent entretenir leur forme.

Z comme Zinnia
Ma fleur préférée. Il en existe tellement de formes et de couleurs... Toutes pareilles et toutes différentes, c'est ce qui me plaît. Ca, et le fait qu'elles attirent particulièrement les papillons.



Once Upon a Time...

Ariel, under the sea



...


Anything for you

UC

Ondine, up on the shore

~ Act I : Fly with the black swan ~



Ondine est née il y a vingt-et-un an, dans une famille sans grande histoire, comme il en existe beaucoup d’autres de par le monde. Première née des quatre enfants, elle n’aime guère évoquer son enfance, pas plus que son adolescence. Une confortable maison dans les Hamptons, révélatrice d'un niveau de vie assez élevé, un père très présent, bien davantage que leur mère, trop souvent en déplacement, et bientôt, deux sœurs jumelles, puis une petite dernière... Rien de réellement fabuleux que le début de son histoire, même si leur situation n'est clairement pas à plaindre. De la naissance des jumelles, elle n’a aucun souvenir, trop jeune à l’époque pour comprendre et imprimer ce qui arrivait. De celle de sa dernière sœur, elle ne garde qu’une impression floue d’interdit : c’était la petite dernière, surprotégée, elle avait à peine le droit de la regarder. Croyait-on qu’elle allait lui faire du mal ? A l’époque, elle n’avait encore aucun grief à l’encontre de ce bébé… Ses parents n’allaient que précipiter les choses, à lui interdire presque de l’approcher… Elle avait voulu être la grande sœur modèle, au départ. Et pendant les premières années, comme tout ce qui touche à la nouveauté, ça avait été son petit plaisir que de s’occuper du bébé, d’être la grande. Même si les seules tâches qu’on lui octroyait consistaient en lui ramasser sa tétine, ou aller chercher le bavoir ou la boîte de lingettes... Bien vite pourtant, trop vite, au goût de l’aînée, être la plus grande devint un fardeau. « Non, tu ne pleures pas, tu es une grande fille maintenant, ça n’est plus de ton âge ces enfantillages ». « Non, ce manège-là, ce jouet-là, c’est pour les petits ». « Tu vois bien que je suis occupé avec la petite ? » « A ton âge, tu peux te débrouiller toute seule ». « Sois une gentille fille, n’embête pas maman pendant qu’elle donne le biberon à Amy... » Des phrases que tous les parents ont dit un jour à leurs enfants, sans imaginer les répercussions qu’elles pourraient avoir, bien des années plus tard.

Elle, elle était celle qu'on oublie un peu, qui lit dans un coin, en regardant les plus jeunes jouer, dans leur grand jardin. En été, tout du moins, puisque dès l'automne, ils regagnaient Manhattan, ce dont elle se passait plutôt bien, au fond, mais ça n'était pas comme si elles avaient vraiment le choix. Elle a toujours été plus proche de son père, qui tentait, lui au moins, de ne pas faire de différence entre ses quatre filles. Même elle, qui n'était jamais rentrée dans un moule, il lui témoignait de l'affection. Ce qui n'était pas forcément le cas de leur mère. A chaque fois qu'elle revenait, Ondine en prenait plein la tronche. Amanda était sa préférée, c'était indéniable, il n'y en avait que pour elle... Et l'aînée, qui partageait sa chambre, en avait plus que ras-le-bol d'entendre ces comparaisons toujours désobligeantes envers elle. Elle était sociable, elle. Elle était joyeuse, elle. Et serviable. Et moi, ne cessait de penser la plus grande, je suis quoi, hein ? D'accord, elle n'allait pas vers les autres, et elle traînait souvent cet air neutre, mélancolique. Mais la faute à qui ? Ca n'était pas comme si elle était si rebelle, non plus, elle ne disait jamais rien, faisait ce qu'on lui disait. Elle bossait même à l'école, alors que ça ne l'intéressait pas du tout.

Elle, elle aimait dessiner et coudre. La mode, ça a toujours été son truc, depuis toute toute petite. Dès qu'elle pouvait, elle s'isolait dans sa chambre et passait plusieurs heures à dessiner. Mais dès que Maman était là, il fallait qu’elle évite, qu'elle ne la voie pas faire, parce que ça partait toujours en grande explication de pourquoi ça ne servait à rien, et qu'elle avait mieux à faire que de perdre son temps à ça... Alors elle en profitait tant qu’elle pouvait, tant qu'elle était en déplacement. Et elle attendait chaque fois avec impatience le prochain vol qui l’emmènerait elle ne savait trop où encore.

Et puis lorsqu'elle craquait, la seule chose qui la calmait, qui l'apaisait, c'était la mer. Elle a toujours aimé ça, le bruit des vagues, l'odeur de l'iode, et le calme, aussi, lorsqu'elle avait la tête sous l'eau. Elle oubliait tout, et le monde en général. Combien de fois s'était-elle sauvée de la maison après une dispute, pour aller courir jusqu'à la mer, et s'y plonger, restant sous l'eau jusqu'à ce qu'elle n'ait plus d'autre choix que de reprendre de l'air à la surface ? Un vrai petit poisson, disait sa mère - la seule fierté qu'elle semblait lui procurer. C'était la seule activité sportive qu'elle acceptait. Elle n'aimait pas spécialement le sport, généralement, mais elle pouvait aller nager et y rester des heures et des heures.

Même quand il faisait plus frais, trop frais pour aller se baigner, combien de fois l'avait-on retrouvée à marcher les pieds dans l'eau, ses chaussures à la main ? C'était son moyen de se rasséréner, et vu comme ça se passait la plupart du temps, elle avait bien besoin de quelque chose de calmant... Alors forcément, revenir en ville, c'était particulièrement difficile, et chaque fois qu'ils quittaient les Hamptons, elle était réellement malheureuse, même si elle n'en disait jamais rien, puisque ça n'était pas à elle d'en décider.

Au final, des jeux avec ses sœurs, elle ne garde que l’impression de les avoir vues s'amuser entre elles, d’être restée à l’écart. Dans ses souvenirs, Maman n’était que peu souvent là, elle était retournée à ses avions, à ses voyages, et ça lui allait bien comme ça, et Papa passait son temps dans son bureau, occupé à écrire ses articles pour son prestigieux journal. Et quand au gré de ses allers et retours, entre deux avions, Maman revenait à la maison, il n’y en avait que pour Amanda, la petite fille si pleine de vie sur laquelle elle aurait dû prendre exemple. Et pourquoi ne passait-elle pas plus de temps avec la petite dernière ? Aussi loin qu’elle se souvienne, elle n’a jamais vraiment eu de bon rapport avec elle, et n’a à ce jour aucun véritablement bon souvenir avec elle. Même lorsqu’elles ont dû partager la même chambre lorsque la famille revenait au cœur de New York pour les périodes scolaires, les relations entre les deux jeunes filles n'ont jamais été au beau fixe. Que ce soit l'appartement de Manhattan, ou la maison des Hamptons, rien n'y faisait.

Oh certes, on reprochait parfois à sa petite sœur de n’en faire pas davantage à l’école où elle se contentait de vivoter, mais c’était manifestement bénin. L’aînée, elle, se devait d’être irréprochable, semblait-il. On interrogerait leurs parents, sans doute se récrieraient-ils d’avoir jamais fait tant de différence entre leurs différentes filles, pourtant, c’est ainsi que la plus grande l’a ressenti. Une note moyenne, et les sanctions tombaient. Non pas privée de sortie avec les copines, ils savaient bien que ça ne servirait à rien, tant l’adolescente était réservée et peu sociable, mais privée de tout ce qui lui tenait déjà à cœur, à savoir la mode... Finies dans ce cas les retransmissions de défilés, finis les essayages de maquillage, finies les heures de couture pour confectionner des robes aux poupées... Tout était mis sous clef. Alors pas question. Et c’était effectivement là ce qui lui importait le plus, et depuis toute petite déjà. Quand Amy jouait au papa et à la maman avec ses poupées, Ondine laissait toujours les siennes bien sagement alignées sur la commode. Mais loin de les négliger, elle en prenait au contraire le plus grand soin et les paraît de tenues plus excentriques les unes que les autres. La première fois que maman l’avait vue couper les cheveux de l’une d’elle, elle s’était affolée, comme si elle avait pu faire du mal à un jouet. Pourtant, quand elle avait vu le résultat auquel elle était parvenue en cachette, elle n’avait plus rien dit. Ni au sujet des coupes, ni au sujet de la peinture dont elle ornait leurs visages synthétiques. « On dirait les mannequins des défilés », avait soufflé une tante éloignée, une fois. Et c’était vrai. Dès qu’elle pouvait voir un défilé, ses poupées en semblaient tout droit sorties, quelques jours après.

Et elle ne supportait pas qu'on y touche, évidemment. Au fond, elle ne pouvait pas dire qu'Amanda eût forcément été peu soigneuse si elle lui avait permis d'en prendre une dans les mains, mais il y avait sans doute trop de rancœur, à force. Le jour où Amy avait voulu en attraper une, Ondine avait vu rouge, et élevé la voix. Et leur mère n'avait pas apprécié du tout. S'en était suivi une énième punition pour l'aînée, qui, pour une fois, avait osé dire ce qu'elle pensait. Papa avait tenté de venir la voir pourtant, de comprendre ce qu'il se passait, et surtout pourquoi les relations entre sa petite sœur et elle avaient tellement tourné au vinaigre, mais il ne se rendait pas compte, au fond, que c'était aussi de leur faute, et elle n'avait pas réussi à le lui exprimer. Il était le seul qui essayait un peu de la comprendre, et elle craignait que si elle lui faisait des reproches, elle puisse perdre son seul soutien. Pourtant, si elle avait accepté de le voir, elle aurait pu se rendre compte, à ce moment-là, que tout ce qu'Amy cherchait, finalement, c'était à se rapprocher d'elle. Et puisque s'approcher de ses poupées causait des problèmes, elle avait même promis, en venant se coucher ce soir-là, qu'elle n'y toucherait plus jamais. Ondine n'était simplement pas en état, alors, d'accepter cette idée.

La benjamine avait tenu parole, pourtant. Même si Ondine n’avait jamais été expansive avec elle, même si elle n’arrivait pas à la croire quand elle disait qu’elle ne voulait pas, elle, que leurs parents la disputent tout le temps, l’adolescente ne pouvait pas ne pas voir, à force, les efforts de la petite dernière pour arrondir les angles. L’admettre et aller vers elle, c’était un cap qu’elle ne pouvait pas franchir, cependant, et malheureusement pour les deux sœurs, leur entourage ne semblait pas comprendre ce qui faisait tant souffrir l’aînée de la famille. Ainsi, si elle n’a rien dit, pendant toutes ces années où on encensait la vivacité de la blondinette, ses sourires lumineux, son entrain, elle ne pouvait nier son ressentiment à ce sujet, qui les éloignait toujours un peu plus alors qu’en définitive, elles s’admiraient mutuellement. C’était triste à dire, mais il semblait qu’un gouffre s’était creusé entre les filles Cooper, que rien ne semblait vouloir combler. Et personne n’avait jamais vraiment cherché à les y aider. Car Papa attendait sans doute à présent qu’elle fasse le premier pas, qu’elle vienne vers lui, ce dont elle se savait parfaitement incapable : il ne reconnaîtrait pas la différence qu’il faisait avec Amy, plus ou moins volontairement, et lui au moins, il ne l’ignorait pas totalement. Elle n’avait pas la force de se disputer avec lui, sa seule bouée de sauvetage en quelque sorte.

Pourtant, ça allait finir par arriver.

Parce que quand il a fallu choisir le cursus scolaire, les options à suivre, les écoles auxquelles elle pourrait prétendre, ça a été une nouvelle discussion houleuse. Et son père n'était pas vraiment de son côté. Evidemment, la couture, ça n'était pas un métier assez noble. Et comme elle ne voulait même pas continuer un cursus classique mais intégrer une formation professionnelle alternative, ça ne pouvait pas passer. Il fallait évidemment qu'elle ait son diplôme, comme il se doit. Sauf qu'elle n'était pas d'accord, et que c'est vers son père, évidemment, qu'elle s'était tournée.

« Même toi, tu comprends pas ? Je veux pas passer des années sur un banc d’école pour faire un truc qui me plaît pas. J’ai tout le temps fait des efforts pour vous faire plaisir, pour une fois, j’aurais voulu que vous écoutiez un peu ce que j’ai à dire. »

Elle avait quitté la pièce en trombe, et s’était enfermée dans la chambre qu’elle partageait toujours avec Amy, refusant de laisser qui que ce soit entrer. Pas même l’autre occupante de la pièce, pas même son père. Elle n’aurait pas cru que cela fût si étonnant lorsqu’elle avait annoncé qu’elle voulait être coiffeuse, maquilleuse ou couturière. Ils avaient mis ça sur le compte d’une lubie d’adolescente, et tenaient à ce qu’elle fasse des études bien comme il faut. Elle n’en voulait pas, de leurs études, si ça n’avait tenu qu’à elle, elle aurait déjà arrêté. Mais non. Ils l’avaient déjà inscrite au lycée, et elle allait devoir continuer jusqu’à dix-huit ans maintenant, parce qu’elle savait bien ce qui se passerait si elle refusait : exit tout ce qui l’intéressait.

« C’est du chantage ! » avait-elle fini par hurler à travers la porte. « Je vais les faire vos études à la noix, j’ai pas le choix. Mais à dix-huit ans, je ferai ce que je veux ! »

De nature discrète – par peur des moqueries des autres essentiellement – elle n’était pas du genre à se mettre en avant, d’habitude, et pourtant, cette fois-là, elle s’était élevée contre l’autorité, et celle de son père, surtout. Il ne lui avait pas adressé la parole pendant des semaines, et elle en avait été profondément blessée. C’était la première fois qu’elle se disputait avec lui, et c’était aussi la première fois qu’elle avait fait comme il le lui avait demandé : venir le voir quand quelque chose n’allait pas. Sauf que ça n’avait manifestement mené à rien. Mieux valait donc qu’elle ne dise rien, et elle prit le parti de s’enfermer dans un mutisme imperturbable pendant les années qui suivirent, jusqu’à l’obtention de ce diplôme qu’ils avaient absolument voulu qu’elle passe et dont elle n’avait, elle, absolument rien à faire. Ses camarades de classe la décriraient comme effacée, sans doute complexée, sans doute peu confiante en elle. Sans doute. Ils n’en seraient pas vraiment sûrs, parce qu’ils ne s’étaient jamais vraiment intéressés à qui elle était, à vrai dire. Et elle n’allait certainement pas, elle, faire le premier pas.

~ Act II : I want out ! To do things on my own ~



Elle avait préparé la rentrée comme si ça avait été tout naturel pour elle d’entrer au lycée, alors que ça n’était pas le cas du tout. Et elle allait faire de même chaque année, jusqu’à ce que le calvaire soit terminé. Ils voulaient qu’elle soit une gentille petite fille bien sage, c’était ce qu’elle allait être, parce qu’elle n’avait pas le choix, parce qu’elle ne voulait pas perdre ce qu’elle chérissait. Mais elle rongeait son frein, attendant le jour de ses dix-huit ans où – elle l’avait dit, elle s’y tiendrait – elle ferait ce qu’elle voulait. Et elle était descendue de la voiture sans un mot pour le premier jour dans cette nouvelle école. Une nouvelle jungle pour elle, dont la silhouette n’avait de cesse de s’allonger, lui faisant redouter chaque jour davantage les railleries de ses camarades sur sa taille un peu trop grande, ses jambes de bécasse ou son air de grande asperge trop maigre. Tout ce qui fallait pour ne pas l’aider à décomplexer sur son physique qu’elle avait de plus en plus de mal à accepter, qu’elle comparait toujours davantage à celui de sa plus jeune sœur, plus menue, jolie comme un cœur, et sur qui les garçons commençaient - déjà - à se retourner. Elle, elle était trop maigre, trop fine, et trop fermée, aussi... Et puis ses cheveux rouges - elle avait décidé d'en rajouter à sa rousseur naturelle, tant qu'à n'être pas comme les autres - n'aidaient pas forcément, pourtant c'était sans doute ce qu'elle préférait chez elle.

« T’as vu la girafe rouge là ? » entendait-elle murmurer sur son passage, et elle en avait particulièrement honte.

C'était faux, en plus, des plus grandes, il y en avait... Mais elle était sans doute trop squelettique aussi... Elle avait grandi trop vite, et elle était trop maigre, et elle avait cette tignasse trop voyante. Elle n’était pas trop habituée à leur quartier, ayant grandi presque recluse dans les Hamptons, et même ici, en ville, peu habituée à fréquenter les autres, elle donnait toujours l'impression d'être l'étrangère. Et puis elle collait des perles partout sur ses cahiers, son sac, ses crayons - c'était quoi cette drôle de lubie ? Elle dessinait en cours, enregistrait les informations écrites, mais ne se concentrait pas sur ce qu’on lui disait. Elle faisait ce qu’on lui demandait, mais n’allait pas vers les autres, et rapidement, de toute façon, ce furent eux qui vinrent plutôt la houspiller, ce qui ne l’aida pas à faire réellement connaissance avec qui que ce soit. Elle ne disait rien, malgré les railleries, malgré les bousculades parfois, jetant seulement un regard noir en biais à l’auteur de cette mauvaise blague, et attendait avec impatience la fin des cours. Bientôt, se disait-elle. Bientôt, elle ferait ce qu’elle voulait, et sa réussite vengerait tout ça. Et elle attendait. Même si la patience n’était pas sa principale qualité, savoir ce qu’elle devait sacrifier pour atteindre son objectif lui permettait de rester calme, au moins en apparence. Car dans ses cahiers, dans son journal intime, les noms de ses camarades de classe se succédaient, et des gribouillages sombres les représentant dans des scènes sanglantes où ils avaient manifestement souffert les emplissaient, page après page, morbide exutoire à leurs quolibets.

Il paraît que chacun a son heure de gloire, à un moment ou à un autre. Pour Ondine, ça n’était certainement pas au lycée. Pourtant, il y eut plusieurs fois des photographes ou des agences de mannequins qui la sollicitèrent pour poser, à cette époque. Mais elle déclinait, refusant de s’imaginer, elle, sous les feux des projecteurs, rejetant trop son physique pour l’exposer ainsi. Il y avait des filles plus grandes, mieux proportionnées, plus jolies aussi, de toute façon, c'étaient à elle de déambuler sur les rampes. Et puis, elle ne voulait pas être de ce côté-là du podium, elle voulait travailler derrière le rideau. Quoi que ces offres, et les regards qui changeaient, commençassent à l’intriguer et à amener une lumière nouvelle sur son corps qu’elle avait eu bien du mal à accepter jusque-là, et qu’elle n’acceptait pas encore vraiment, pas encore totalement. Pour l’instant, il fallait qu’elle tienne le coup, qu’elle obtienne ce diplôme censé lui permettre d’aller vers l’apprentissage d’un vrai métier. Un vrai métier. Ils en avaient de bonnes, tiens ! Styliste, ça n’était pas un vrai métier ? Elle s’était juré de leur prouver le contraire.

Et comme si ça avait été la délivrance, lorsqu’elle obtint son diplôme à la sortie du lycée, ce fut la transformation. Autant physique que psychologique. Elle l’avait pourtant obtenu sans grand éclat, ce diplôme, mais sans grande gamelle non plus. La belle affaire, d’ailleurs, pour ce que ça allait lui servir ! Parce que son diplôme en poche et sa majorité obtenue, elle avait décidé de se consacrer à ce qu’elle voulait vraiment faire, elle l’avait dit, quelques années auparavant, et s’il y avait bien une chose sur laquelle on pouvait lui faire confiance, c’était pour tenir sa parole. Elle avait fait ce qui fallait pour qu’on la laisse tranquille, et qu’on lui laisse ses créations surtout, et elle comptait bien s’y adonner à fond à présent.

Ca avait été bizarre de voir ses trois sœurs dans la chambre qu'elle partageait avec la benjamine, commenter son départ tout proche, son choix de cursus. Bethanny avait répondu au téléphone quand ils lui avaient confirmé qu'elle était retenue, pour un petit poste dans une boîte qui avait quelque renom, sans être non plus LA marque que tout le monde retenait. Elle avait vu de l'inquiétude dans le regard de la petite dernière, mais ne l'avait pas trop comprise. Depuis quand se souciait-elle de ce qui lui arrivait ? Les jumelles restaient manifestement sceptiques, elles aussi, sur ce qu'elle voulait faire, mais rien de ce que ses trois frangines pouvaient dire ne parvenait entamer sa détermination, et elle avait même préparé sa valise, certaine que ses parents la foutraient dehors. Elle s'en fichait, elle avait relevé des annonces, pour le cas où les patrons de Goldenmeyer reviendraient sur ce qu'ils lui avaient promis, à savoir un de ces petits studios qu'ils mettaient à disposition pour certains de leurs employés. Elle était prête à descendre quand la voix d'Amy avait retenti.

« Elles sont magnifiques tes créations Ondine. Trop bizarres pour la plupart des gens, mais magnifiques. Et elles te vont super  bien. Je croise les doigts. »

Elle s'était retrouvée comme un andouille, à pas savoir quoi dire. Et elle était entrée dans l'arène, presque littéralement, affichant une assurance qu'elle n'était pas certaine de vraiment posséder. Quand elle avait annoncé son projet, manifestant clairement que rien ne l'arrêterait, elle s'était attendu à tout sauf à ça. Après quelques heurts - parce qu'elle avait des capacités et qu'elle n'allait, donc, pas les gâcher comme ça, voyons, et puis elle n'avait pas encore tout à fait dix-huit ans, à quelques jours près, et tant qu'elle vivrait sous leur toit, ça n'était pas à elle de décider - auxquels elle avait répondu relativement calmement mais fermement qu'elle avait déjà annoncé il y a quelques années qu'elle arrêterait après son diplôme, que son contrat commençait le lendemain de son anniversaire et que s'il fallait qu'elle parte, elle partirait, elle a été surprise d'entendre la voix de son père, l'air amusé, soulever qu'il avait déjà vu ce regard quelque part. C'était la première fois qu'on relevait quelque chose qui pouvait la rapprocher de sa mère, et elle était, une fois de plus, restée abasourdie. Plus encore quand celle-ci avait jeté l'éponge, évoquant le fait que si elles étaient réellement semblables, Ondine aurait déjà envisagé tous les cas de figure possibles, et n'entendrait pas raison. Ce qui était effectivement le cas.

Et de façon absolument pas naturelle pour elle, le sujet avait été clos, et papa l'avait interrogée sur ce qu'elle voulait comme cadeau d'anniversaire. Un tatouage n'avait pas trop été la réponse attendue, pourtant là encore, elle n'en avait pas démordu. Et elle l'avait eu, son tatouage. Enfin ses tatouages, au creux des reins et sur la cheville, des pièces évoquant la mer qu'elle chérissait et qui renvoyaient aussi à son projet sur un plus long terme, mais qu'elle n'avait évoqué avec personne, jusque-là.

Ca lui avait fait un mal de chien, cela dit, et elle avait craint que l'allure finale ne soit pas à la hauteur de ses attentes. Mais quand ça avait cicatrisé, que ça avait finalement fort heureusement donné le résultat escompté, ce fut au niveau du travail qu’elle commença à déchanter. Parce que s’il lui avait semblé évident qu’elle commencerait par des petites tâches, des retouches, des finitions peut-être, elle commençait à douter de la sincérité de Mr Goldenmeyer quand il lui assurait que lui aussi avait commencé en bas de l’échelle avant de gravir un à un les échelons jusqu’à pouvoir monter sa propre boîte. Ou plus exactement, elle commençait à douter du rythme auquel elle pourrait gravir ces mêmes échelons. Et elle n’avait pas vraiment l’intention d’attendre le troisième âge pour imposer son style et ses idées en matière de mode.

C’était en discutant avec l’autre retoucheuse qu’elle avait commencé à avoir des doutes. Cendryne, que tout le monde appelait Cindy, surnom que Ondine trouvait bien moins charmant que le prénom réel de la jeune femme, était là depuis trois ans, à la même place, et si elle avait de prime abord douté du talent de sa collègue pour qu’elle n’évoluât pas ainsi en tant de temps, elle avait vite appris à reconnaître son travail. Elle était douée, elle aussi. Très douée. Elle avait presque redouté la comparaison, au départ. Mais Cendryne manquait cruellement de confiance en elle, et ça expliquait peut-être qu’elle n’eût pas rué dans les brancards à force de n’être assignée qu’aux petites finitions. Toujours était-il que si la brune n’avait pas évolué, il y avait peu de chance pour que ce soit différent pour elle. Sauf qu’elle ne comptait pas se laisser faire.

Elles en avaient eues un paquet, des conversations où Ondine s'étonnait du manque d'ambition de Cendryne... Jusqu'au jour où elle l'avait vue récupérer son fils, un petit bout d'homme nommé Floriant, que la soeur de sa collègue gardait en journée.

« Son père m’a gentiment expliqué qu’il n’avait pas la fibre paternelle en me claquant la porte au nez quand il a appris que j’étais enceinte. Alors je me débrouille. Ma soeur me le garde en journée, comme elle travaille de nuit. Les autres le savent, au boulot, j’ai pas eu le choix quand je n’ai plus pu le camoufler, mais ils font semblant de rien, et de toute façon, on m’a clairement fait comprendre qu’il était hors de question que ma situation ‘m’avantage’. La dernière fois que j’ai demandé une journée parce qu’il était malade, Mr Goldenmeyer m’a fait remarquer que j’avais déjà eu des congés pendant ma grossesse, bien assez longs comme ça, que ça ne devait pas se reproduire trop souvent. Tu sais comme il est, tu vois bien ce que ça veut dire. Je sais que du jour au lendemain, je peux être remplacée. Si je m’absente, il trouvera quelqu’un d’autre. J’ai bien cru que c’était le cas quand t’es arrivée. »

Ondine n’avait plus osé aborder le sujet de l’ambition, sachant qu’elles n’auraient de toute façon pas les mêmes objectifs. Pourtant, Cendryne avait remis le sujet sur le tapis, régulièrement, visiblement curieuse des plans de sa jeune camarade, et presque trop enthousiaste parfois, comme si elle vivait ce qu’elle n’avait pas pu vivre par procuration.

« Je suis sûre que tu y arriveras, Ondine. T’as le talent et le caractère pour. Laisse seulement jamais un mec prendre le dessus sur toi. Ca ruine tout. »

Elle ne pensait certainement pas être si prémonitoire.

~ Act III : My skin still burns at all the places you've touched ~



Trois ans. Trois ans qu’elle était assignée aux ourlets, aux petites retouches, parfois – exploit – à la finition pour broder quelques perles, quelques sequins, par ci par là, sur le dernier modèle. Parfois. Trois ans qu’elle voyait pousser le petit bout d’homme que devenait Floriant, qu’elle avait appris qu’il faisait ses dents, qu’il commençait à marcher, elle avait eu le détail des premiers mots, des premières bosses aussi, à force qu’il aille tout explorer… Et elle revoyait invariablement les premières fois d’Amy, avec un pincement au cœur, à chaque fois que sa collègue lui racontait une nouvelle anecdote. Amy qui entrait à la fac à présent et qu'elle n'avait, finalement, pas vraiment vue grandir. Elle n'était pourtant pas tellement plus âgée que la petite dernière, pourquoi se souvenait-elle aussi clairement de tout ça ?

Trois ans que Cendryne l’encourageait, qu’elles discutaient ensemble des nouvelles idées de Ondine, qu’elles échangeaient leurs points de vue, pour le jour où ça marcherait vraiment. Trois ans que la jeune maman lui soufflait de ne pas porter ses créations au travail, de peur qu’ils lui piquent ses idées.

« Il faudra des noms à tes collections, Ondine. T’as des idées ? Je suppose que ça serait pas mal de centrer d’une manière ou d’une autre sur la mer que tu évoques partout...
- White Pearl, Black Ocean. WPBO.
- Pour la marque ? »

Ondine avait simplement hoché la tête, et Cindy avait souri. Elle n’en attendait pas moins de sa camarade à vrai dire : elle avait de la suite dans les idées, et il était clair que son cerveau fonctionnait sans cesse, élaborant les futurs plans de sa propre ligne de couture. Pour la rousse, il était tout aussi évident que le jour où elle arriverait à ses fins, Cindy serait à ses côtés. Elle n’avait pas vraiment eu d’ami jusque-là, et Cendryne était sans doute ce qui s’en rapprochait le plus. Et elle n’imaginait même pas ce que ce serait, sans ses commentaires. Elle lui sortait d’ailleurs un petit carnet qu’elle avait toujours sur elle, et lui désigna un petit croquis, reprenant en partie ses tatouages : une coquille contenant une perle, encerclée d'une vague enroulée.

« White Pearl, Black Ocean », avait répété la jeune femme, « il faudra que je trouve des noms pour chaque modèle par contre, mais mon père m’a emmené voir une pièce l’autre jour, je pensais pas que je pourrais trouver des trucs intéressants chez Shakespeare. »

Une fois encore, Cendryne avait souri, puis posé un doigt sur ses lèvres, comme on commençait à les surveiller.

Le père de Ondine avait écopé – officiellement – de la rubrique arts et culture. Au départ, il y allait un peu à reculons, pas très enclin à critiquer des œuvres qu’il ne connaissait pas forcément, et sur des points de vue qu’il n’avait pas forcément. La première fois, il avait axé son article presque entièrement sur le jeu des acteurs et le travail de mise en scène, et on lui avait reproché de ne pas évoquer du tout les costumes et décors, pourtant essentiels à l’appréhension de la pièce et de l’ambiance générale. Il en avait vaguement parlé un soir au dîner, et Ondine, qui avait choisi finalement de rester encore quelques temps sous leur toit et d'économiser pour pouvoir monter son entreprise, avait levé les yeux de son plat, qu’elle mangeait en silence, comme bien souvent. Elle lui avait demandé des descriptions, froncé les sourcils un certain nombre de fois, une moue boudeuse avait déformé ses traits une fois ou deux.

« C’était quoi le principe de la pièce ? » lui avait-elle demandé, n’y connaissant pas grand chose à vrai dire.

Mais ce sur quoi elle avait au moins un bon ressenti, c'était sur les costumes, et elle visualisait assez bien ce que son père lui décrivait. Pendant quelques instants, à mesure que son père répondait à sa question, Ondine était restée songeuse. Et puis elle lui avait donné son avis. Il y avait de bonnes idées, à son sens. On faisait bien la distinction avec l’ersatz de Widgery Report figuré par les saynètes à droite et à gauche, mais l’essentiel de l’action – et le plus parlant de la pièce – était mis en valeur, d’une part parce qu’il occupait l’essentiel de la scène, et d’autre part parce que les éclairages, les décors et les costumes, étaient bien plus colorés. Papa avait réécrit son article en ajoutant les commentaires de son aînée, elle était venue l'aider à détailler davantage les points qu'elle était, elle, capable d'appréhender, et le retour qu'on lui avait fait était plutôt encourageant. « C’est mieux », lui avait-on simplement dit, mais il avait l'habitude de commentaires laconiques. Et il avait décidé d’emmener sa fille, les prochaines fois. Si elle n’était pas très enthousiaste à l’idée d’assister à des pièces de théâtre qu’elle ne lirait sans doute jamais, ou des opéras dont la musique la laissait particulièrement impassible, elle était ravie de partager au moins quelque chose avec son père.

C’était devenu un rituel. Toutes les semaines, un soir ou un autre, elle partait avec Papa, voir une pièce, un opéra, un concert. Et comme tout rituel, il y avait tout le cérémonial qui allait avec. Ondine ne portait pas ses créations pour aller travailler, et même si elle appréciait qu’on se retourne sur son passage, elle avait encore du mal à passer totalement le cap du look normal dans la vie de tous les jours pour ne porter que ses créations. Alors pour les soirs où elle allait à l’opéra, ou dans les grandes salles de concert ou de théâtre avec son père, elle apportait un soin tout particulier à ses tenues, à son maquillage, à sa coiffure. Tout ce qu’elle n’osait pas encore tout à fait, en plein jour. Ca avait surpris Papa, la première fois, parce qu’il n’avait pas l’habitude de la voir ainsi accoutrée. Mais il avait fini par passer outre sa surprise et la complimenter, et ces mots restaient gravés dans sa mémoire. « Tu es superbe », lui avait-il dit, et elle n’avait eu de cesse de redoubler d’efforts, chaque soir où ils sortaient, rien que pour ne pas le décevoir.

Il y avait la partie « technique », le côté littéraire pur, qu’il gérait, et il y avait l’esthétique des décors et des costumes, qu’elle commentait. Il retranscrivait, il était bien plus habile avec les mots qu’elle n’aurait jamais pu l’être, et il commençait à gagner un peu plus en notoriété au niveau du journal - et pas seulement pour son nom. Il n'avait pas besoin de ça, lui, tout héritier qu'il était, pour vivre, leurs confortables demeures en attestaient, mais c'était un travail qui lui plaisait, et la rousse était, clairement, la première à pouvoir comprendre sa démarche. De là à ce qu’il ait droit à une autre rubrique, il y avait de la marge. Mais tout vient à point à qui sait attendre, répétait-il, et Ondine ne doutait pas de lui, jamais. Elle l’encourageait, même, et il ne répondait que par un sourire, et par une petite tape sur sa tête, comme il l’avait parfois fait lorsqu’elle était enfant. Il n’en fallait pas beaucoup plus pour égayer ses journées, pourtant assez mornes quant à sa propre carrière à vrai dire.

Elle accompagnait donc de plus en plus régulièrement Papa, non seulement au théâtre ou à l’opéra, mais aussi lorsqu’il se rendait sur les lieux de certaines bizarreries - elle ne comprenait pas vraiment ce qu'il faisait d'ailleurs, mais elle s'en fichait, elle était avec lui -, et enregistrait les éléments visuels dont elle lui redonnait parfois des détails lorsqu’elle venait le voir dans son bureau.

« Je dois chroniquer Lucia di Lamermoor... J’ai deux places pour vendredi soir, tu viendras avec moi ?
- Bien sûr. »

Bien sûr. S’il y avait bien une chose qu’elle ne manquait sous aucun prétexte, c’était bien ces sorties-là. Même, comme cette fois-ci et de nombreuses autres, où elle devait travailler aux aurores le lendemain matin. Non seulement elle était avec lui, ce qui était pour beaucoup dans son enthousiasme à l’idée d’aller voir ces pièces de théâtre ou ces opéras dont elle ne connaissait pas grand chose à l’origine, mais en plus, elle avait l’occasion de porter certaines de ses créations. Parce que même si dans la salle, tout le monde ne faisait pas forcément beaucoup d’effort sur le look, il y avait encore pas mal de gens un peu vieux jeu qui s’habillaient pour cette sortie, et elle appréciait de pouvoir faire pareil. Quoi que les soirées avec Cendryne à discuter de ce qu’elles mettraient en place quand elles auraient leur propre maison de couture rivalisent pas mal avec les sorties avec son père. Et puisque Papa revêtait d’ailleurs toujours son smoking, c'était logique qu'elle aussi sorte les tenues de soirée, et elle apportait d’ailleurs un soin tout particulier à sa toilette. Lucia di Lamermoor ne fit pas exception à la règle.

Ils avaient des places dans une loge au premier étage, qui auraient dû coûter une petite fortune au journal, s'ils n'avaient pas gentiment été invités par la municipalité. Elle s’était installée, en prenant un soin tout particulier pour ne pas trop froisser sa robe bustier, en soie rose agrémentée de sequins et de dentelle noirs, dessinant deux étoiles de mer sur son ventre, à gauche. Le printemps s’installait, mais elle gardait un boléro noir aux manches légèrement évasées et au col montant froncés. Plusieurs jupons de tulle noir donnaient de l’épaisseur à la jupe évasée qui découvrait ses jambes jusqu’aux genoux, recouvertes d’une résille fine noire. Des escarpins vernis, une boucle agrémentée d’une étoile de mer rose enserrant chacune de ses chevilles, complétaient l’ensemble. Une barrette ornée d’une autre étoile parsemée de sequins noirs, et de tulle roses retenait ses cheveux hors de son visage sur la droite, et elle avait, comme à son habitude, apporté un soin particulier à son maquillage, dessinant ses yeux à l’eye-liner noir, marquant la courbe de ses sourcils, donnant du volume à ses cils. Un dégradé de blanc et de rose illuminait ses paupières et un gloss à peine plus sombre que sa robe ourlait ses lèvres.

Elle aurait aimé que les costumiers apportent autant de soin aux tenues des chanteurs qui évoluaient devant eux, que coiffeurs et maquilleurs soignent davantage leur travail, que les décorateurs aillent un peu plus loin dans leur démarche d’épurer la scène. Tout ne lui semblait abouti qu’à moitié. Et la musique ne l’intéressait pas plus que ça, mais il était rare qu’elle accroche à quelque mélodie d’opéra. Au bout de vingt minutes, elle jouait déjà avec la bague en perle de rocaille qui ornait son majeur droit, et murmura quelques mots à son père avant de quitter la loge après à peine trois quarts d’heure de représentation.

Elle avait arpenté les couloirs un moment, son petit sac à main oscillant au rythme de ses pas, avant de se décider à s’arrêter dans un énième corridor, devant une porte entrouverte sur une salle vide, pas très sûre de l’endroit où elle se trouvait jusqu’à ce qu’elle repère, au fond, une affiche qu’elle avait vue en arrivant. Appuyée contre le mur de la pièce plus restreinte que celle qu’elle venait de quitter, elle avait fini par ouvrir son sac et en sortir un carnet et un crayon de papier minuscules, avec lesquels elle avait commencé à griffonner quelques esquisses, censées remplacer avantageusement les costumes de Lucia et de son cher et tendre – si toutefois ce qu’ils portaient ce soir pouvait être appelé « costume ». Et puis elle ressentit le besoin de prendre l'air et sortit, arpentant la rue dans laquelle se dressait l'opéra sans pour autant trop s'éloigner. Elle n'aurait pas dû prendre cette ruelle, c'était une très mauvaise idée... et elle le comprit trop tard.

Elle n'était pas seule dans la venelle. Ou en tout cas, ne l'était plus. Elle sentit cette présence dérangeante comme on a le sentiment de se faire des films, comme un pur produit de son imagination, entraînée par la noirceur de la nuit et l'étroitesse de la rue. Pourtant quand elle s'était retournée, il y avait bien quelqu'un. Quelque chose. Elle qui s'attardait tant aux détails n'était même pas capable de le décrire. Tout ce qu'elle pourrait préciser, concernant cet instant, c'était qu'elle se sentit aussitôt paniquée, et qu'elle ressentirait encore presque toujours l'emprise sur ses bras, et la douleur dans son épaule. A quel moment sa veste était-elle tombée ? Aucune idée. Comment s'était-elle retrouvée, un instant après, blessée mais délestée de l'étreinte de son agresseur indéterminé ? Aucune espèce d'idée non plus. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle se trouvait à présent là, dans cette ruelle sombre, à quelques mètres de deux silhouettes peu distinctes, blessée, et que l'une d'elle, manifestement supérieure hiérarchique de l'autre au vu des bribes de conversation qu'elle arrivait à percevoir malgré son esprit embrouillé par la douleur, engueulait l'autre et le sommait de se rendre ailleurs.

Ondine n'était pas vraiment une frêle jeune fille sans défense, à la base. Certes, elle était mince, et jeune, mais elle avait toujours eu une arme blanche sur elle, « pour le cas où ». Pas qu'elle sache particulièrement bien se servir du petit couteau qu'elle sortit de son sac, mais c'était un truc qu'elle avait toujours sur elle, comme ses seringues et son flacon d'épinéphrine. C'était arrivé une fois qu'on la contrôle et qu'on lui confisque la lame, parce qu'elle n'avait pas encore 21 ans. Les forces de l'ordre avaient pourtant été plutôt compréhensives, finalement, elle avait juste payé son amende, mais expliqué clairement qu'elle préférait ça à ce qu'on la retrouve le lendemain matin violée et tuée sur un trottoir. Ils n'avaient pas pu lui donner raison, puisqu'elle n'avait pas l'âge pour porter une arme, même de petite taille, mais elle avait bien vu qu'ils ne pouvaient pas non plus lui donner complètement tort. Il y en avait même un qui lui avait conseillé d'apprendre à s'en servir, et elle regrettait déjà de n'avoir pas suivi son conseil.

A ce moment-là, donc, elle l'a sortie, sans trop réfléchir. Sans trop bien savoir s'en servir non plus, donc. Et elle a attaqué le type qui restait - dont le nom lui reviendrait vaguement plus tard bien qu'elle ne soit jamais très certaine de ce qu'elle avait pu entendre -, pas très sûre de si c'était son agresseur ou non. Mauvaise idée, parce que manifestement, il avait plus de connaissances qu'elle en matière d'auto-défense. Et si l'effet de surprise lui a donné l'avantage quelques secondes, ça n'a pas duré, et elle s'est retrouvée, à nouveau en fâcheuse position. Il aurait pu la tuer sur l'instant, sans le moindre doute, mais il ne l'a pas fait. Et les mots qu'il a alors prononcés lui restent en mémoire depuis lors.

« T'as déjà eu de la chance ce soir, ne tente pas le diable et retourne vivre ta vie. »

Elle avait suivi le conseil, bien que ça ne soit pas vraiment dans ses habitudes, entêtée comme elle est. Et elle avait fui, sa famille, cet endroit. Mais pas la mer. Elle avait postulé ailleurs, dans une autre ville, loin de tout ça. Une petite bourgade du nom de Storybrooke, pour travailler un peu dans un centre pour enfants, pour leur faire découvrir l'art. Ca lui laissait du temps libre pour peindre, pour créer tout ce qu'elle avait toujours aimé. Et ça lui permettait, un peu, d'oublier son agresseur et sa vie d'avant.

~ Act IV : Peace ~



UC

Elle n'avait cependant aucune idée, alors, que tout ça n'était qu'une farce destinée à lui faire oublier sa vraie identité, son vrai passé. Et à la faire souffrir, aussi, quelque part, parce que quitte à avoir de faux souvenirs, ils auraient pu être moins douloureux...

After the curse has been lifted



TON HISTOIRE ICI EN QUELQUES LIGNES ( à Fairytale, puis à Storybrooke avec sa nouvelle identité, puis ses objectifs au moment où la malédiction est rompue et qu'elle se souvient de sa véritable identité).



Derrière mon miroir de verre...

Ton p'tit nom: Cookie ou ECK.

Ton âge: Mamie. Cherchez pas, sinon je mords.

Code du règlement: True Love is Magic.

Quelque chose à ajouter ? RAS ^^


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MessageSujet: Re: Ariel   Ven 8 Avr 2016 - 6:26

Hello mes lapins d'amour ! Son p'tit nom, c'est Arielle ! Elle est née un soir d'été, au couché du soleil à Atlantica. D'apparence, on lui donne dans les 20 ans, mais elle est beaucoup plus âgée qu'il n'y paraît. Le temps est différent dans le monde imaginaire des contes. Un petit secret pour la route ; elle est hétéro' et présentement célibataire. Elle descend du célèbre Conte ; La Petite Sirène, et elle est Ariel. On lui dit souvent qu'elle ressemble à Emma Stone mais en beaucoup plus sexy. Elle fait partie du groupe des Heroes.

Ariel est la plus jeune des filles de Triton. Courageuse, avide d'aventure et parfois trop curieuse, elle s'attira bien des ennuis durant son enfance et faillit tomber dans les nageoires de Flotsam et Jetsam à bien des reprises. Le royaume d'Atlantica, voisin de la Forêt Enchantée, est en conflit constant avec la Mer Noire, gouvernée par la terrible sorcière des mers, Ursula. Les Ondins ne s'aventurent jamais dans ses eaux dont la simple texture pourrait - d'après les rumeurs - asphyxier un voyageur non-habitué. Ariel ne s'est jamais aventurée sur le territoire de la Sorcière, mais fut en revanche très intriguée par la terre.

Contre les indications de son père, la jeune femme se rendait souvent aux rivages de la Forêt Enchantée pour épier la vie des hommes d'un regard envieux et plein d'espoirs. Pour elle, les jambes seraient la clef de son bonheur. Ce fut à sa rencontre avec un ténébreux Capitaine que son envie devint une pulsion à laquelle elle ne pouvait plus se soustraire. Un soir d'orage violent, alors qu'Ariel vaguait à la surface aux côtés de Polochon et Eurêka, surveillée par Sébastien, elle aperçut un bateau en difficulté. Lorsqu'elle se redressa sur le rebord du navire, ses yeux rencontrèrent ceux du capitaine. Lorsque le navire se fendit, elle se précipita pour ramener le jeune marin sur la plage. Ne voulant pas être aperçut de lui, elle le délaissa auprès d'un vaisseau à l'abandon, qui n'attendait qu'une restauration. C'est ainsi que Killian dénicha son tendre navire, qu'il prénomma Jolly, en l'honneur de la voix radieuse qui l'avait sauvée, à laquelle il n'avait jamais pu attribuer un visage.

Puis les jours passèrent, et la jeune sirène ne pensa plus qu'à son marin. Alors elle décida de s'aventurer dans la Mer Noire, à la rencontre de la terrible sorcière qui se délecta de pouvoir séparer la favorite de son père Triton. C'est pourquoi elle lui accorda des jambes pour arpenter le sable, sans véritable prix à payer, puisque la douleur qu'éprouvera Triton d'être séparé de sa cadette chérie serait un prix satisfaisant pour Ursula. Mais Ariel peina à retrouver son précieux amoureux, ignorant que les semaines passantes, il avait perdu son frère, volé le cœur d'une paysanne du nom de Milah, attisant la foudre de Rumplestilskin à qui il devait son crochet et sa réputation nouvelle. Bien des changements s'étaient établis.

Pour la suite, c'est assez libre et je vous renvoie à la case suivante (Les exigences). Sachez néanmoins, comme dis dans le lien juste en dessous avec Killian, qu'elle recroisera plus tard le Capitaine et qu'elle le sauva (une nouvelle fois) de Neverland cette fois-ci (les sirènes ont le pouvoir de traverser entre les mondes). Sachez également que Crochet vend des sirènes à Ursula (cf. voir plus bas).

Killian Jones ♦ Captain Hook

Killian Jones fut le premier amour de la sirène. Bien qu'il ne fut jamais concrétisé jusqu'à ce jour, elle avait nourrit une profonde passion pour cet homme. Et si son nouveau statut de "Capitaine Crochet", cruel marin rebelle des océans l'avait quelque peu refroidit, elle avait néanmoins retrouvé dans ses yeux l'éclat qui avait fait battre son cœur de jeune femme. C'est pourquoi elle accepta d'aider Killian à s'échapper de Neverland. Elle ne lui a jamais avoué qu'elle fut celle qui l'avait sauvé lorsqu'il n'était qu'un marin. Elle fit la muette à Neverland, pour être certaine qu'il ne reconnaisse pas sa voix. Sachez par ailleurs qu'entre temps, Crochet scelle un pacte avec Ursula (pour avoir traverser sa Mer Noire) duquel il se voit contraint (mais non sans plaisir finalement) de vendre des sirènes à la Sorcière des Mers - ce qui peut compliquer leur lien par la suite !)

Ursula ♦ La Sorcière des Mers

Elle est avant tout l'ennemie jurée de son père, le Roi Triton. Ariel ignora les commandements de son paternel, et s'aventura dans la Mer Noire, tant bien que mal, et fut récoltée par les murènes de la Sorcière, qui conduisirent l'ondine jusqu'à leur maîtresse, avant qu'elle ne succombe aux eaux. Là, Ursula accepta de lui accorder des jambes, avec pour espoir secret que la séparation familiale affaiblisse suffisamment Triton pour qu'elle puisse dérober le Trident, et ainsi prendre le pouvoir sur Atlantica.
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Ariel

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