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 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]

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MessageSujet: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   Lun 30 Juil 2018 - 11:19

C'te blague. C'te très mauvaise blague. C'est ce qui tourne en boucle dans ma tête depuis dix minutes. Je suis sorti de l'immeuble où je me suis fait claquer la porte au nez comme un con après un éclat de rire tout aussi con, et je marche vers chez moi sans aucune envie d'aller me pieuter tout seul comme un... con. 'Tain ces derniers temps, je suis à la ramasse niveau feeling, vraiment. Et encore, au moins, c'était "moins pire" avec Pia. Ca s'est mieux terminé en tout cas. Là, je passe vraiment pour un crétin, et je suis particulièrement frustré...

Non parce que des vestes, je m'en suis prises comme tout le monde, mais ça se passe souvent assez bien, vu que j'insiste pas outre mesure non plus. Je drague, tente un peu plus quand je sens une hésitation, ça marche souvent, et quand ça marche pas, je laisse couler, beau joueur, parce que c'est ça le jeu aussi, parfois on perd, mais là, c'est un tout autre niveau. Là ce type s'est payé ma tronche du début à la fin en fait. Et moi j'ai marché. Couru, même. Crétin.

Faut pas prendre des désirs pour la réalité, et ouais, il me plaisait bien. Dommage, vraiment. Les mains dans les poches, je suis resté planté en bas de l'immeuble quelques minutes, avant de mettre un pas devant l'autre, et finalement, je m'arrête même pas devant chez moi, et je continue à tracer. Vers où ? Je sais pas encore trop bien. Je trouverai très certainement du réconfort dans les bras de Katee, mais Hope dort à cette heure-ci, et hors de question de les déranger en pleine nuit - pas pour une motivation aussi futile, clairement. J'envisage de traîner dans une boîte encore ouverte et de tenter de séduire quelqu'un d'autre, mais je sais que je m'expose à une nouvelle déception - la loterie de la drague - et là maintenant tout de suite... Sans façon.

J'ai sorti mon téléphone de ma poche, avec l'idée de base de chercher qui je pourrais appeler, et me suis surpris à sortir aussi le petit étui dans lequel il me reste une clope. Gracieux cadeau de Playboy. Faut croire que j'ai suivi son conseil : "T’as qu’à garder la mienne pour quand tu te sentiras seul. Je sais que ça ne remplacera jamais mon corps, mais c’est une petite compensation." Bah ouais, je l'ai gardée... quelques jours, donc. Un sourire débile sur les lèvres deux secondes et j'ai tapé du feu au coin d'une rue plus loin, devant un des rares tabacs encore ouverts à pas d'heure - et à la porte duquel la file d'attente n'allait qu'en s'allongeant. Un de ces quatre, je songerai à acheter un briquet, tiens. Ca peut faire un point de contact, en plus, ça serait con de se priver...  

En attendant, je marche, la clope à la bouche, sans but réel. On me demande du feu, ou une clope. Je les ai tapés y a deux minutes, désolé. C'est vrai pour le feu, pas pour la clope, mais je vais pas m'étendre sur ce genre de détail. De toute façon, les gens te croient pas forcément dans ces cas-là alors... Et je sens bien que je suis aigri, là, et j'aime pas ça. Frustré, plutôt en fait. Je repars pas toujours avec la personne que je voulais, je repars même pas toujours accompagné, mais j'ai quand même pas trop l'habitude d'être seul de façon involontaire, non plus. Et c'est pas la cigarette qui y changera grand chose. Même si je note que le goût est sensiblement différent des Lucky Strikes de Spence.

Et puis non clairement, ça remplace pas son corps. C'est ce qui me traverse l'esprit une fois que j'écrase le mégot sur un pylône de béton et le replace dans l'étui. Et c'est sans doute particulièrement con - leitmotiv de la soirée - mais je me suis surpris à héler un taxi - il a dû se perdre, celui-là - pour lui indiquer une adresse où j'ai finalement mis les pieds qu'une fois, dans Hammersmith. Le chauffeur payé, je l'ai même pas regardé partir, pourtant je suis pas entré de suite. J'ai juste levé la tête vers l'immeuble un instant avant de m'approcher de la porte et de taper le code que je l'ai vu entrer la dernière fois. Y a des fois, ça sert d'avoir une bonne mémoire visuelle...

Trois étages plus tard, je me retrouvais devant sa porte, à frapper quelques coups, secs et assez forts pour qu'il les entende. Il est temps que je tilte qu'il doit être plus de 3h du matin, et qu'il a pas forcément les mêmes horaires que moi en semaine... Oups...


Dernière édition par Nathanael Keynes le Lun 13 Aoû 2018 - 21:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   Lun 30 Juil 2018 - 11:19

BOUM ! BOUM ! BOUM !

Je grimaçai dans mon sommeil, quelque peu gêné par ces coups que je semblais pouvoir entendre. Mais cela faisait-il réellement partie du rêve que j’étais en train de faire ou étais-je réveillé sans vraiment en avoir conscience ? Je l’ignorai totalement et, à vrai dire, je m’en fichais un peu du moment que ces coups s’arrêtent ! Seulement, j’avais beau le vouloir de toutes mes forces (ce qui était une preuve flagrante que je n’étais pas en train de rêver – ou plutôt, que cela ne faisait pas partie de mon rêve) et j’avais beau virer dans tous les sens dans mon grand lit deux places, les coups ne se stoppèrent pas et il me semblait même qu’ils redoublèrent en intensité, ce qui finit réellement par me réveiller de ce demi-sommeil dans lequel j’étais plongé.

La tête dans le cul – normal, me direz-vous, puisque l’on venait de me réveiller –, j’ouvris un œil avec la plus grande des difficultés. C’était comme si chacun de mes cils portaient un poids et que je devais les soulever avec la seule force de ma paupière – et j’exagérais à peine. Je pus rapidement constater qu’il faisait encore nuit noire – ce qui témoignait avec plus ou moins de certitude que nous étions au beau milieu de la nuit –, avant de jeter un petit coup d’œil – expression tout à fait approprié à mon cas, puisque mon deuxième œil était encore fermé – aux chiffres fluorescents qu’indiquait mon radioréveil. Je mis quelques secondes à déchiffrer l’heure qui brillait en gros nombres sur l’appareil électrique – le temps que mon cerveau émerge du sommeil profond dans lequel il avait été plongé –, mais une fois que je réalisai pleinement l’heure qu’il était réellement, une colère indéfinissable se mit alors à gronder en moi et je m’extirpai de mes draps chauds et confortables avec une seule idée en tête : tuer l’enfoiré qui osait frapper à la porte de gens en plein milieu de la nuit.

Mais parce que je n’avais encore qu’un œil ouvert – le deuxième semblant collé à ma paupière du bas –, j’eus le malheur de me cogner le pied contre le meuble de mon bureau, puis de me prendre la porte de ma chambre en plein visage lorsque je l’ouvris. Ces « petits » incidents ne firent qu’accroître la rage que j’avais contre cet inconnu que je souhaitais sincèrement voir parti avant que je n’ouvre la porte d’entrée au risque de commettre un meurtre. Et j’avais vu assez de séries policières pour être capable de réaliser un crime parfait…

- Quoi ?! m’écriai-je avec rage, tout en ouvrant la porte brutalement. Avec mes cheveux qui partaient dans tous les sens, un œil à moitié ouvert et l’autre qui jouait encore les paresseux, j’étais très loin d’être à mon avantage, mais je m’en foutais royalement. Après tout, ce n’était pas comme si j’attendais quelqu’un au milieu de la nuit… Du moins... Pas « lui ». Qu’est-ce qu’il me voulait encore ? Et pourquoi venait-il frapper à ma porte à plus de trois heures du matin en plein milieu de la semaine ? Ne savait-il pas que les gens « normaux » travaillaient les jours de semaine ? Et puis, ce n’était généralement pas lui qui s’amusait à réveiller les gens le matin, mais sa voisine ! A croire que dès qu’il est là, mon sommeil en pâtie (et pas de la meilleure façon qui soit…). Putain, mais... Qu’est-ce que tu fous là, bordel ? Ta mère t’as jamais appris à lire l’heure ?
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MessageSujet: Re: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   Lun 30 Juil 2018 - 11:20

Un Tyler au réveil c'est... particulier. De mémoire du fameux samedi matin où il a donc fait la connaissance d'Adriel, particulièrement désagréable, même. En même temps, c'est jamais agréable d'être mal réveillé. Et c'est là que, donc, après avoir frappé plusieurs fois à sa porte, je me demande si je suis pas un peu en train de faire une belle connerie. Trop tard et... oui bah y a pas que son humeur du matin qui reste dans ma mémoire et j'ai pas vraiment envie de rebrousser chemin maintenant. Foutu pour foutu, comme on dit... Si je me fais vraiment jeter, il sera temps de rentrer, on verra à ce moment-là. Option assez envisageable, il faut bien admettre, reste à voir avec quelle dose de "pertes et fracas". Paraît qu'il se bat pas, je sais pas si je peux lui faire confiance là-dessus, mais j'espère pour le coup, parce que j'ai pas envie de me prendre son poing sur le coin de la tronche. Plutôt envie de le prendre lui, ce qui n'a rien à voir, niveau sensation, on en conviendra.

Et donc un Tyler au réveil au beau milieu de sa nuit, ça donne... ça.

« Quoi ?! »

La porte finit par s'ouvrir à la volée, sur un Playboy de très mauvais poil, évidemment, clairement pas bien réveillé - on se demande pourquoi - et étrangement, malgré les cheveux dans tous les sens et l'oeil qui disait clairement merde à l'autre, malgré son ton de voix peu amène - là aussi, on se demande pourquoi - je me retrouve à détailler son corps relativement peu couvert - mais encore trop à mon goût du moment. Avec un intérêt plus qu'évident. On est fin juillet, t'aurais pu avoir une tenue plus légère, t'es pas drôle... J'aurais eu une vue imprenable pour la peine, mais je vais me contenter de mes souvenirs pour l'instant.

« Putain, mais... Qu’est-ce que tu fous là, bordel ? Ta mère t’as jamais appris à lire l’heure ?
- Si. »

Mais qu'est-ce que vous voulez que je réponde de plus ? Rien de spécial, je sais lire l'heure, je sais qu'on est en plein milieu de la nuit et que ça se fait pas de réveiller les gens à cette heure-là - encore moins que le samedi matin, donc - mais d'une, c'est trop tard, et de deux, j'ai pas vraiment mieux en tête pour expliquer ma présence que de faire la démonstration de mes intentions. Je lui présenterai peut-être des excuses, plus tard, un autre jour, on verra, mais pour l'instant, c'est pas vraiment ma priorité. Loin de là. Ce qui l'est davantage, clairement, c'est de porter une main à sa nuque, approcher d'office son visage du mien, plaquer mon corps contre le sien et mes lèvres sur les siennes. Peut-être un chouïa agressif tout ça, non ? Tant pis, je vais pas le violer non plus, hein... Juste laisser courir ma main libre sur son corps par-dessus son T-shirt pour le moment, savourer ce contact, et le désir qui grimpe en flèche, à nouveau, après avoir été plombé et remplacé par une profonde frustration, y a moins d'une heure, merci Bellamy. Et j'espère bien que malgré le sommeil manquant, je vais rapidement lui faire partager mes envies, parce que j'ai pas vraiment pour objectif de voir cette porte se refermer elle aussi devant mon nez.
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MessageSujet: Re: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   Lun 30 Juil 2018 - 11:20

La deuxième fois… C’était la deuxième fois que je me faisais réveiller en moins d’un mois par la faute d’une seule et même conquête. Certes, cette dernière n’était pas directement responsable du premier réveil, mais j’étais chez lui au moment des faits, il avait donc une part de responsabilité. Et puis, cela était une de ses connaissances qui était venue frapper à sa porte, pas une des miennes – en même temps, cela aurait été quelque peu difficile puisque je n’étais pas chez moi et que personne ne savait où j’avais passé la nuit… En tout cas, deux fois dans un laps de temps aussi court, c’était trop. Surtout que, maintenant, il venait carrément jusque chez moi pour frapper à ma porte au beau milieu de la nuit et en pleine semaine. Ce n’était pas parce que son métier lui permettait d’avoir des horaires plus ou moins fixes en soirée que c’était le cas de tout le monde. Je n’étais pas barman dans un bar de quartier, mais développeur informatique. Et s’il m’arrivait de travailler en soirée et parfois même les weekends, ça restait tout de même assez épisodique. Tout dépendait des commandes que l’on recevait et l’été était toujours une période plutôt désertique à ce niveau-là.

En tout cas, il avait beau être un bon coup au lit – un excellent coup, je dirais même –, cela n’excusait en rien le fait qu’il vienne me violer la bouche chez moi à plus de trois heures du matin alors que je devais me lever dans à peine quatre heures pour aller au boulot. Je tentai d’ailleurs tant bien que mal de lui exprimer le fond de ma pensée, mais sa langue était enfoncée dans ma bouche et elle tournoyait à une vitesse folle autour de la mienne. J’essayai alors de reprendre le contrôle de mon corps, mais celui-ci était coincé entre le mur de la petite entrée qui donnait directement sur le salon et son propre corps tellement collé au mien que je pouvais parfaitement sentir son excitation à travers nos vêtements. Ses mains glissèrent sous mon haut dans le but évident de venir y caresser mon torse et, le sommeil avait beau continué de m’embrumer un peu l’esprit, celui-ci se dissipa petit à petit jusqu’à ce que je me sente pleinement réveillé. Je sentais que j’allais encore être grognon, moi, demain…

Je repris tout à coup mes esprits et en profitai pour écarter brusquement Nate de mon corps qui commençait légèrement à réagir à toutes ses caresses déplacées. Son dos cogna contre le mur d’en face et, totalement essoufflé par le baiser prolongé auquel j’avais eu droit – en gros, il n’avait pas quitté mes lèvres une seule seconde depuis qu’il s’était jeté sur moi comme un forcené (j’allais peut-être porter plainte, d’ailleurs…) – , je lui jetai un regard noir et ouvrit la bouche comme si je m’apprêtai à lui gueuler dessus.

- Je vais t’apprendre à réveiller les gens au milieu de la nuit… dis-je finalement, avant d’enlever rapidement mon T-shirt et de me ruer de nouveau sur ses lèvres. Mais cette fois, c’était mon corps qui bloquait le sien contre ce pan de mur et c’était mes mains qui se trouvaient sous son haut à caresser son torse. Et sans quitter ses lèvres, je l’amenai jusqu’à ma chambre. Nous traversâmes donc le salon – lui, forcé de marcher an arrière et moi, le guidant tant bien que mal –, tout en nous déshabillant. Bon, c’était plutôt moi qui le déshabillais à vrai dire puisqu’il ne me restait plus qu’un vêtement sur moi. Et lorsque nous entrâmes en trombe dans ma chambre, Nate était déjà torse nu.
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MessageSujet: Re: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   Lun 30 Juil 2018 - 11:20

Ok, je sais, je devrais pas être là, c'est moche de le réveiller à cette heure-là pour assouvir mes envies primaires et calmer ma frustration mais... Bah je me fais aucune illusion quant au fait qu'il me fasse rapidement comprendre si mes caresses lui donnent aucune envie, c'est pas comme s'il avait la langue dans sa poche. Enfin là pour l'instant, elle joue plutôt avec la mienne, et ça me va clairement très bien comme ça. Comme quoi il reste réceptif, même à trois heures du mat', intéressant à savoir. Mes mains se sont frayées un passage sous son t-shirt, cherchant le contact de sa peau, et à le faire réagir, lui, aussi. Je crois bien que ça commençait à fonctionner, d'ailleurs, pourtant il m'a repoussé d'un coup et mon dos a buté contre l'autre mur de son couloir. Regard noir, profonde inspiration, prêt à reprendre la parole et je crois que je m'attends au pire à cet instant, si bien que moi, je retiens mon souffle - pourtant légèrement saccadé bizarrement - attendant qu'il assène ce qu'il a à dire.

« Je vais t’apprendre à réveiller les gens au milieu de la nuit… »

Je crois qu'il faut une seconde à mon cerveau pour appréhender ce qu'il est en train de dire. Ou de sous-entendre, plutôt. Je crois que c'est son t-shirt qui tombe à terre qui me fait surtout comprendre. Et un sourire de vainqueur fleurit sur mes lèvres. Juste avant que ses lèvres ne viennent à nouveau les prendre et que je lui rende ce baiser avec un plaisir juste évident. Y a plein de circonstances où je déteste être aculé, bloqué dans mes mouvements, incapable de m'en sortir. Mais là, son corps contre le mien, plaqué contre ce mur, ne me dérange pas le moins du monde bizarrement, bien au contraire, et je n'ai aucun doute quant au fait qu'il s'en rende très bien compte. D'une main, j'ai poussé la porte, espérant la faire claquer, mais ne cherchant pas vraiment davantage à m'occuper de ce point de détail, tandis que l'autre s'emmêlait dans ses cheveux.

Un instant seulement, parce qu'il me pousse déjà vers sa chambre, en profitant pour retirer ma chemise, à mon plus grand plaisir. T'as raison, c'est pas très juste et j'ai légèrement l'impression que la température est en train de monter, pas toi ? Un instant, je dévore son corps du regard, encore. Ah... Playboy... Ca devrait être interdit d'être aussi diablement sexy, tu sais ça ? Bien sûr qu'il le sait, évidemment... Et ça va que je suis plutôt agile parce que je crois que j'aurais pu me planter douze mille fois sur le chemin jusqu'à sa chambre, en y allant à reculons comme ça. Mais quitter ses lèvres, là maintenant tout de suite, plus de trois secondes ? Sans façon. Enfin si, mais pour parcourir le reste de son corps des miennes, seulement, et le repousser vers le lit que je lui ai fait quitter y a trois minutes pour venir à nouveau contre lui arpenter son corps de mes lèvres et de mes mains. J'aurais peut-être des remords, demain matin, de l'avoir ainsi « utilisé » pour passer ma frustration de la soirée et assouvir mes envies tout à fait primaires mais... c'est pas comme si ça avait l'air de beaucoup le déranger, n'est-ce pas ?

« Tu sais bien que tu vas pas le regretter en même temps... »

Ouais enfin demain, ou plutôt tout à l'heure, je dis pas, mais pour l'instant, ce qui compte, c'est qu'on sait tous les deux que physiquement parlant, ça marche plutôt très bien tous les deux. Je sais juste pas trop bien si je continue mon monologue intérieur tout seul ou si je réponds avec trois métros de retard à ce qu'il disait dans le couloir, mais je crois que ça n'a pas trop d'importance, mon cerveau est plus trop actif, faut bien avouer, ça devient purement instinctif. Primal, presque. Le message est clair, c'est ce qui compte. Oui je l'ai réveillé à pas d'heure, mais on va passer un bon moment, c'est une certitude. Et on en a manifestement tous les deux très envie, pourquoi se priver dans ce cas, n'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   Lun 30 Juil 2018 - 11:20

Nous étions finalement parvenu sans trop d’encombres jusqu’à ma chambre, évitant avec succès les potentiels obstacles qui séparaient la porte d’entrée de celle de ma chambre comme le canapé ou encore l’un des deux fauteuils disposés à chacune des extrémités du sofa. Je réussis même l’exploit de lui ôter sa chemise, tout en le guidant à travers le salon dans le but d’éviter que l’on ne se cogne contre lesdits obstacles cités ci-dessus – qui avait dit que les hommes ne pouvaient pas faire deux choses à la fois ?... Une fois le seuil de ma chambre franchis, Nate reprit tout à coup le contrôle de la situation – comme si la vue de mon lit lui avait soudain donné un regain d’énergie (ou peut-être retirait-il un certain plaisir à me dominer dans mon propre appartement…). Il me poussa donc sur mon propre lit et je m’y affalai, sans oublier d’emporter dans ma chute le corps en feu de Nate. Je ne connaissais pas les raisons qui l’avaient poussé à venir frapper à ma porte un mercredi soir en pleine nuit (ou devrais-je plutôt dire un jeudi matin ?...), et je me fichais un peu de le savoir, mais c’était un aphrodisiaque parfait à sa libido. Pas qu’il ait eu besoin d’un quelconque énergisant le peu de fois où nous avions couché ensemble – la vue de mon corps semblant avoir parfaitement suffit –, mais je ne l’avais encore jamais vu aussi en forme qu’à ce moment précis.

- Tu sais bien que tu vas pas le regretter en même temps... dit-il en réponse à ce que je lui avais dit tout à l’heure, avant de me jeter comme un forcené sur ses lèvres. Et je savais bien qu’il était difficile de quitter ces morceaux de chair qui faisaient de moi un être si désirable (entre autres choses), mais il aurait tout de même pu intervenir avant… Enfin, je pouvais le comprendre : je faisais très souvent disjoncter les neurones de mes conquêtes.

- Ça, c’est à moi d’en juger… répondis-je simplement. Et j’inversai alors nos positions, me plaçant cette fois au-dessus de lui afin de le dominer – à croire qu’il ne recherchait que ça (ce qui ne me déplaisait pas, bien au contraire). Je dégrafai son pantalon avec des gestes un peu désordonnés – résultat d’un empressement nécessaire à tous les deux (il semblait pressé de satisfaire son désir sexuel et j’étais pressé de retrouver les bras de Morphée), puis, tel le professionnel que j’étais, je le lui enlevai, amenant son sous-vêtement en même temps. Le jeune homme se retrouvait donc complètement nu et à ma merci. Tu m’excuseras si je ne fais pas dans la délicatesse, mais je pense que tu n’es pas venu là pour ça, de toute façon… Et après cette petite remarque, je lubrifiai rapidement l’index de ma main droite avec ma salive, avant de le lui enfoncer tout aussi rapidement dans l’anus.
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MessageSujet: Re: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   Lun 30 Juil 2018 - 11:21

On dira bien ce qu'on voudra, mais s'il y a bien une chose qu'on peut pas lui retirer, c'est d'être particulièrement performant physiquement. Et dispo, donc, parce que finalement, malgré tout, ça le dérange pas plus que ça de s'occuper de moi à une heure aussi tardive... ou matinale, au choix. Traverser son appartement n'est finalement qu'une formalité, il guide, j'ai un souvenir assez précis de l'emplacement des meubles sur le chemin... Tout va bien jusque-là, et on se retrouve rapidement précisément à l'endroit que je voulais atteindre, dans le but évident d'atteindre le même plaisir que les fois précédentes. J'en doute pas une seconde, à vrai dire, autant pour lui que pour moi.

« Ça, c’est à moi d’en juger… »

Oh bah évidemment, il ne pouvait pas dire ça autrement n'est-ce pas ? Mais une fois encore, je me fais aucune illusion, je sais que je vais lui donner autant de plaisir que je vais en prendre - sinon il ne m'aurait pas laissé entrer, n'est-ce pas ? Enfin j'ai un peu forcé la porte, d'accord, mais c'est un détail, il m'aurait foutu dehors, assurément, s'il n'avait pas eu la moindre envie à assouvir. Et donc je suis en train de parcourir son corps de baisers et de caresses quand il décide d'inverser nos positions, se retrouvant donc au-dessus de moi. Je me laisse faire, en profite pour observer un instant encore son corps parfaitement dessiné tandis qu'il s'affaire à dégrafer mon pantalon. Agiles, les doigts de Monsieur Playboy, d'autant que les slims ne sont pas forcément les jeans les plus faciles à défaire, en règle générale, mais ça ne semble pas lui poser plus de souci que ça. Les converses à mes pieds un tout petit peu plus - ah les joies des lacets quand on est disons empressés... - mais il ne faut pourtant guère plus de quelques instants pour que je me retrouve complètement nu sur son lit.

« Tu m’excuseras si je ne fais pas dans la délicatesse, mais je pense que tu n’es pas venu là pour ça, de toute façon…
- Non pas vraim... Mmmh... »

Je me suis cambré quand ses doigts sont entrés en moi, laissant échapper un gémissement sans équivoque, tandis qu'une de mes mains s'est refermée sur ses draps. Et puis j'ai tendu l'autre bras vers lui pour l'attirer à nouveau à moi, cherchant un nouveau baiser. Dominant, dominé, ça a jamais vraiment eu lieu d'être pour moi. Autant dire qu'un homme domine forcément une femme quand il couche avec elle, sinon, et je suis absolument pas d'accord avec ça. Le plaisir, ça se partage, et de toute façon, pour ce qui me concerne, j'en prends de toutes les manières. J'ai bien l'intention de partager le mien avec le type que je viens de réveiller au milieu de la nuit, d'ailleurs. Et s'il est parti pour que ça fonctionne dans ce sens-là ce soir, soit.

Mes lèvres quittent les siennes tandis que les siens vont et viennent en moi, m'arrachant de nouvelles exclamations de plaisir dont je n'ai toujours pas appris à me priver, malgré la finesse de mes murs - ça tombe bien, on n'est pas chez moi. Et mes doigts quittent finalement ses draps et sa nuque pour parcourir son torse descendant vers son entrejambe encore couverte - ô injustice flagrante que j'ai bien dans l'idée de dénoncer... et réparer. Ce qui nécessite qu'il me libère un instant, cela dit, et ça n'a pas trop l'air d'être parti pour être dans ses objectifs les plus imminents... Pourtant ma main droite passe sous le vêtement qu'il porte encore et vient caresser un instant délicatement puis plus fermement son pénis - qui manifestait tout autant que le mien son désir qu'on s'occupe de lui -, jusqu'à se refermer sur lui et exercer un va-et-vient tout aussi jouissif que ses doigts en moi le sont, tandis que l'autre vient caresser avidement son fessier et que mon regard insistant en dit... assez long sur ce que je ressens, et sur mes envies. A peu près autant que les gémissements qui m'échappent plus ou moins régulièrement d'ailleurs, et qui ne risquent pas de s'amenuiser au fur et à mesure de nos ébats...
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MessageSujet: Re: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   Lun 30 Juil 2018 - 11:21

Les préliminaires. Cette partie indépendante de l’acte sexuel en lui-même – bien que primordiale dans notre communauté (j’avais définitivement horreur de ce mot…) – était généralement soit adorée par certains qui en usaient et abusaient parfois un peu trop à mon propre goût, soit détestée par d’autres qui préféraient passer directement aux choses sérieuses. Et si d’habitude j’étais de ceux qui aimaient attiser le désir sexuel avant de pouvoir le satisfaire (ce n’était pas totalement marrant, sinon), je m’en serais franchement bien passé à cet instant… Mais bon, je n’étais quand même pas assez sadique pour le pénétrer sans un minimum de préparation. Et bien que le fait qu’il ne puisse plus marcher demain matin (ou plutôt, dans quelques heures) ne me dérange pas outre mesure, il fallait tout de même qu’il puisse sortir de mon lit pour dégager de mon appartement.

Je pris donc particulièrement soin de le préparer à ma venue comme je l’avais déjà fait les deux dernières fois, bien que cette fois-ci était fait avec des gestes plus pressés et brutaux – ce qui n’avait pas l’air de vraiment le déranger si j’en croyais les petits soupirs et cris de jouissance qui sortaient de sa bouche. J’enfonçai donc un doigt rapidement lubrifié grâce à l’effet naturel de ma salive à l’intérieur de lui. Puis, un deuxième et un troisième. Mais je sentais son corps avoir déjà envie de plus, beaucoup plus, et un sourire satisfait étira mes lèvres avant qu’un de ses bras ne vienne accrocher ma nuque à la recherche d’un baiser que je lui offrais sans opposé de résistance. Ses mains se firent alors de plus en plus baladeuses, glissant sous mon short de pyjama – seule barrière encore restante à la pénétration – et se séparant dans le but d’attaquer sur deux fronts : l’une s’occupant de masturber ma virilité qui était à présent pleinement réveillé malgré l’heure tardive (ou matinale – tout dépendait du point du vue) et l’autre se chargeant de malaxer mes fesses dans une caresse qui traduisait parfaitement son impatience.

Pendant que ma main droite était toujours occupée à le préparer à ma venue prochaine, je tendis mon bras libre vers la table de chevet qui se situait juste à côté de mon lit et j’ouvris le deuxième tiroir afin d’y attraper les deux produits essentiels à un bon rapport : un préservatif et du lubrifiant. Je les posai juste à côté de nous sur le lit et pris d’abord le foil que j’ouvris d’un coup de dents. Je savais bien entendu qu’il était déconseillé d’ouvrir l’emballage d’une capote de cette manière au risque de déchirer le préservatif qui se trouvait à l’intérieur sans même s’en rendre compte. Mais les années d’expériences que j’avais dans cet art réservé à peu d’élu témoignaient de ma maîtrise de cette technique légèrement risquée. Je déroulai donc le morceau de latex le long de mon pénis allongé et grossi par l’excitation que la main de Nate lui avait procuré, avant d’ouvrir cette fois la petite bouteille de lubrifiant et d’en badigeonner généreusement sur mon érection. Une fois tous ces petits détails tout de même très importants réglés, j’enlevai enfin mes doigts de son intimité afin de les remplacer par mon sexe tendu et je le pénétrai de manière assez brusque, mais en faisant tout de même attention à ne pas lui faire mal non plus (nous étions là pour le plaisir, pas la douleur). Puis, je commençai les mouvements de va-et-vient. Et si d’habitude j’y allais toujours doucement dans le but d’augmenter en intensité et en vitesse au fur et à mesure de l’acte, je ne pris pas cette peine cette fois-ci, me montrant plutôt brut, voire bestial. Il était bien là pour baiser, de toute façon.
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MessageSujet: Re: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   Lun 30 Juil 2018 - 11:21

Il faut bien admettre que d'ordinaire, je suis plus... délicat, dirons-nous. Et les préliminaires à ce genre de parties de jambes en l'air, j'ai clairement plutôt tendance à ne pas les négliger. Pas du tout même. D'ordinaire, j'aime prendre mon temps, découvrir le corps de l'autre, les zones qui le font réagir, les caresses qui lui plaisent le plus... Mais ce soir, ça me passe au-dessus, et ça n'a pas grand chose à voir avec le fait qu'on a déjà couché ensemble et que donc, la découverte est moindre. Non c'est clairement que la frustration précédente a fait naître une envie pressante quie ses réponses plutôt positives à mes baisers n'ont fait qu'accroître, et je n'ai clairement plus aucune envie d'attendre. Enfin pas outre mesure disons, si bien que, puisqu'il s'en tient au minimum, ça me convient tout à fait.

Et il n'en doute sans doute pas le moins du monde, parce que mes réactions aussi bien corporelles qu'auditives sont absolument sans équivoques. Son puis ses doigts en moi attisent autant mon désir d'aller plus loin encore qu'ils me procurent un plaisir manifeste, et le petit sourire qui étire ses lèvres est tout aussi révélateur que mes gémissements. Je serais prêt à parier qu'il est fier de ses prouesses, là... Enfin quand mes neurones auront décidé de se reconnecter. Parce que pour l'heure, il n'y a absolument plus rien qui me traverse l'esprit, toute mon attention est clairement tournée vers ce qu'il se passe dans ce lit, vers ses doigts qui vont et viennent en moi, et les miens qui parcourent son corps, et mes lèvres sur les siennes, ma langue qui joue avec la sienne. Quand il s'écarte de moi, c'est pour étirer un bras vers la table de chevet où je sais d'expérience qu'il garde ce qui va nous être nécessaire très prochainement et je pince un instant les lèvres, retiens ma respiration sans trop m'en rendre compte.

Et tandis qu'il s'affaire à enfiler un préservatif - même avec toute l'envie du monde, je n'aurais de toute façon jamais accepté qu'il me pénètre sans - et à en lubrifier la surface - une étape nécessaire, j'ai envie de prendre du plaisir pas de crier de douleur non plus - ma main libérée de l'étreinte qu'elle réservait à son membre tendu par l'excitation est venue caresser son torse viril.

Enfin, il est entré en moi, plus vivement que les fois précédentes, et j'ai fermé un instant les yeux, gémissant sous les premiers à-coups de son corps contre (et dans) le mien. Les premiers cris d'une longue série ont commencé à m'échapper et avec le recul, je crois que ce n'est pas plus mal qu'on soit chez lui et pas chez moi, parce que l'isolation est manifestement meilleure ici qu'à Shoreditch... Mes jambes s'enroulent autour de lui, et j'accompagne ses mouvements, accentuant la profondeur, l'amplitude de son va-et-vient par les oscillations de mon propre bassin. Mes bras cherchent sa nuque, l'attirent encore à moi, ma bouche dévore la sienne - maigre rempart aux cris qui m'échappent à intervalles réguliers - et je laisse finalement mes lèvres arpenter son cou, le creux de son épaule, jusqu'à finir par mordiller légèrement sa peau, puis plus intensément.

J'ai franchement rarement pris autant de plaisir, aussi fort, en si peu de temps, et outre mes râles et mes ongles qui s'enfoncent quelque peu dans sa chair, la moiteur de mon corps contre le sien témoigne sans doute de l'intensité de nos ébats. Pourtant l'extase n'est pas encore à portée, et peut-être que, pour une fois, je vais regretter d'être si... endurant. Quoi que je ne serais clairement pas pleinement satisfait s'il ne prend pas, lui aussi, un pied d'enfer. Encore une fois, le plaisir, ça se partage, je crois bien que j'en démordrai jamais. Si bien qu'il est clair que je me laisserai pas complètement aller tant que ça sera pas son cas à lui aussi. Et tandis que mes lèvres repartent à l'assaut de sa clavicule, ma main descend vers ses fesses à nouveau, et plus précisément vers son anus duquel mes doigts s'approchent peu à peu, en caressant tout d'abord doucement les contours. Un moyen comme un autre de savoir si, si autre fois il y a - mais après tout, pour quelqu'un que je n'étais pas censé revoir, c'est bien la troisième fois qu'on finit dans le même lit si bien que l'éventualité n'est pas inconcevable - les rôles pourraient éventuellement s'inverser...
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MessageSujet: Re: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   Lun 30 Juil 2018 - 11:22

La peau de mon bassin claquait avec force contre ses fesses dans un rythme rapide et régulier, et à chaque mouvement que je faisais à l’intérieur de lui, je pouvais entendre les petits cris de plaisir de Nate résonner dans mes oreilles, ce qui élargit mes lèvres dans un sourire satisfait. Parce qu’aussi égoïste et égocentrique pouvais-je habituellement être dans la vie de tous les jours, il n’en était absolument rien lorsque je me retrouvais dans un lit. Bien sûr, une bonne partie de jambes en l’air ne pouvait décemment pas être satisfaisante si je n’en retirais pas un minimum de plaisir, mais le plaisir de l’autre était tout aussi important pour moi. Sinon, à quoi bon être un dragueur invétéré qui ramenait chez lui une personne différente chaque soir si c’était pour avoir une réputation de mauvais baiseur… Je mettais donc un point d’honneur à ce que mes conquêtes éprouvent autant de plaisir que moi au lit – si ce n’est plus. Ce comportement pouvait peut-être en étonner certains, mais ce n’était pour moi que de la simple logique qui me permettait d’ailleurs d’entretenir la petite réputation que j’avais réussi à me créer dans le milieu gay.

Les mouvements de mon bassin étaient toujours aussi intenses et, les mains caressant le haut de ses cuisses tout en écartant ses fesses pour faciliter la pénétration, je m’enfonçai toujours plus à l’intérieur de lui à chacune de mes allés et venues, aidé par ses jambes enroulées autour de ma taille et de son propre bassin qui ondulait en rythme avec le mien. Les râles de plaisir qui sortaient involontairement de ma bouche furent un instant étouffés par la bouche de Nate qui semblait avide de mes lèvres et de mon corps, avant de glisser malicieusement vers mon cou et le creux de mon épaule afin d’y déposer la marque de ses dents. J’espérais tout de même qu’il n’allait pas y aller trop fort parce que ma peau avait tendance à marquer vite et que, contrairement à certains, je bossais le lendemain… J’étais moi-même en train de lécher les contours de sa mâchoire jusqu’au lobe de son oreille – que je me fis un plaisir de mordiller – pour descendre ensuite ma langue le long de son cou, lorsque je sentis l’une des mains de Nate s’aventurer dangereusement vers une zone à risque : mon intimité. Je stoppai alors ce que j’étais en train de faire et je relevai la tête dans le but de plonger mes yeux dans les siens.

- Mais… c’est qu’on a les mains baladeuses… fis-je remarquer sur un petit ton coquin. Je laissai ensuite quelques secondes de silence avant de répondre sur le même ton : J’aime ça… Et je replongeai la tête dans son cou afin de continuer là où je m’étais arrêté.

Contrairement à ce que beaucoup de monde pensait, je n’étais pas seulement à placer dans la catégorie « actif » du sexe homosexuel. J’étais au contraire quelqu’un de très ouvert à ce niveau-là – ce qui me distinguait une nouvelle fois radicalement de l’homme que j’étais en société – et je m’adaptai volontiers aux différentes volontés de mes partenaires sexuels. Après tout, pourquoi se contenter d’un seul plaisir lorsque l’on en avait plusieurs ? Et puis, cela me permettait aussi d’élargir mes possibilités de conquêtes puisque je pouvais coucher avec tous les mecs qui se présentaient à moi.
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MessageSujet: Re: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   Lun 30 Juil 2018 - 11:22

C'est sans doute un point sur lequel on est d'accord. Contrairement à nombre d'autres, il faut bien avouer, la plupart de nos rencontres se soldent par disons... certaines tensions. L'entrevue avec Adriel au matin chez moi, la Garden Party, ça n'a pas été sans heurt, mais... disons qu'on trouve notre compte autrement. Dans un lit, par exemple. En même temps, je demande pas vraiment autre chose à ce type, même si par moments, j'ai bien envie de gratter un peu le vernis pour voir ce qu'il peut y avoir sous cette carapace assez... antipathique.

Enfin pour l'heure, ça me passe complètement au-dessus. Tout ce qui m'importe, c'est le plaisir que nous retirons l'un et l'autre de l'acte auquel nous nous adonnons, et si j'en juge par les râles de plaisir qui lui échappent à lui aussi, c'est assez réciproque – j'aurais été déçu du contraire cela dit. Mes lèvres viennent chercher les siennes, étouffant ses manifestations de plaisir, et je descends finalement vers son cou, retenant parfois les morsures auxquelles je pourrais clairement me laisser aller. Je ne sais pas à quel point sa peau peut marquer et même si une partie de moi trouverait certainement ça assez... narcissiquement plaisant de laisser un souvenir sur sa peau, je sais bien qu'il doit faire bonne figure demain, et ça n'est quand même pas très cool de l'afficher ainsi. Si bien que je descends suffisamment au niveau de sa clavicule pour que – sait-on jamais... - les éventuelles marques puissent être dissimulées par un t-shirt ou un col de chemise...

Les petits mordillements qu'il appose sur le lobe de mon oreille me rendent complètement fou, en a-t-il seulement la moindre idée ? Une des zones qu'il ne faut pas trop titiller, en fait, sous peine de faire naître une excitation certaine chez moi, mais... sans doute s'en est-il déjà rendu compte... Et quand mes doigts se sont rapprochés de son intimité, il a redressé la tête pour croiser mon regard, et je m'interroge un instant sur ce qu'il va en dire. Bien, pas bien ? Je me suis arrêté, peut-être pas anxieux mais au moins un minimum attentiste de sa réaction.

« Mais… c’est qu’on a les mains baladeuses… »

Quand bien même il n'aurait rien rajouté, le ton de sa voix aurait sans doute trahi ce qu'il en pensait, m'aurait encouragé à continuer. Et un grand sourire a fleuri sur mes lèvres. Et donc, plus encore lorsqu'il a repris, après quelques instants de silence :

« J’aime ça… »

Il n'a pas attendu une seconde de plus avant de replonger la tête dans mon cou, m'arrachant de nouveaux soupirs de plaisir, et j'ai repris l'exploration de son intimité, donc, là où je m'étais arrêté. Mieux même, après quelques caresses supplémentaires, j'ai fini par ramener mon majeur à ma bouche pour le lécher et donc y apposer ma salive avant de l'enfoncer dans son anus à mon tour, tandis que nos ébats se poursuivaient. Et clairement, c'est aussi bien qu'on ne soit pas chez moi, parce que clairement, je ne suis pas discret le moins du monde quant à ce qu'il me fait ressentir... Et lui non plus en fait...
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MessageSujet: Re: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   Lun 30 Juil 2018 - 11:22

Les petits cris de jouissance de Nate provoqués par mes caresses buccales, mais aussi et essentiellement par la pénétration, se firent légèrement plus intenses lorsque mes dents et ma langue vinrent jouer avec le lobe d’une de ses oreilles. Et un immense sourire satisfait qu’il ne pouvait voir étira alors mes lèvres à la découverte d’un de ses points sensibles que je n’avais pas trouvé jusqu’à maintenant. Comme quoi, même lorsque l’on couchait avec quelqu’un pour la troisième fois déjà, il était encore possible d’apprendre des choses sur la personne. Enfin, il allait tout de même falloir que ça s’arrête à un moment ou à un autre. Parce que s’il m’était déjà arrivé de coucher avec l’une de mes conquêtes plusieurs fois pour la simple et bonne raison que celle-ci était un excellent coup, je n’avais encore jamais couché avec l’une d’entre elles environ trois fois en l’espace de presque un mois. Certes, notre deuxième rencontre avait été accidentelle et la partie de jambes en l’air qui s’en était suivi ne nous avait servi qu’à évacuer toutes les tensions qui s’étaient déroulées précédemment, mais j’avais la très désagréable impression de ne voir et ne coucher qu’avec lui depuis un mois et cela ne me plaisait pas du tout…

Enfin, pour le moment, si, ça me plaisait. De plus en plus même, puisque le barman avait une fois de plus démontré sa bravoure en osant glisser un doigt au-delà des limites du bas de mon dos sans même savoir si j’étais du genre à accepter ce genre de caresses ou non. J’aurais très bien pu être un homosexuel seulement actif et qui refusait que l’on touche de trop près à ses fesses sous peine de se recevoir un pain dans la gueule… Mais heureusement pour lui, j’étais quelqu’un de très ouvert sur le plan sexuel et j’aimais ce genre d’initiatives qui se produisaient pour la toute première fois – il paraîtrait qu’il fallait une première fois à tout. Parce que c’était bien la toute première fois que l’une de mes conquêtes passives – puisque mes conquêtes actives étaient bien obligés de passer par derrière… – osait franchir cette limite imaginairement fixée par certains actifs, mais qui n’avait pas lieu d’être pour moi. Les autres devaient s’en doute me prendre pour Stuart Alan Jones de la série Queer as Folk (la version britannique, bien entendu – la version américaine n’étant qu’une pâle copie de notre série originale, comme beaucoup d’autres d’ailleurs…) : un être froid et cynique qui ne se laissait jamais prendre au lit. Et si je semblais avoir beaucoup de points communs avec ce personne de fiction, nous agissions tout de même différemment au lit (éviter de penser que le type avec qui il couche au début de la série se nomme Nathan et qu’ils finissent par devenir très proches…).

Nate, donc, entra un doigt à l’intérieur de moi et je poussai un petit cri de plaisir, commençant à me montrer quelque peu bruyant à présent. Heureusement pour moi, les murs de ma chambre n’étaient accolés à aucun appartement voisin et l’isolation des plafonds et des sols avait déjà fait ses preuves, il n’y avait donc aucune chance pour qu’un de mes voisins vienne se plaindre de quelconque nuisances nocturnes. Il entra ensuite un deuxième doigt et peut-être un troisième, mais je devais bien avouer que le plaisir était devenu tellement intense que mes sens étaient quelque peu brouillés pour que j’y fasse réellement attention. Je restais tout de même assez concentré et alerte pour que l’une de mes mains glisse entre nos deux corps en feu et que mes doigts viennent serrer le pénis de Nate, avant d’y initier un mouvement de bas en haut au même rythme que mes hanches qui claquaient toujours contre ses fesses – c’est-à-dire rapide et brusque.

Je n’étais plus que râles et cris de jouissance jusqu’à ce que le plaisir atteigne son apogée et que je me déverse à l’intérieur de Nate (ou plutôt du préservatif) dans un dernier cri. Tous mes muscles tendus jusque-là se relâchèrent d’un coup d’un seul et je m’affalai sur le corps du jeune barman qui était sans le moindre doute dans le même état que moi : complètement vidé, mais entièrement satisfait. Je me retirai ensuite de lui, retirai le préservatif usagé pour le jeter dans la poubelle qui se situait à proximité de mon lit (oui, j’avais fait dans le pratique) et me laissai tomber de mon côté du lit – le gauche – dans le but de retourner dans les bras de Morphée (en espérant qu’une certaine personne allait me laisser dormir, cette fois).

- Maintenant, tu la fermes et tu dors, dis-je sur un ton ferme et tout ce qu’il y avait de plus sérieux. Je ne voulais pas l’entendre. Il avait eu ce qu’il voulait, maintenant, il fermait sa bouche – qu’il avait grande, parfois – et il dormait. Il avait déjà de la chance que je ne le vire pas de chez moi à coup de pied dans le cul, et après ce que je lui avais mis, il valait mieux le ménager pour le moment…
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MessageSujet: Re: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   Lun 30 Juil 2018 - 11:22

On en découvrait donc bel et bien toujours sur son partenaire, au fur et à mesure des rencontres... en tous les cas, lorsque celles-ci restaient récentes, ce qui était le cas de la quasi totalité de mes aventures. Katee exceptée, mais elle, c'était un cas particulier. Lui réalisait que le lobe de mes oreilles était une zone particulièrement érogène chez moi, et moi qu'il pouvait manifestement prendre du plaisir aussi par la pénétration. Je dois bien avouer que je n'aurais pas forcément complètement misé là-dessus et que ça aurait pu être un pari assez risqué. Mais comme on dit, qui ne tente rien n'a rien, je lui faisais bien assez confiance pour me signifier si ça le dérangeait et j'avait été plutôt ravi de constater que ce n'était pas le cas. Je ne suis manifestement pas le seul à ne pas être cantonné à un rôle ici, et je trouve ça assez... intéressant. Et pouvoir lui procurer encore plus de plaisir, c'est d'autant plus jouissif pour moi que les manifestations de celui-ci chez lui se font de plus en plus sonores.

Les miennes aussi, d'ailleurs, et plus encore lorsqu'une de ses mains vient serrer mon pénis et y exercer un mouvement de va-et-vient qui décuple mes sensations - et mes cris, donc, par la même occasion, qui se mêlent aux siens, jusqu'à ce que l'un comme l'autre atteignons l'extase. Un orgasme violent, intense, qui nous laisse alors tous deux extatiques et épuisés. A en juger par la façon dont il s'est laissé tomber sur moi, le temps de reprendre peut-être un peu de souffle, il est dans le même état que moi - j'aurais été déçu du contraire, là aussi, je dois bien avouer. Mes jambes jusque-là enroulées autour de sa taille retombent de part et d'autre de lui, et ma main droite le quitte pour reposer finalement sur le lit, tandis que l'autre caresse machinalement son dos. J'ai les yeux clos, abandonné à ce moment de jouissance que j'étais venu chercher et que j'ai finalement obtenu...

L'instant d'après, Tyler se redressait, quittait mon corps pour retirer le préservatif à présent usagé et s'étendre sur la partie gauche de son lit, me laissant grâcieusement occuper l'autre.

« Maintenant, tu la fermes et tu dors. »

Je peux pas m'empêcher de penser que j'aurais pas été super surpris qu'il me foute dehors juste maintenant, mais je retiens la réplique qui aurait pu passer la barrière de mes lèvres - comme quoi on peut avoir une grande gueule et apprendre à la fermer de temps en temps. Certes, il avait manifestement trouvé son compte aussi dans tout ça - c'est pas comme si ça avait vraiment eu l'air de lui déplaire tout du long quoi... -, mais ça n'empêchait pas que je l'avais réveillé au milieu de la nuit pour assouvir mes envies et me défaire d'une certaine frustration, j'en avais bien assez fait comme ça. Alors je me suis décalé sur la droite, lui laissant plus de place - et puis j'ai bien compris qu'il fallait pas que je me colle à lui la dernière fois, même si lui est revenu se coller à moi dans son sommeil - pour le reste de sa nuit. A vrai dire, dans l'état d'extase dans lequel je suis, avec une belle quantité d'endorphine dans le sang, je risque plus de le déranger bien longtemps. Je crois pas qu'il faudra plus de cinq minutes pour que je gagne les bras de Morphée à mon tour.

N'empêche, j'aurais sans doute pas eu ce que je voulais ce soir chez tout le monde...
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MessageSujet: Re: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   Lun 30 Juil 2018 - 11:22

Sept heures. Le radioréveil qui était posé sur ma table de chevet du côté du lit où j’avais l’habitude de m’endormir (parce que, possédant un lit deux places, il n’était pas rare que je profite de tout l’espace à ma disposition au cours de la nuit) s’enclencha soudain, me réveillant alors en sursaut sur une musique pop que les adolescents d’aujourd’hui devaient très certainement adorer, mais qui ne me donnait personnellement même pas envie de bouger mon corps. Je tendis le bras le plus proche de l’appareil dans le but de l’éteindre et je repris la position dans laquelle j’étais avant de me faire réveiller, juste le temps d’émerger après le sommeil agité que j’avais vécu cette nuit. Il faut dire que se faire tirer du lit en plein milieu de la nuit par un type qui venait frapper à votre porte pour la simple et bonne raison qu’il avait envie de baiser pouvait en effet être la cause de la perturbation d’un sommeil tranquille. D’ailleurs, en parlant du perturbateur en question, je le sentis bouger un peu sous les draps juste à côté de moi, mais aussi et surtout, sous mon bras qui reposait passivement sur son corps (sa taille, pour être plus précis). Et ce geste totalement inhabituel de ma part me fit relever tout à coup la tête, me sentant à présent pleinement réveillé, et je retirai mon bras brusquement comme si le simple contact de nos peaux m’avait brûlé.

- What the… commençai-je en chuchotant, mais je ne prononçais pas le mot « fuck », bougeant simplement les lèvres – une vieille habitude que j’avais prise pour éviter que l’on ne critique le mauvais langage que je pouvais avoir parfois. Et je ne savais même pas pourquoi je m’étais mis à chuchoter puisque je me fichais pas mal de le réveiller (sept heures était au moins une heure raisonnable, surtout en semaine). Une chose que j’allais d’ailleurs m’empresser de faire afin que ce parasite vire le plus rapidement de chez moi. Je me demandais bien pourquoi je l’avais ramené dans mon appartement la dernière fois que nous nous étions rencontrés… Après tout, c’était déjà le genre à piquer le numéro de téléphone portable pendant que je dormais, il était donc évident qu’il serait aussi le genre à débarquer à l’improviste à la porte de chez moi à n’importe quelle heure du jour et de la nuit… Mais dans quelle merde je m’étais foutu… J’étais donc sur le point de le réveiller lorsqu’une idée brillante éclaira mon cerveau (je pouvais presque voir la petite ampoule qui s’illuminait au-dessus de ma tête) et je me levai de mon lit sans faire de bruit et en bougeant le moins possible afin de ne pas le réveiller, un petit sourire mauvais aux lèvres.

Je sortis ensuite de ma chambre et je me dirigeai vers la salle de bain dans le but de me préparer – je n’étais malheureusement pas dispensé du boulot… Je pris une bonne douche chaude, nettoyant avec soin mon corps encore moite par cette nuit agitée, et fit le nécessaire pour être enfin prêt à aller bosser – ce qui incluait le rasage, le brossage de dents et de cheveux et l’habillage, bien entendu. Je pris ensuite le seau que j’utilisais habituellement pour laver les sols et je le remplis à un peu plus de la moitié, avant de retourner dans ma chambre, le sourire mauvais s’étant transformé en sourire sadique. Je mis alors mon idée brillante à exécution en déversant l’eau sur le visage de Nate.

- Ça t’apprendra à réveiller les gens au milieu de la nuit ! annonçai-je simplement en posant le seau par terre. Puis, je repartis en direction du salon tout en nouant ma cravate – dernier élément à ma tenue d’aujourd’hui. Bon, t’as environ (je jetai un coup d’œil à ma montre avant de continuer) cinq minutes pour t’habiller et quitter mon appart’. Si t’es pas prêt dans le temps imparti, je n’aurai aucun scrupule à te foutre dehors à poil. Capiche ?
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MessageSujet: Re: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   Lun 30 Juil 2018 - 11:23

Cinq minutes chrono en main. C'est sans le moindre doute le temps que j'ai mis pour m'endormir, au max. Et à peu près le temps que je vais avoir ce matin pour me bouger le cul, donc. Le réveil de Playboy m'a tiré des bras de Morphée bien contre mon gré, et j'ai dû grogner un peu, refusant catégoriquement de me lever réellement. Pas très consciemment, cela dit, pas plus que je n'étais complètement conscient du bras qui reposait sur ma taille jusqu'à ce que celui-ci s'en aille.

« What the… »

J'ai dû vaguement entendre ça, encore à moitié endormi, mais j'ai pas vraiment percuté. Je savais bien que je serais réveillé trop tôt à mon goût ce matin, mais le savoir et le vivre réellement, ça reste deux choses différentes. Là, j'ai qu'une envie, envoyer bouler son réveil et planquer ma tête sous l'oreiller... Wait... Autant le réveil, j'y ai pas touché vu qu'il l'a éteint tout seul, autant l'oreiller a effectivement fini sur ma tronche. Enfin le temps que je me retourne et que j'émerge encore de sous lui. Mauvaise idée, d'ailleurs, mais puisque je dormais encore à moitié, je ne m'en rendais pas compte encore.

Parce que voilà, après s'être préparé discrètement, Tyler était revenu près de moi sans bien évidemment que je m'en rende compte puisque je m'étais royalement rendormi, et je me suis retrouvé avec un demi seau d'eau fraîche sur la tronche. Autant dire que je me suis réveillé d'un coup, redressé en sursaut sur son lit, l'air hébété, le temps que mon cerveau intègre ce qu'il venait de se passer.

« Ça t’apprendra à réveiller les gens au milieu de la nuit !
- Saloperie... »

C'est sorti tout seul, de même que je me suis légèrement ébroué comme si je voulais ainsi retirer l'eau qui imbibait mes cheveux - ce qui n'eut pour effet que de balancer des gouttelettes un peu partout autour de moi sans changer grand chose à mon état passablement trempé.

« Bon, t’as environ cinq minutes pour t’habiller et quitter mon appart’. Si t’es pas prêt dans le temps imparti, je n’aurai aucun scrupule à te foutre dehors à poil. Capiche ?
- Ouais ouais ça va... »

Je me suis passé les mains sur le visage, puis dans les cheveux, avant de faire le tour de la pièce des yeux. Ok... C'est pas le tout, mais mes fringues maintenant... Et tandis que je me mets en quête de mes vêtements légèrement éparpillés un peu partout, je rajoute :

« Et j'ai le droit à une serviette ou je finis d'inonder ton lit pour m'essuyer la tronche ? »

Sourire narquois. Je suis pas vraiment du matin, et ce genre de réveil me met pas forcément de bonne humeur, mais on dira quand même que c'est de bonne guerre parce que bon, je l'ai bien réveillé à 3h du mat' quoi. N'empêche que je suis tout à fait prêt à utiliser ses draps sans le moindre scrupule - ils sont plus à ça près, n'est-ce pas ? - et je me rends même pas compte que dans la bataille, le petit étui à cigarette qui encombrait une de mes poches a gentiment viré et roulé sous un meuble. J'y pense même pas vraiment en fait, comme je repasse mes fringues - la chemise attendra le salon, elle a valdingué quelque part là-bas - et j'ai le sentiment d'avoir tout ce qu'il me faut comme mon portefeuille, mon portable et mes clefs sont bien gentiment à leur place. La douche et le café attendront chez moi si je comprends bien. T'es pas drôle Playboy...

« N'empêche, ok t'as mal dormi, mais... fais pas genre t'en as pas profité aussi, t'étais pas plus discret que moi... »

Bien loin de là, et mon petit sourire satisfait en dit long d'ailleurs...
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MessageSujet: Re: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   Lun 30 Juil 2018 - 11:23

- Saloperie...

Voilà le premier mot qui sortit de la bouche de Nate de si bon matin, ce qui était tout à fait compréhensible lorsque l’on se recevait un seau d’eau en pleine tronche alors que l’on était tranquillement en train de dormir. Mais je n’avais pas pu m’en empêcher et cette petite facétie – qui me faisait beaucoup rire, je devais bien l’admettre – valait même la peine d’avoir inondé mes draps (tout comme le matelas et les oreillers) que j’allais devoir faire sécher avant de me remettre au lit ce soir. Tant pis ! Voir la tête hébétée de Nate qui avait du mal à réaliser ce qui était en train de lui arriver valait tous les draps mouillés du monde – bien que j’espérais tout de même que ça sécherait vite parce que je n’avais pas très envie de dormir sur le sofa ce soir…En tout cas, le fait de se recevoir de l’eau froide en pleine tête n’avait pas uniquement eu pour résultat de le réveiller puisqu’il m’était également possible de remarquer à quel point le barman pouvait être sexy avec ce corps mouillé. Je matai d’ailleurs discrètement les gouttes d’eau qui coulaient lentement le long de son torse – que j’avais eu le plaisir de toucher encore hier soir – tandis qu’il se passait une main dans les cheveux pour y enlever le maximum d’eau. Mais je détournai bien vite le regard, cette vision étant beaucoup trop excitante pour mon propre bien… Je devais partir pour le boulot dans un peu moins d’un quart d’heure, ce n’était donc pas le bon moment de me laisser aller à mes pulsions primaires de mâle obsédé par le sexe.

- Ouais ouais ça va... râla-t-il lorsque je lui indiquai le temps exact qu’il avait pour récolter toutes ses affaires, se rhabiller et quitter mon appartement. Cinq minutes, c’était largement suffisant, non ? Désolé pour lui si je n’offrais pas de douche, ni de petit déjeuner, mais ce n’était pas un hôtel ici – même s’il pensait peut-être qu’il avait le droit de tout se permettre, comme le fait de débarquer à plus de trois heures du matin alors que je dormais profondément (oui, je n’avais pas encore digéré cette histoire !)… Et pendant qu’il ramassait ses affaires éparpillés un peu partout sur le sol de mon appartement, je me dirigeai vers la cuisine dans le but de me préparer un bon café bien mérité. Je pris l’une de mes tasses préférées, la posai sur la machine en-dessous du petit tuyau d’où devait normalement sortir le café et mis une capsule de café à l’endroit approprié. Ces nouvelles machines – plus tellement nouvelles de nos jours – étaient tellement pratiques ! Et j'ai le droit à une serviette où je finis d'inonder ton lit pour m'essuyer la tronche ? résonna la voix de Nate à travers le salon – pièce principale qui faisait le lien entre toutes les autres pièces de le maison (c’est-à-dire la cuisine, la salle de bain et ma chambre). J’attendis que mon café soit prêt pour retourner dans ma chambre où se trouvait toujours Nate et je lui balançai le torchon que je venais de prendre dans la cuisine et que j’avais posé sur mon épaule à la figure.

- Prends ça. Je l’utilise d’habitude pour essuyer la vaisselle, fis-je avant de boire une longue gorgée de mon café brûlant. Enfin, le peu de vaisselle que j’avais à faire puisque j’avais un lave-vaisselle, ce qui sauvait la vie. Certes, je n’étais pas vraiment agréable, mais il s’attendait à quoi, franchement ? A ce que je lui apporte le petit déjeuner au lit et que je lui prépare un bain moussant avant de lui laver le dos ? A ce point-là, ce n’était même pas du rêve, mais de la fantaisie…

- N'empêche, ok t'as mal dormi, mais... fais pas genre t'en as pas profité aussi, t'étais pas plus discret que moi... tenta-t-il de défendre le fait d’avoir débarqué chez moi en plein milieu de la nuit.

- J’ai pas dit le contraire, dis-je simplement en prenant appui avec l’un de mes bras sur le chambranle de la porte, tandis que je reprenais une gorgée de caféine. Mais la prochaine fois que t’as une envie pressante de satisfaire ta libido, oublie-moi. Parce que si je te retrouve à frapper à ma porte à une heure aussi matinale que cette nuit, c’est mon poing dans la gueule que tu te prends. On est bien clair ? finis-je par demander, plus pour être sûr qu’il ait bien compris qu’autre chose. J’avais dit tout cela sur un ton parfaitement calme, mais la froideur de ma voix montrait que j’étais très sérieux. J’avais beau avoir pris mon pied comme jamais cette nuit, si je revoyais son joli minois à ma porte à une heure indécente, j’allais devoir le lui abîmer. Je jetai un rapide coup d’œil à la montre suisse et coûteuse que je portais au poignet gauche, avant d’annoncer : Quatre minutes.
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MessageSujet: Re: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   Lun 30 Juil 2018 - 11:23

Il y a plus agréable comme réveil on en conviendra. La douche froide, ça a jamais trop été mon truc. Ca fonctionne cela dit, parce je ne suis vraiment plus au pays de rêves, loin de là... La voix plutôt froide de Playboy, l'ultimatum fort peu sympathique - et contrairement à certains, je suis quand même pas exhibitionniste non plus donc l'idée de me retrouver à poils sur le palier ne me tente pas vraiment - et le seau d'eau sur la tronche, ça a effectivement de quoi faire passer l'envie de remettre ça. Et le torchon dans la tronche en guise de serviette guère plus.

« Prends ça. Je l’utilise d’habitude pour essuyer la vaisselle. »

J'ai secoué la tête, levé les yeux au ciel, mais je me suis pas plus démonté que ça tant que ça avait l'air à peu près propre et sec, et j'ai donc pris le temps de frotter ma tignasse dégoulinante avec, histoire de pouvoir sortir de là sans donner à ma chemise le même état que son lit, avant de le passer sur le haut de mon dos et mon torse. Mouais, la douche va vraiment être nécessaire parce que les vestiges de cette nuit sur mon ventre ne sont pas vraiment ce qu'il y a de plus glamour. Quoi que les souvenirs qu'ils rappellent soient légèrement excitants, mais... ça n'est pas le moment, j'ai bien pigé, ouais.

L'odeur du café me titille les narines, mais là encore, je ferme ma gueule et me promets de me venger une fois chez moi, laçant plus ou moins tranquillement mes converses tout en lui faisant remarquer que j'étais pas le seul à avoir pris mon pied cette nuit.

« J’ai pas dit le contraire. Mais la prochaine fois que t’as une envie pressante de satisfaire ta libido, oublie-moi. Parce que si je te retrouve à frapper à ma porte à une heure aussi matinale que cette nuit, c’est mon poing dans la gueule que tu te prends. On est bien clair ?
- Crystal clear. A vrai dire, j'aurais pas vraiment été surpris de le prendre dans la gueule cette nuit. Pas que ça me manque, cela dit. »

Non parce que soyons clairs, le jour où ça arrive, je finis au sol, clairement. Je déteste la violence, et elle me le rend bien : je pense clairement que vu sa carrure, je me prends son poing sur le coin de la tronche, je finis étalé pour le compte. Bon. Faisons le tour. Je suis presque fringué, reste à passer Playboy pour aller retrouver ma chemise quelque part dans le salon, j'ai ce qu'il faut dans mes poches et à défaut d'être complètement sec, je vais plus inonder tout l'appart en le traversant.

« Quatre minutes.
- Ca va, je suis large… »

Et tant qu'à être large, je détaille la silhouette de mon amant de cette nuit, savamment dissimulée sous une chemise blanche ajustée, un pantalon ultra-class noir qui doit particulièrement bien mouler ses petites fesses, le tout agrémenté d'un gilet noir de costume noir et d'une cravate assortie. Difficile de résister à l'envie de tout lui arracher là maintenant tout de suite, de littéralement lui sauter dessus... Mais là par contre quatre minutes, ça va vraiment pas être large.

« Putain ce que t'es sexy... Tu les fais tous tomber au taff aussi, c'est pas possible... »

Ou alors il est entouré que d'hétéros - ou pire que de nanas, mais non, il tiendrait pas deux minutes - et il doit être déçu... Quoi que ça le dérange pas de tenter le coup avec un mec hétéro quand même, si j'en crois son gringue éhonté envers Spencer, et ses dires que ça marche parfois, selon ses vantardises. Ok, je vais remballer ma langue, je dois vaguement ressembler au loup de Tex Avery là, et partir en quête de ma chemise perdue, soyons raisonnables deux minutes - pas plus, après je suis sur le palier de toute façon. J'ai beau donner l'air de tout prendre à la légère 100% du temps, c'est absolument pas vrai dans certains cas de figure - quand ça concerne mon taff, par exemple, quel qu'il soit, ou comme là quand le message passé est on ne peut plus clair. Je me suis levé, ai replié le torchon gracieusement prêté relativement tranquillement, avant de venir me planter devant lui - après tout, il bloquait la sortie, là - et de reposer ledit torchon sur son épaule, un peu de la même manière qu'il était venu avec d'ailleurs...

« Je te déconseille de le réutiliser pour ta vaisselle, donc... »

Et sinon c'est pas que je veux pas te laisser tranquille - enfin c'est pas vraiment mon envie première, parce que je refrène vraiment une furieuse envie de l'embrasser là, mais bref - mais tu bloques la passage Playboy. Les mains bien tranquillement replongées dans les poches, planté à quelques dizaines de centimètres de lui, je le fixe droit dans les yeux, sans plus bouger. Et je me fais aucune illusion quant au fait qu'une certaine tension libidinale puisse être sensible là, mais c'est pas comme si ça me dérangeait vraiment, bien loin de là... Bon le fait d'être à dix centimètres d'un bon café sans pouvoir y toucher, davantage, mais c'est un détail, dirons-nous...
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MessageSujet: Re: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   Lun 30 Juil 2018 - 11:23

Il m’avait demandé une serviette ? Eh bien, il n’aurait le droit qu’à un torchon. Comme je l’avais fait remarquer précédemment, mon appartement n’était pas un hôtel et, puisque je ne comptais pas lui laisser le temps de prendre une douche (même s’il en avait clairement besoin après la nuit que l’on avait passée), une serviette n’était pas indispensable. Nate prit donc le torchon que je lui avais lancé une fois de plus en pleine poire (je devais bien admettre que je ressentais un plaisir sadique à lui en foutre plein la gueule) et, après un roulement d’yeux très significatifs en réponse à ce que je venais de dire, il s’en servit de bonne grâce dans le but de sécher un peu ses cheveux. Bien sûr, il les avait encore humides, mais cela arrangeait bien mes affaires, à vrai dire, – ou plutôt ma libido – parce qu’il était toujours atrocement sexy avec les cheveux mouillés et en bataille. Mais je résistai à la tentation de lui sauter dessus afin de reproduire ce que nous avions fait cette nuit et préféra au contraire lui détailler les risques qu’il encourait s’il s’amusait à recommencer à venir frapper à ma porte au beau milieu de la nuit.

- Crystal clear, confirma-t-il le fait qu’il avait bien intégré tout ce que je venais de dire. De toute façon, s’il préférait ignorer mes avertissements et revenir m’emmerder à trois heures du matin un jour de semaine, c’était à ses risques et périls… A vrai dire, j'aurais pas vraiment été surpris de le prendre dans la gueule cette nuit. Pas que ça me manque, cela dit.

C’est au moment où j’allais lui dire que ça pouvait toujours se faire – qu’il se prenne un coup de poing dans la gueule, j’entends – qu’il ajouta sa dernière phrase. Dans tous les cas, contrairement à ce que beaucoup de gens pouvait penser de moi, je n’étais pas quelqu’un de violent. J’étais antipathique, cynique, froid, désagréable et d’autres mots encore pas très sympathiques – tout comme moi –, mais il y avait tout de même une chose que je n’étais pas : je n’étais pas violent – désolé d’en décevoir peut-être certains… Bien sûr, il m’était déjà arrivé d’user de mes poings, mais uniquement lorsque l’on m’y forçait, comme par exemple avec des homophobes que je n’avais pas réussi à faire fuir et qui voulait me mettre à terre pour me punir de mon arrogance de « petite tapette ».

- Ca va, je suis large... s’exclama-t-il, l’air tranquille, lorsque je lui annonçai le temps qui lui restait pour se préparer avant que je ne le foute à la porte de chez moi – et que je ne quitte mon appartement pour aller travailler, surtout. Puis, comme pour illustrer ses paroles, il resta planté sur mon lit tel un idiot qui bavait devant un bon steak tartare. Parce que je n’étais pas dupe. Je pouvais parfaitement remarquer qu’il était en train de me déshabiller du regard de la manière la plus indécente et la plus sexy qui soit – la discrétion est lui ne faisait pas bon ménage, apparemment… Je l’observai tranquillement en train de m’observer, tout en continuant de boire ma tasse de café dont le contenu diminuait petit à petit. Putain ce que t'es sexy... remarqua-t-il finalement à voix haute, amenant un petit sourire au coin de mes lèvres.

- Je sais, dis-je simplement, avant de reprendre une gorgée de mon café plus très brûlant.

- Tu les fais tous tomber au taff aussi, c'est pas possible... continua-t-il alors sur le même ton limite émerveillé. On dirait un enfant qui voit un feu d’artifice pour la première fois…

- J’ai pour principe de ne pas coucher avec mes collègues, expliquai-je de bonne grâce – parce que, oui, je n’avais pas pour habitude de parler boulot avec l’une de mes conquêtes… C’était malsain. De toute façon, la plupart d’entre eux sont mariés à leur ordinateur, alors…

- Je te déconseille de le réutiliser pour ta vaisselle, donc... dit-il ensuite après avoir sagement reposé le torchon qu’il avait plié tel un bon petit homme de ménage sur mon épaule. Puis, il resta une nouvelle fois planté devant moi, attendant on-ne-savait-quoi, cette petite lueur qui brillait toujours dans son regard.

- C’est moi qui te fais envie ou c’est mon café ? demandai-je, une pointe d’amusement dans la voix. Je bus d’ailleurs une dernière gorgée, avant de lui refiler la tasse dans laquelle il ne restait qu’un fond de ce liquide noir et amer. Allez, tiens ! Je suis d’humeur généreuse. Je me dirigeai ensuite vers mon lit avec la ferme intention d’étendre les draps et oreillers dans le but de faire sécher tout ça, pendant que Nate finissait de s’habiller. Plus que trois minutes, annonçai-je, le tenant encore au courant du temps qu’il lui était encore imparti.
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MessageSujet: Re: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   Lun 30 Juil 2018 - 11:23

Dommage que je sois quelque peu... occupé autrement, parce que si j'avais eu ne serait-ce qu'un petit aperçu de son regard, je ne suis pas sûr que j'aurais résisté à l'envie de lui sauter à nouveau dessus, je dois bien avouer. Pour l'heure, pas que l'envie me manque - sérieusement, c'est une torture de voir un mec aussi bien fout dans une tenue aussi attirante et de devoir se restreindre surtout quand on sait comment ça peut terminer - mais comme je le disais, je n'ai pas vraiment l'intention de me prendre son poing dans la tronche. Même s'il dit ne pas être violent - ce qui en soit m'arrange bien, faut admettre.

Bon, ça m'empêche quand même pas de jouer un peu, tant qu'il me reste un peu de temps. Et de profiter de la vue, aussi. Pourquoi je me priverai, d'ailleurs ? C'est pas comme si on savait pas tous les deux pourquoi je suis là, n'est-ce pas ? J'ai rien à cacher, certainement pas le fait que je le trouve terriblement séduisant parce qu'une fois encore, je ne serais pas là sinon.

« Je sais. »

Evidemment qu'il sait. C'est pas comme s'il n'était pas encore plus sûr de lui que je peux l'être. Comme là, face à lui, même si oui, je dois avoir l'air d'un môme devant un sapin de Noël. Sauf que j'ai plus cinq ans, et que c'est pas trop la hotte du père Noël que j'ai envie de déballer...

« J’ai pour principe de ne pas coucher avec mes collègues. De toute façon, la plupart d’entre eux sont mariés à leur ordinateur, alors...
- Boring... »

Et ça, je le pense réellement. Personnellement, j'adore mon job, même si certains clients sont relous, et même si c'est pas vraiment là où je pense finir ma vie. Le journalisme m'a toujours attiré, ça n'est pas prêt de changer, mais c'est sûr que la partie derrière le bureau risque de moins me faire fantasmer que l'investigation en elle-même... Surtout si mes futurs collègues sont comme les siens, mariés à leurs laptops. Boring, really... Mais plutôt que de penser à ça, je préfère admirer la vue... et le parfum aussi, au passage...

« C’est moi qui te fais envie ou c’est mon café ?
- Both... »

J'ai aucun intérêt à lui mentir, de toutes les façons.

« Allez, tiens ! Je suis d’humeur généreuse. »

Et ça me vaut donc le fond de sa tasse...

« Charming... »

De là à ce que je m'en prive... Je m'attends clairement pas à en obtenir plus alors non, je ne laisse pas le fond de café là où il est bien au contraire, mais le savoure tranquillement tout en cherchant dans le salon où je peux avoir laissé partir ma chemise la veille - ce qui vu le peu de café ne prend pas douze mille ans, on s'en doute - mais ma chemise est tout aussi rapidement retrouvée, et remise sur mes épaules tandis que je ramène sa tasse dans l'évier. Oui bon bah j'ai des habitudes, d'accord... Et rincer la tasse en fait partie, mais le café séché, ça marque, c'est chiant... Hum...

« Plus que trois minutes...
- Tu sais... Tu n'es peut-être pas obligé de te taper tout le compte à rebours, hein... Je vais te foutre la paix... »

Je le dévore encore des yeux un instant, à mon tour appuyé sur le chambranle de la porte.

« A moins bien sûr que tu n'aies besoin d'un coup de main... »

Ou d'autre chose, mais j'y crois pas trop. Un grand sourire sur les lèvres le temps qu'il réponde, je suis réellement prêt à partir cela dit, pas les cheveux complètement secs, mais bon, j'ai récupéré mes affaires, je suis fringué, chaussé... Ca ira bien le temps que je rentre chez moi. Il a bien fait comprendre qu'il était plus que temps pour ça, n'est-ce pas ? Dommage...
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MessageSujet: Re: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   Lun 30 Juil 2018 - 11:24

- Boring…

Voilà ce que pensait Nate des personnes complètement obsédées par l’écran de leur ordinateur et qui, si cela était autorisé par la loi, se marierait avec en toute légalité. Pour résumer, des personnes geeks. Et il y en avait pas mal dans le milieu dans lequel je travaillais. Il fallait dire aussi que ce milieu-là favorisait ce genre de comportement – pas si exceptionnel que ça au final – et que j’étais plutôt l’intrus parmi tous mes collègues. Enfin, heureusement, les personnes qui travaillaient dans ma boîte n’avaient pas tous le nez collé à leur écran d’ordinateur 24h/24 et 7j/7, à vivre une vie fictive dans un monde fictif tel que World of Warcraft ou d’autres jeux addictifs de ce genre. Certains avaient une vie en dehors du boulot et, dès que la journée était finie, ils rentraient tranquillement chez eux, baiser leur femme et s’occuper de leur progéniture. Je faisais d’ailleurs partie de cette catégorie de personnes, la femme et les enfants en moins (et encore heureux !).

Déjà à moitié habillé, Nate profita des quelques minutes qui lui restait pour me mater de long en large et en travers – comme s’il ne connaissait pas déjà mon corps à présent. Il allait finir par se lasser à force (et le plus tôt sera le mieux...). Certes, les vêtements que j’avais choisi de mettre aujourd’hui – seulement parce que je devais assister à une réunion importante puisque je ne faisais pas autant de chichis d’habitude – mettaient parfaitement mon corps en valeur (et le côté homme d’affaires était sans le moindre doute très excitant), mais ce n’était tout de même pas une raison pour me regarder de la sorte. C’était non seulement totalement indécent, mais cela rendait également mon envie de lui sauter dessus encore plus difficile à contrôler. D’ailleurs, lorsque je lui demandais ce qu’il lui faisait réellement envie entre mon café et moi, il me répondit sans grande surprise qu’il désirait les deux. Et après un énième self-control de ma part, je lui refilai généreusement le fond de café qu’il me restait encore à boire. Ça allait peut-être le motiver à se bouger le cul…

- Tu sais... Tu n'es peut-être pas obligé de te taper tout le compte à rebours, hein... Je vais te foutre la paix... m’expliqua-t-il après que je lui ai une fois encore indiqué le temps qu’il lui restait avant que je ne le foute à la porte de chez moi. A moins bien sûr que tu n'aies besoin d'un coup de main...

- Ça ira, merci, répondis-je alors en étendant le dernier drap sur le sèche-linge qui se trouvait dans le salon. Bon, eh bien, si t’es déjà prêt… Let’s go, then ! Je pris le sac à dos un peu moche – mais je m’en fichais royalement – que j’utilisais pour transporter mes affaires de boulot et mis une des bandoulières sur mon épaule droite comme j’en avais l’habitude. Je pris également mes clés – objet indispensable si je voulais rentrer chez moi – qui traînaient dans la petite assiette qui leur était réservée exclusivement et ouvris la porte d’entrée en grand, tout en m’écartant sur le côté pour laisser le passage à Nate (quel gentleman je faisais !...). Puis, une fois tous les deux dehors, je verrouillai ma pote et pris la direction des escaliers dans le but de les descendre. Oui, l’immeuble possédait un ascenseur, mais j’avais toujours pensé que c’était un dispositif – tout de même ingénieux, je devais bien l’avouer – inventé par des fainéants. Bien que cela m’était tout de même d’une grande utilité lorsque je revenais des courses…

- Tyler ! m’interpella tout à coup une voix que je reconnus comme étant celle de mon voisin de palier, me stoppant alors net dans ma course. Je suis désolé de te déranger, mon grand, mais pourrais-tu me rendre un service ? Peux-tu me prendre une bouteille de lait en sortant de ton travail ? Je suis à court et j’ai trop mal à la hanche pour sortir… Tiens ! Voilà de quoi payer. Comme d’habitude, tu peux garder la monnaie, ajouta-t-il en me refilant un billet de 20 livres (alors qu’une bouteille de lait valait moins de deux livres…), tout en appuyant ses dires d’un petit clin d’œil.

Mon voisin de palier, Peter. Un petit vieux de 92 ans qui m’avait tenu la jambe pendant des heures lors de mon emménagement il y avait de cela pile six ans maintenant pour me parler de la guerre et d’autres choses encore qui ne m’intéressaient pas le moins du monde. A présent, on pouvait dire que l’on s‘entendait plutôt bien – il avait appris à respecter mon espace vital et j’avais appris à l’écouter une fois de temps en temps – et il m’arrivait parfois de lui rendre ce genre de petits services qui me permettaient bien souvent de m’acheter mes clopes pour le mois.

- Pas de problème, Mr Morrison, répondis-je alors, et je m’apprêtai à m’en aller, avant qu’il ne me retienne une dernière fois.

- Tu l’as bien choisi, cette fois, me fit-il remarquer tout en regardant la personne qui m’accompagnait – c’est-à-dire Nate. C’est un beau garçon.

- Malheureusement, c’est pas moi qui l’ait choisi… dis-je après avoir moi-même jeter un coup d’œil au parasite. Eh oui ! Mon voisin était au courant de mes frasques sexuelles et il s’en amusait tout autant que moi (bien qu’il n’avait pas le plaisir de coucher avec elles, et encore heureux !). Allez, au revoir, Mr Morrison, insistai-je cette fois, avant de descendre les escaliers comme une flèche.

Pourquoi fallait-il que cela arrive avec lui à côté. Il allait ruiner ma réputation de bad boy au cœur de glace, maintenant…
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MessageSujet: Re: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   Lun 30 Juil 2018 - 11:24

Chacun fait ce qu'il veut, bien évidemment, mais j'ai toujours beaucoup trop apprécié les relations humaines pour en vivre que par écran interposé. Toutes les relations humaines d'ailleurs, autres que conflictuelles... Je comprends tout à fait qu'on se consacre à un projet, qu'on se donne à fond, mais... il y a une vie aussi, en dehors, quoi. Et personnellement, sans lien social, je crois que je meurs.

Puis un écran remplacera jamais le genre de vue que j'ai là maintenant tout de suite en même temps - encore moins ce qu'il s'est passé cette nuit, d'ailleurs. C'est assez intéressant de voir Playboy dans cette tenue, de le voir s'occuper de sa chambre comme un vrai petit homme de maison aussi... Mais manifestement, mes envies resteront là où elles sont parce que Tyler n'a pas l'air prêt à rentrer dans ce jeu-là, ce dont je ne peux guère le blâmer, j'aurais pas voulu me mettre en retard au boulot non plus...

« Ça ira, merci. Bon, eh bien, si t’es déjà prêt… Let’s go, then ! »

Il a fini d'étendre ses draps, attrapé un sac qui jurait légèrement avec sa tenue du jour, et nous a ouvert la porte. Qui aurait cru qu'il pouvait se montrer assez gentleman pour m'ouvrir ainsi le passage, d'ailleurs, hein ? Un sourire amusé sur les lèvres, les mains dans les poches, je suis sorti le premier, donc, avançant tranquillement vers les marches tandis qu'il verrouillait la porte - hors de question de monter dans une de ces cages à poules à moins d'y être contraint et forcé (parce que je raccompagne une jeune femme qui tient à peine sur ses jambes éventuellement...).

« Tyler ! »

C'est pas moi qu'on appelle, mais ça m'a pas empêché de me stopper dans ma descente et de me retourner pour en observer l'origine. Un vieil homme a l'air ma foi plutôt sympathique, qui connaissait au moins un minimum son playboy de voisin manifestement.

« Je suis désolé de te déranger, mon grand, mais pourrais-tu me rendre un service ? Peux-tu me prendre une bouteille de lait en sortant de ton travail ? Je suis à court et j’ai trop mal à la hanche pour sortir… Tiens ! Voilà de quoi payer. Comme d’habitude, tu peux garder la monnaie. »

Alors là, je vous annonce que je vais avoir du mal à pas éclater de rire. Pourtant, pour l'heure, je me contente d'un sourire, amusé, et d'observer tour à tour le voisin et mon amant de la nuit. Notons que malgré tout ce qu'on peut reprocher à Tyler, il est aussi capable de rendre service, donc... Et que les bouteilles de lait sont une denrée rare chez nos voisins dès lors qu'on couche ensemble, aussi, il faut croire...

« Pas de problème, Mr Morrison.
- Tu l’as bien choisi, cette fois. C’est un beau garçon.

- Merci du compliment... Mr. Morrison, donc ? Nathanael Keynes, enchanté. »

J'ai remonté les deux marches que j'avais commencé à descendre pour serrer poliment la main du vieil homme. Et pour voir Tyler prendre presque littéralement la fuite.

« Malheureusement, c’est pas moi qui l’ait choisi… Allez, au revoir, Mr Morrison. »

Un sourire sur les lèvres, j'ai jeté un dernier regard au voisin en haussant légèrement les épaules avant d'entamer à nouveau la descente.

« Bonne journée, Mr Morrison. »

Un petit signe de la main, et j'ai pressé le pas dans les escaliers. Je pense que l'énorme sourire sur mes lèvres ne trompe personne. Pourtant j'ai pas vraiment envie de me moquer du vieil homme, bien loin de là, et même, je trouve ça assez touchant tout ça. Ca donne une autre perspective au personnage qu'est Tyler, d'ailleurs, et je suis pas très surpris qu'il n'ait pas très envie de témoin. Dommage pour lui. Je crois que c'est justement ça qui m'amuse particulièrement : le fait que ça le dérange manifestement beaucoup trop.

« Et donc... Comme ça, tu viens au secours des petits vieux du quartier à tes heures perdues...? Sympa... »

J'ajoute rien de plus cependant. En même temps, y a sans doute pas grand chose à rajouter, et j'ai bien assez à faire pour me concentrer et pas éclater purement et simplement de rire. Cette scène était réellement surréaliste, il faut admettre...
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MessageSujet: Re: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   Lun 30 Juil 2018 - 11:24

Mon voisin de palier avait certainement dû guetter le moment où je sortirais de mon appartement pour venir me demander cette faveur. Et il avait beau avoir 92 ans et être désormais devenu un poids pour la société, il ne finissait pas de m’étonner de ses incroyables capacités motrices, visuelles ou encore sonores. Si, par miracle, j’arrivais à atteindre son âge – ce qui était quelque chose de plus en plus commun grâce aux progrès constants de la médecine, mais je n’excluais tout de même pas les nombreux accidents de la vie –, je souhaitais sans le moindre doute être aussi en forme que lui. En tout cas, avec tout l’affection que je pouvais lui porter – parce que, oui, je l’aimais quand même bien, ce petit vieux –, il avait toujours un don pour intervenir au mauvais moment, comme c’était justement le cas aujourd’hui – à croire qu’il le faisait exprès… Alors, je pouvais certes comprendre qu’il ait besoin de lait de manière quelque peu urgente (à noter tout de même qu’il avait eu la décence de ne pas frapper à ma porte pour venir m’en emprunter…), mais il aurait pu tout de même attendre que Nate ait fini de descendre les escaliers… Nate qui, bien entendu, s’était arrêté au beau milieu de sa descente pour écouter le vieux parler et qui était remonté tout aussi vite l’air guilleret lorsque ce dernier avait mentionné le fait qu’il était beau garçon – tout ça parce que j’avais eu le malheur de coucher avec un type au physique légèrement inadapté la dernière fois. Il avait pourtant été plus que correct au lit… Okay, Nate le battait à plate couture, mais ce n’était qu’un détail…

- Merci du compliment... Mr. Morrison, donc ? Nathanael Keynes, enchanté, se présenta alors le barman, en tendant une main amicale à Peter. Il était en train de faire quoi, là ? Il voulait me prouver que, contrairement à moi, il pouvait se montrer gentil avec mon voisin ? En tout cas, je ne voyais pas l’intérêt qu’il retirait à cette amabilité gratuite puisque c’était la première et dernière fois qu’il le voyait. Pas question qu’il débarque de nouveau chez moi à l’improviste, même pour une partie de jambes en l’air. Il n’avait qu’à se trouver quelqu’un d’autre pour ça – bien que je devais bien admettre qu’il était très difficile de passer après moi. Je précisai à Peter que je ne l’avais pas choisi – ce qui était à moitié vrai puisque c’était ce dévergondé de barman qui avait choisi de venir frapper à la porte de chez moi au beau milieu de la nuit, mais c’était tout de même moi qui l’avait choisi comme conquête en premier lieu il y avait de cela un peu plus de trois semaines –, avant de m’empresser de quitter les deux énergumènes qui était gentiment en train de faire connaissance et de descendre à vitesse grand V les marches de l’escalier. Bonne journée, Mr Morrison, salua Nate sans se départir de son sourire idiot, avant de me suivre dans la descente des marches. Et donc... Comme ça, tu viens au secours des petits vieux du quartier à tes heures perdues...? Sympa...

- Rah, la ferme ! claquai-je sur un ton plus que désagréable – mais je pense qu’il en avait l’habitude, à présent… Comme je te l'ai dit la dernière fois, il y a encore beaucoup de choses que tu ignores sur moi. Et c'est mieux ainsi... J’atteignis enfin le rez-de-chaussée et traversa le hall à grands pas afin de sortir respirer l’air pollué de la rue dans laquelle j’habitais. Bon, eh bien… On s’est bien amusé jusqu’à présent, maintenant, adieu ! énonçai-je rapidement, en me tournant une dernière fois vers ma conquête d’une nuit, qui avait fait plus d’une nuit. Puis, je me dirigeai vers l’arrêt de métro que je prenais tous les jours pour aller travailler.
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MessageSujet: Re: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   Lun 30 Juil 2018 - 11:24

Tout ça, c'est juste... excellent. Non sérieusement, oui je suis mort de rire, mais justement, c'est génial. Bon, il m'en faut peut-être pas beaucoup, soit, mais enfin... Tyler, le mec que tout le monde ou presque - j'imagine bien qu'il a quand même son propre entourage - supporte pas à moins d'aimer les hommes et de se retrouver dans le même lit que lui, qui vole au secours de son voisin âgé... Voisin qui manifestement en sait assez long sur lui et se permet quelques petits commentaires sur ses conquêtes, signe d'un minimum de complicité... Oh je ne doute pas une seconde qu'il aurait préféré que je ne sache jamais ça, mais moi, je suis bien content d'être là. Quand je disais que parfois j'avais bien envie de gratter un peu le vernis pour voir ce qu'il se trouvait en-dessous... Et bah voilà, y a quelques écailles, manifestement, merci Mr Morrison d'avoir gratté à ma place.

J'ai cependant absolument aucune intention de prouver quoi que ce soit à qui que ce soit, je suis juste poli. Une personne inconnue, je me présente, point. D'autant plus qu'on a une connaissance commune et que d'une certaine manière, je suis inclus dans la conversation. Ni de rechercher le moindre intérêt à ça, c'est juste... bah la moindre des politesses. Et peut-être mon côté archi-sociable qui ressort aussi, oui. Ce petit monsieur a l'air fort sympathique en tout cas... Mais je vais pas passer la matinée là non plus, faut vraiment que je prenne une douche - et que je finisse ma nuit aussi. Sans grande surprise cela étant, Tyler est on ne peut plus « ravi » de mes petits commentaires...

« Rah, la ferme ! »

Point sensible, donc. Je dis rien, mais j'en pense pas moins, d'autant plus qu'il a presque aussitôt rajouté :

« Comme je te l'ai dit la dernière fois, il y a encore beaucoup de choses que tu ignores sur moi. Et c'est mieux ainsi... »

Question de point de vue. Je vois pas bien en quoi c'est mieux de ne rien savoir, et c'est justement le genre de propos qui a terriblement tendance à attiser ma curiosité. Déjà que de base, je suis une fouine, je dois bien avouer que tout ça, ça m'intrigue pas mal. Pourquoi ça t'irrite autant, hein, Playboy ? Qu'est-ce que tu crains ? Il m'a dit de la fermer, et je m'y tiens, bizarrement, mais c'est pas pour ça que je lâche réellement l'affaire. Je l'ai pas quitté du regard jusqu'à ce qu'on finisse dehors, toujours un petit sourire sur les lèvres presque... attendri. Je suis pas d'accord sur le fait que ce soit mieux d'ignorer ce genre de détail, moi ça me plaît bien cet aperçu. Et je ne doute pas une seconde qu'il y ait encore beaucoup d'autres choses que j'ignore sur lui. Après tout, j'en sais pas tant que ça, à part que c'est un dieu au lit et qu'il est tout aussi doué sur scène... Et donc qu'il a une âme de bon samaritain cachée quelque part sous la couche de glace qu'il veut bien montrer à tout le monde. Ce qui reste assez léger, on en conviendra.

« Bon, eh bien… On s’est bien amusé jusqu’à présent, maintenant, adieu ! »

J'ai juste hoché la tête, et l'ai salué de deux doigts portés à mon front. Mouais, adieu... Enfin on verra. Faut jamais dire jamais dans la vie, et moi j'ai bien envie d'en savoir plus. Même si t'es pas d'accord. M'enfin ça reste pas la priorité et après l'avoir regardé partir - et donc gentiment détaillé ses petites fesses bien mises en valeur par ce pantalon ajusté - et descendre vers une bouche de métro, j'ai tourné les talons, parti pour plus de deux heures des marche pour rentrer chez moi.
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MessageSujet: Re: 2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]   

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2014.07.30-31 ♪ Any way you want it [Tyler]

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