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 2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]

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MessageSujet: 2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]   Lun 13 Aoû 2018 - 21:53

Depuis combien de temps j'ai pas pris de vacances, réellement ? A vrai dire, je crois que depuis que je bosse, je connais pas bien ce concept. Les vacances scolaires quand j'étais encore en école de journalisme, je bossais davantage au bar. Et depuis les quelques mois où l'école en elle-même est terminée, je bosse aussi pour deux journaux. Autant dire que ce mot ne fait pas trop partie de mon vocabulaire... Mais faut dire ce qui est, je commence sérieusement à accuser le coup. Trop de choses en trop peu de temps, et trop de hauts et de bas émotionnels aussi, qui m'ont un peu achevé. Alors j'ai demandé dix jours au bar, et annoncé au Sun et au Times qu'il faudrait pas compter sur moi avant le 5 novembre. La secrétaire de Julian a eu l'air désespéré, et j'en ai joué, comme si elle allait réellement ne pas pouvoir se passer de moi. Mon petit numéro de charme à la con a au moins eu le mérite de la faire sourire, c'est déjà ça. Et moi je me suis promis que j'allais réellement prendre le temps de me reposer. C'est pas vraiment dans ma nature, je suis plutôt du genre à entamer douze projets en même temps, mais il y a un moment où on a tous besoin d'un break, je suppose, et je crois que moi, c'est là. Ca tombe bien, c'est la période d'Halloween, je vais pouvoir juste profiter pour faire un peu la fête, pour une fois.

Evidemment, c'était sans compter les magnifiques timings de mes parents et leurs soirées mondaines à la con. Et comme Maman sait que je suis en vacances - note pour moi-même, ne pas lui dire la prochaine fois... enfin quand il y aura une prochaine fois - j'ai pas vraiment pu esquiver. Alors je me retrouve au milieu de tous ces gens, une fois encore, avec lesquels j'ai franchement toujours autant rien à foutre. Et Barbara a réussi à éviter de venir, elle, alors ça me fait encore plus profondément chier d'être là. Si au moins ma fiancée officielle, alliée officieuse contre les manigances de nos familles, était là, j'aurais quelqu'un avec qui converser naturellement, en cassant beaucoup de sucre sur le dos de MM. Keynes et Lewis, certes, mais enfin je n'aurais pas à soutenir des conversations qui ne m'intéressent pas le moins du monde, en faisant genre on est la petite famille parfaite et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Y a même pas le petit serveur paumé de la dernière fois pour m'occuper cinq minutes, c'est déprimant.

La soirée est commencée depuis un petit moment, déjà, mais j'ai à peine touché à ma coupe de champagne quand je repère sans difficulté l'arrivée monumentale d'un visage connu. Tristan. Un stripteaser à ma connaissance et manifestement tout aussi transfuge de ce monde que moi... Tiens tiens... intéressant, ça. Comme quoi on a définitivement plus de points communs qu'on le pensait à l'origine. Sauf que j'évite d'arriver complètement torché à une de ces soirées par contre, mais lui, c'est visiblement son cas. Et je repose mon verre dans le plateau du premier serveur qui passe avant de m'approcher de lui, naturellement.

« Eh beh... La soirée a déjà été bien longue, Hotstuff, on dirait... »

Un bras amical autour de ses épaules, je suis pas sûr de parvenir à le soutenir s'il me tombe dessus de tout son poids, mais enfin.

« Tu crois pas qu'il vaudrait mieux pas qu'on reste ici ? »

Moi je crois que si, mais je vais pas tenter de te faire sortir par la force, alors autant qu'on en cause tranquillement, hein ? Je suis sûr que je peux te trouver une bonne raison de partir d'ici. Et ça m'arrangerait tellement en prime, ce serait tout bénéf'...
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MessageSujet: Re: 2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]   Lun 13 Aoû 2018 - 21:53

La soirée avait plutôt mal commencée, comme le reste de la journée d'ailleurs. Recevoir un message des mes vieux me disant de venir à leur soirée débile n'était pas vraiment la chose à faire pour me mettre de bon humeur. Je leur avais répondu d'aller se faire foutre, avant d'effacer mon message et de leur envoyer un ok peu conventionnel. Je ne sais même pas pourquoi je vais à cette soirée, mais peut-être bien que je pourrais m'y amuser. M'amuser un mot qui est de plus en plus dans ma bouche ces temps-ci. Depuis ma première cuite en fait. Si Dimitri n'avait pas été là ce matin-là je n'aurais peut-être jamais retrouvé mon portable, ni mes chaussures, mais tout ça n'était rien. Je me sentais dans le besoin de vivre ma vie comme si c'était la dernière chose que je devais faire. Mon agression m'avait sans doute fait comprendre que la vie ne tenait qu'à un fil et que je devais en profiter. Seulement les soirées de mes vieux sont loin d'être le genre de soirées qui me plaisent. Eux c'est plutôt cocktail en grande pompe avec des gens ennuyants qui ne parlent que d'argent. Tout ce que je hais.

J'étais pourtant bien là. La journée était passé et j'avais cherché un nouveau costume toute l'après midi avec Wally, faire les boutiques avec mon majordome est assez amusant, je l'ai plutôt rhabiller plutôt que de m'acheter ce que j'avais besoin. Résultat j'étais vêtu d'un jean, d'une chemise noir et d'une veste noire. Tant pis pour la conformité ça allait faire râler mes parents et j'adorais les voir râler. J'ai bût quelques verres avant d'y aller, me disant que ça me donnerait des forces. C'était sans doute une mauvaise idée, même si je me sentais plus léger. Boire n'a jamais été mon truc, mais en ce moment tout changeait.

Lorsque je suis entré mes parents sont tout de suite venus vers moi, et blablabla, ce qu'ils peuvent être soûlant quand ils s'y mettent. Leurs critiquent ne m'atteignent plus vraiment. J'ai attrapé le premier verre qui se présentait à moi sans faire attention à ce qu'il y avait dedans, de toute manière en principe je savais reconnaître les boissons de ce type. Je n'étais pas barman pour rien. Mes parents m'ont enfin lâché la grappe en voyant Nate arriver vers moi. Je les ai regardé d'un air dédaigneux avant de me tourner vers mon ami d'un air ravi. J'ai passé mon bras autour de son coup comme il l'avait fait avant de le saluer a ma façon avec un baiser langoureux. Ce qui a légèrement attirer l'attention.

« Tu as raison, il n'y a que des ploucs ici. »

Mes parents se confondaient en excuses auprès des autres invités, comme si j'étais une erreur de la nature et je m'en fichais un peu. J'avais besoin de prendre l'air. De finir la soirée ailleurs, de mieux la finir si c'était possible. On était dehors à présent et curieusement je me suis demandé ce qu'il faisait là. Je lui ai donc posé la question :

« Mais qu'est-ce que tu fiches ici en fait? Tes vieux étaient là aussi ? »

Si c'était le cas j'espérais ne pas lui attirer trop d'ennuis, je m'en voudrais qu'il ai des soucis à cause de moi. Il était peut-être tant que je m'excuse également pour les appels du dernier week-end, il était évident que je n'étais pas dans mon état normal, un peu comme ce soir d’ailleurs, mais contrairement à comment j'étais avant, j'étais plutôt net ce soir.

« Je suis désolé pour les messages … je n'avais plus vraiment toute ma tête, j'ai mis trois jour à me désouler. C'était … »

Il n'y avait pas de mots pour dire ce que c'était, c'était minable, c'était pathétique et honteux et le pire était sans doute que je recommençais le même manège.
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MessageSujet: Re: 2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]   Lun 13 Aoû 2018 - 21:54


Cette soirée me faisait profondément chier, et je m'attendais pas vraiment à ce qu'elle prenne ce genre de tournure. Et je suis pas encore au bout de mes surprises. Quand Tristan est entré, j'ai souri, et j'ai pas pu m'empêcher de penser que ça serait peut-être moins pire tiens... Même s'il est bourré et que ça risque d'être un peu compliqué à gérer. N'empêche, au moins un visage amical dans le lot, c'est pas du luxe. Je remarque évidemment qu'il porte un jean, et une chemise et une veste noires, ce qui ne doit pas forcément être du goût de tout le monde, pour le jean surtout. J'ai fait le suprême effort de porter un costume entièrement noir, chemise comprise et je regrette déjà le débardeur que je porte sous celle-ci et qui commence à me donner chaud. Il y a déjà un moment que j'ai relevé les manches, ce qui décontracte un peu l'ensemble - et a fait froncer les sourcils de mon père, mais passons. Au final, il n'a pas fini de froncer les sourcils parce que quand je m'approche de Tristan pour le soutenir un peu, j'ai droit à un accueil... un peu trop chaleureux.

Il a passé un bras autour de mon cou et m'a limite sauté dessus en public, si bien que j'ai clairement eu un mouvement de recul et non, cette fois, je ne lui ai pas rendu son baiser. Une main sur mes lèvres l'instant d'après, je peux pas m'empêcher de réagir.

« Oooookay... T'as vraiment eu quelques verres de trop là mec... »

J'espère bien qu'ils comprendront 'je suis pas de ce bord-là', j'ai pas le courage, là maintenant tout de suite, de leur expliquer le fond de ma pensée, même si en réalité, c'est plutôt une remarque due au fait que... bah il est juste en train de m'attirer des ennuis en fait. Et autant qu'on parte d'ici, pour le coup, clairement, ça vaudra sans doute mieux pour tout le monde.

« Tu as raison, il n'y a que des ploucs ici. »

Un couple d'un certain âge a commencé à présenter des excuses à tout le monde, et à un moment, ils se sont même tournés vers moi.

« Oui non fin c'est pas grave, j'ai été surpris c'est tout... Ne vous en faites pas pour moi, Mrs Newmann... »

Bizarrement, c'est vers sa mère que je me suis tourné pour leur répondre. Sans doute par mimétisme par rapport à ma propre famille. Mon père s'était approché d'ailleurs, et a fini par s'entretenir avec les Newmann, après un regard noir dans ma direction. Un énième, je suis plus vraiment à ça près... Mais quand ma mère s'est approchée, je me suis légèrement crispé.

« Ca va aller, Nate ?
- Oui, oui, Maman, ça va, ne t'inquiète pas. Je m'attendais juste... pas vraiment à ça. Et je crois qu'il vaut mieux qu'il rentre... »

Elle a juste hoché la tête, jeté un petit coup d'oeil en direction de Tristan que j'ai eu bien du mal à déchiffrer, mais je crois qu'elle était plus inquiète qu'autre chose, et puis elle est retournée auprès de mon père et de ses parents à lui, et nous, on est sortis. Délivrance. Même si c'est pas tout à fait comme ça que je l'imaginais.

« Mais qu'est-ce que tu fiches ici en fait ? Tes vieux étaient là aussi ? »

J'ai eu un rire un peu méprisant, tandis que je récupérais ma sacoche aux vestiaires, prêt à partir.

« Ouais... tu vois le type à l'air sévère qu'est venu causer à tes vieux juste avant qu'on parte ? Bah c'est mon paternel. Et tu veux vraiment pas te prendre la gueule avec lui, je t'assure... »

A priori, moi je suis bien parti pour y avoir droit la prochaine fois, mais bon, ça non plus, ça sera ni la première, ni la dernière fois.

« Maman est plus cool globalement, mais là, je pense qu'elle doit être un peu paumée. Fais-moi plaisir, la prochaine fois qu'on se retrouve dans ce milieu-là, évite de me rouler un palot en public, ils sont pas censés savoir... Plein de choses sur moi en fait... »

J'ai dû avoir une grimace un peu crispée sur ces mots, et puis j'ai pas pu en rester là parce qu'en revanche, je veux pas qu'il croie que je regrette quoi que ce soit de ce qui a pu se passer entre nous.

« Après quand on est en dehors de leur monde, y a pas de souci hein, c'est pas comme si ça avait été désagréable, l'autre fois. Même si comment dire... Disons que je suis pas tout à fait dans le même état d'esprit que la dernière fois qu'on s'est amusés tous les deux... »

Donc je te promets pas de pas penser à quelqu'un d'autre par contre, mais après tout, tu t'en fous sans doute un peu, non ? C'est pas comme si on allait se jurer fidélité... J'avais pas prévu d'ailleurs qu'on se retrouve à si bien s'entendre en fait. Physiquement, ça s'est bien passé, c'est clair, et j'ai jamais dit non à l'idée de garder contact parce que ça me choque pas de rester pote avec des conquêtes et... bah éventuellement, si ça a bien marché la première fois pourquoi pas remettre ça. J'avoue qu'elles sont rares, celles qui m'appellent torchées pour épancher leur bad trip. Mais c'est pas non plus un truc qui va vraiment me perturber plus que ça, tant que je suis sûr qu'il va bien ensuite. Si bien que quand il revient là-dessus, pour moi, y a un peu prescription.

« Je suis désolé pour les messages… je n'avais plus vraiment toute ma tête, j'ai mis trois jour à me désaouler. C'était… »

Léger sourire. Finis pas ta phrase, va, je vois à peu près où tu veux en venir.

« On a tous des hauts et des bas, tu sais. Je suis juste content que tu aies pas eu plus d'ennuis ce soir-là. Puis qui sait, la prochaine fois, c'est peut-être moi qui t'appellerais, complètement cuit, pour me plaindre de ma misère sentimentale... »

Moment de blanc alors qu'on avance un peu au hasard dans les rues du quartier parce que je sais pas du tout où on va, là, et je m'arrête en apercevant un bar un peu plus loin.

« Ouais en fait moi aussi j'ai besoin d'un verre. Ou plutôt de plusieurs. T'as pris de l'avance, mais il y a l'air d'avoir un troquet sympa là-bas, je te paie un verre ? Je suis pas près de te rattraper, mais enfin... »

J'ai même pas vraiment attendu sa réponse, et après avoir retiré la cravate et la chemise trop guindées pour les fourrer à l'arrache dans ma besace, je nous ai guidés là-bas, à peu près certain que de toute façon, Hotstuff accèderait à ma demande. Je m'attendais pas à ce que, une fois accoudé au comptoir avec lui, je réalise qu'un peu plus loin, de l'autre côté du zinc, il se trouve un autre visage connu... et que cette soirée va donc devenir vraiment très bizarre...
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MessageSujet: Re: 2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]   Lun 13 Aoû 2018 - 21:54

Nate avait eu un mouvement de recul et je ne m'en étais à peine aperçut, j'étais trop occupé à observer les gens, à les regarder me regarder, nous regarder. Je détestais tout ces hypocrites, tout ces gens biens qui n'avaient pas autant de soucis que nous, ou du moins qui le faisait croire. Je savais qu'ils avaient leur propres soucis, mais ils étaient soit d'ordres financiers, soit ils consistaient à savoir ce qu'ils porteraient le lendemain. Ce monde n'était décidément pas le mien. J'ai lancé un petit sourire à mes parents, ravi qu'il puisse encore une fois me critiquer, qu'ils aient matière à m'incendiais me réjouissait. Je trouvais toujours quelque chose pour les mettre mal à l'aise et j'adorais ça. Une dame c'était avancé et j'ai compris un peu tard que c'était la mère de Nate. Je me suis pincée la lèvre en signe d'excuse, elle avait l'air sympathique et j'avais l'air d'un gros con. J'ai tourné la tête quand il m'a parlé de son père, qui avait l'air tout aussi coincé que le mien. Je me suis pincé la lèvre en guise d'excuses, je ne voulais pas lui attirer d'ennuis. Il me remettait bien à ma place en tout cas et c'était à mon tour de me sentir mal à l'aise. L'air frais m'a fait du bien. J'ai trouvé les mots pour m'excuser, je lui devais bien ça.

« Je suis désolé. Je ne veux pas t'attirer d'ennuis, mes parents ont sans doute déjà trouvé une excuse auprès des tiens pour les rassurer. Ils en ont vus d'autres … et je dois dire que pour une fois je suis plutôt content qu'ils soient là pour réparer mes conneries. »

Je me disais parfois qu'ils avaient dû supporter tellement de choses venant de moi que ça m'étonnait qu'ils m'acceptent encore. Je ne sais pas ce qu'il se passe dans leur tête, peut-être qu'ils culpabilisent de m'avoir peu éduqué, d'avoir peu été là pour moi durant mon enfance et que c'est leur façon de se faire pardonner, mais moi je ne pardonnerais pas. C'est trop facile de pardonner tout le temps, d'être tout le temps celui qui fait des excuses ou celui qui les entends. Je ne sais pas pourquoi je lui ai reparlé du week-end dernier, si Dimitri n'avait pas été là, je ne sais même pas comment j'aurais fini. On marchait dans la rue, une rue pleines de bar comme il y en a des dizaines ici, c'est bien pour ça que j'aime Londres. J'ai haussé un sourcil lorsqu'il me parle de sa vie sentimentale.

« Pourquoi te plaindre? Tu n'aimes pas être célibataire? Tu couches avec qui tu veux c'est plutôt sympa, même si je reconnais niveau solitude on a vu mieux. Ça va s’arranger pour toi, t'es un type bien.»

Pour lui ça s’arrenterait … moi en revanche je doute que quelqu'un m'accepter avec toutes mes frasques. Je l'ai suivi dans le bar, de tout manière j'avais envie d'oublier à nouveau tout ça et boire sembler le meilleur moyen de le faire. On est installé au comptoir et je commande deux mojito, c'est ma boisson préféré du moment on dirait. Je n'avais pas encore vu T-J dans un coin de la salle, j'étais pour le moment trop occupé à regarder les beaux yeux de Nate. Je me suis enfilé mon verre d'une traite avant d'en commander un deuxième. A un moment il faudrait que je ralentisse, mais pas maintenant.

« Tiens je suis étonné de pas avoir vu Dimitri à cette soirée. Nos parents se connaissent pourtant, il aurait pu venir. Dommage. Je crois qu'il m'évite depuis l'autre soir … ou peut-être bien que je ne suis pas son genre en fin de compte, mais pourquoi serait-il venu me chercher dans ce cas-là?»

Question qui sera sans doute sans réponses jusqu'à ce que je la lui pose. Ce qui ne risquait pas d'arriver. Et puis je me suis enfin rendu compte que je connaissais cette tête dans le fond. Comment aurais-je pu l'oublier. Un petit sourire s'est affiché sur mon visage et je me suis tourné vers la serveuse pour lui demander d'aller apporter un verre au jeune homme. TJ, il ne m'avait pas rappeler depuis la dernière fois. Je lui ai fait signe de venir une fois qu'il a eu le verre, ne me doutant pas une seule seconde qu'ils se connaissaient aussi et que je risquais de foutre la merde entre eux.
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MessageSujet: Re: 2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]   Lun 13 Aoû 2018 - 21:54

Si mon passé était chargé d’événements plus ou moins tragiques qu’il était assez rare de trouver chez n’importe quel individu lambda, ma vie actuelle était quelque peu banale et routinière. Je travaillais toute la journée du lundi au vendredi faisant même parfois des heures supplémentaires. Puis, je sortais généralement le vendredi juste après le boulot (avec ou sans ma petite bande d’amis) dans le but de fêter cette fin de semaine et le weekend qui commençait pour ensuite me reposer le lendemain et recommencer le soir. Il n’y avait réellement que le dimanche où je ne faisais rien de particulier et restai la plupart du temps chez moi à comater devant la télé ou à m’avancer dans mon travail, ce qui n’avait absolument rien de passionnant, comme vous pouviez le constater.

Ce soir encore, je n’avais rien de particulier à faire à part effectuer mon activité favorite qui était de traîner dans les bars à la recherche d’une activité nocturne pour la nuit. Je m’étais alors posé dans un bar que je connaissais bien pour y venir régulièrement avec mes potes justement. C’était un établissement tout ce qu’il y avait de plus normal, situé dans un quartier animé de Londres, mais dans lequel il n’y avait ni trop de gays, ni pas assez, ce qui était habituellement parfait pour les amis hétéros et moi-même.

Accoudé au comptoir du bar particulièrement rempli en cette fin de soirée animée, j’étais tranquillement en train de finir la bière que j’avais commandé il y avait déjà une bonne demie heure de cela lorsqu’une des barmaids qui étaient totalement débordées par les commandes qui affluaient en masse déposa un autre verre de la bière que j’étais justement en train de finir de boire juste devant moi, en n’oubliant pas de me préciser l’identité du généreux donateur. Je tournai donc le regard vers le type en question et un sourire vint effleurer mes lèvres une fois que je l’eus reconnu. Il me fit alors signe de venir et, bien que je n’étais pas du genre écouter bien gentiment lorsque l’on me demandait de faire quelque chose, j’étais curieux de savoir ce qu’il faisait ici.

- Entre la partie de jambes en l’air gratuite de la dernière fois et ça, je vais vraiment finir par penser que tu crois que je suis fauché, fis-je alors sur un ton léger. M’enfin… Merci quand même, le remerciai-je tout de même parce que cela ne se voyait peut-être pas tout de suite comme ça, mais j’étais quelqu’un de poli. Je tournai ensuite la tête vers la personne qui l’accompagnait et je fus quelque peu surpris de constater que je connaissais très bien cette personne puisqu’elle m’avait dernièrement déclaré sa flamme entre deux services. Tiens, tiens, comme on se retrouve ! T’es tellement en mal d’amour que tu te payes des gigolos maintenant ?... m’exclamai-je sur un ton quelque peu ironique, mais également légèrement amer. Après tout, je lui avais bien dit à Rafael que Nate n’allait pas être triste bien longtemps car il allait rapidement se trouver quelqu’un comme à peu près 99% des conquêtes qui me déclamaient leur flamme. Cela n’avait pas loupé ! J’aurais d’ailleurs dû parier avec lui, j’aurais au moins eu quelque chose à gagner dans cette histoire…
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MessageSujet: Re: 2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]   Lun 13 Aoû 2018 - 21:54


« Je suis désolé. Je ne veux pas t'attirer d'ennuis, mes parents ont sans doute déjà trouvé une excuse auprès des tiens pour les rassurer. Ils en ont vus d'autres… et je dois dire que pour une fois je suis plutôt content qu'ils soient là pour réparer mes conneries. »

J'ai haussé les épaules quand il s'est excusé. C'est fait, c'est fait, hein, je ferai avec. De toute façon, mon père trouvera toujours une raison pour me descendre alors... je suppose que là, ça sera parce que j'ai pas suffisamment remis à sa place le pd que je semblais déjà connaître par-dessus le marché - quelle honte, n'est-ce pas ? T'es au courant qu'il est le fils de personnes de ton monde, Daddy ? Je m'en soucie pas plus que ça à cet instant, j'aurai bien assez le temps de me prendre la gueule à ce sujet quand je serai de nouveau face à mes parents. Et de la même manière, ses appels intempestifs le soir de sa cuite, y a prescription aussi. Heureusement que tout s'est bien terminé quoi... Franchement j'en menais pas large en entendant ses messages. Je sais bien que je peux pas m'occuper de, ni protéger, tout le monde, mais ça m'aurait franchement fait chier qu'il lui arrive un truc. Et peut-être, aussi, que je me rends compte qu'une fois de plus, on a un peu trop de points communs pour pouvoir rester réellement indifférent. D'ailleurs je sais même pas pourquoi je fais cette remarque sur le fiasco de ma vie sentimentale...

« Pourquoi te plaindre ? Tu n'aimes pas être célibataire ? Tu couches avec qui tu veux c'est plutôt sympa, même si je reconnais niveau solitude on a vu mieux. Ça va s’arranger pour toi, t'es un type bien.
- Parce que c'est pas ton cas ? En quoi t'es pas un type bien ? »

J'ai lâché un soupir, ébouriffé mes cheveux à sa question.

« Mouais, c'était très bien jusqu'à ce que je réalise qu'il y a un gars que j'aimais vraiment bien. Maintenant c'est vachement moins drôle d'être célibataire... Et pourquoi je te raconte ça au juste ? »

Aucune idée. Mais boire un verre, ça semble en être une, pour le coup, d'idée, et une bonne même. Et sans me laisser le temps d'en placer une, Tristan a commandé deux mojitos. J'arrête cependant le barman avant qu'il reparte.

« Un Long Island plutôt pour moi... »

Mais comme il a déjà fini son premier verre et en commande un deuxième, le type face nous hausse un sourcil, déplace le deuxième mojito devant 'Stan et s'affaire à mon Long Island dans la foulée.

« Tiens je suis étonné de pas avoir vu Dimitri à cette soirée. Nos parents se connaissent pourtant, il aurait pu venir. Dommage. Je crois qu'il m'évite depuis l'autre soir… ou peut-être bien que je ne suis pas son genre en fin de compte, mais pourquoi serait-il venu me chercher dans ce cas-là ?
- Barbara non plus n'est pas venue. Et donc, Dimitri, c'est... un peu plus qu'un ami d'enfance, n'est-ce pas ? »

Comme quoi on a tous les deux pas eu notre soutien habituel... Mais finalement, ça se termine pas si mal vu qu'on fait front tous les deux, hein... Enfin presque.

J'ai commencé à siroter mon cocktail quand 'Stan a interpelé la serveuse d'à côté, lui demandant d'amener un verre au type là-bas, et c'est quand elle a posé ledit verre devant Tyler que j'ai reposé le mien sur le comptoir, bloqué sur l'image. Et voilà qu'il approchait, nouvelle bière en main gracieusement offerte par 'Stan, et moi je reste comme un con à le fixer.

« Entre la partie de jambes en l’air gratuite de la dernière fois et ça, je vais vraiment finir par penser que tu crois que je suis fauché. M’enfin… Merci quand même. »

Heureusement que je suis pas en train de boire à cet instant, parce que je crois que je me serais étouffé sur place. Et c'est évidemment pas près de s'arranger quand Playboy réalise ma présence - et mon identité, surtout - et le manifeste... à sa façon dirons-nous.

« Tiens, tiens, comme on se retrouve ! T’es tellement en mal d’amour que tu te payes des gigolos maintenant ?...
- Je le paie pas. »

Je sens l'amertume dans sa voix et franchement, je comprends juste pas pourquoi. Ou alors il est juste de mauvaise humeur. J'en sais rien. Je rajoute seulement, sans trop bien savoir pourquoi je suis à ce point sur la défensive d'ailleurs. Ou plutôt, sans trop apprécier de l'être tant que ça.

« Et t'es pas vraiment obligé de parler de lui comme ça, non plus... »

On passera sous silence le fait que ça fait une paie que j'ai pas couché avec lui au passage. Que j'ai pas couché avec qui que ce soit même, parce que j'y arrive pas, mais ça, donc, je le garde pour moi bizarrement. Ca va, je suis assez pathétique, je vais pas en rajouter non plus.

« On était à la même soirée pourrie, qu'on vient de quitter pour trouver mieux. Ca peut pas être pire que là-bas de toute façon, hein 'Stan ?... »

Un petit regard à mon pote d'infortune donc - et là, je m'attends pas vraiment à ce qu'il me contredise - et j'ai bu une gorgée de mon verre, avant de me décider à vraiment recroiser le regard de Tyler.

« Je sais pas trop bien pourquoi je me justifie d'ailleurs, ça te fait sans doute une belle jambe en fait, de savoir que je le connais... plutôt bien même... »

Et donc ça doit être assez ridicule de me voir me justifer. Cela dit, je sais pas trop bien pourquoi je me suis senti obligé de préciser que ouais, je connaissais Tristan, sans doute mieux que ce n'est son cas à lui. J'ai bien compris qu'ils ont couché ensemble, évidemment, mais... nous aussi, et au final, on partage davantage que juste une nuit de luxure. Revanche ? C'est débile, y a aucune revanche réellement, il doit vraiment s'en foutre qu'on ait couché avec le même mec. Pourtant je me retrouve quand même à faire genre, ou au moins, à laisser planer le doute sur la relation qui me lie au stripteaser.

Evidemment, m'attarder sur Tyler, les yeux sur son visage - que oui, je connais par coeur, ça va - c'est pas super discret vu que ça ravive un peu trop et de souvenir et de frustration. Et j'ai pas envie de passer mes nerfs sur qui que ce soit comme ça a déjà pu être le cas, certainement pas sur lui, quand bien même je suis, donc, particulièrement frustré. Un sourire un peu narquois sur le visage, genre je vais encore dire des conneries, je le regarde encore un instant avant de répliquer, sur un ton bon enfant qu'il a déjà connu :

« Et toi ? Toujours en chasse, j'imagine... T'as trouvé sur qui jeter ton dévolu ce soir ?... »

Inutile de préciser qu'en réalité, je voudrais que ce soit moi, l'avoir dans mes bras, dans mes draps, cette nuit. Mais j'ai déjà pas eu droit à une dernière fois quand je lui ai annoncé ce que je ressentais, alors je me fais pas vraiment d'illusion pour ce soir, alors que je suis avec un autre gars...
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MessageSujet: Re: 2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]   Lun 13 Aoû 2018 - 21:55

J'ai souris tristement à Nate, si j'étais un type bien? La question ne se posait même pas, comment pouvait-on me considérer comme un gars bien? Mon père dirait cent fois que je n'étais pas quelqu'un de bien, mais comme je suis son fils, il ne répondrait pas à la question. Là c'était différent. Nate me posait cette question. J'ai haussé les épaules ne trouvant pas de réelle réponse ou plutôt ne voulant pas y répondre. J'ai souris quand il me dit qu'il s'était rendu compte qu'il aimait quelqu'un et que c'était moins drôle d'être célibataire. Ah ça … pourtant il faut bien faire avec.

« Peut-être parce que tu as besoin d'en parler et pour Dimitri, ben … on verra bien.»

Je préférais ne pas me positionner. On se connaît depuis trop longtemps pour que je considère que je l'aime. J'aime Wally … ça je le sais, mais pour Dim', je ne sais pas trop ce qu'il en est. Nat c'est prit un long island tandis que T-J approchait.

T-J arrivait vers nous, avec son petit sourire qui me donnait envie de l'embrasser et j'étais presque certains que ça ne le dérangerait pas, mais je n'étais pas encore assez bourré pour embrasser tout le monde, par encore mais sans doute bientôt. J'ai souris en me rappelant notre dernière entrevue. Il n'avait pas rappelé.

« Oh ça s'est juste pour t’appâter et ça à l'air de marché, tu ne m'a pas rappelé d'ailleurs. J'attends toujours. »

Je lui ai fait un petit clin d’œil sans m'attendre à ce qu'il se tourne vers Nate, ni a ce qu'il le connaisse, ni à entendre ce qu'il venait de dire. Je me suis mordu la lèvre par mégarde quand j'ai compris qu'il y avait un truc entre eux. J'ai regardé Nate puis T-J préférant ne pas relever le fait qu'il m'ait appelé gigolo. Je n'aimais pas ce terme, même si c'était ce que j'étais. Je crois que je viens de comprendre également que c'est de lui que Nate me parlait il y a cinq minutes. Et merde. En plus sa petite phrase qui en dis loin sur le fait qu'on se connait plutôt bien, je crois qu'il a une idée derrière la tête celui-là. Je me suis pris un autre verre, histoire d'oublier ça. Je devrais peut-être les laisser discuter et surtout me faire tout petit.

«Ok, je crois que j'en ai trop entendu, je vous laisse un moment.»

J'ai pris mon verre et les ai laissé tout les deux, préférant aller voir ailleurs et danser un peu. Il ne m' pas fallut plus de cinq minutes pour trouver un partenaire. Je jetais des coups d’œil de temps en temps à la table que j'avais quitté, pour voir quand je pourrais y retourner. Je ne compter pas non plus les laisser se taper dessus si jamais ça en venait là. Ce dont je doutais fort, ça me laissait le temps de retourner là-bas à la première occasion, parce que je préfère avoir clairement l'un d'entre eux comme partenaire plutôt que ce naze qui se colle un peu trop à moi. La soirée promet d'être riche en retournements si vous voulez mon avis.
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MessageSujet: Re: 2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]   Lun 13 Aoû 2018 - 21:55

- Oh ça, c'est juste pour t’appâter et ça a l'air de marcher, répliqua alors Tristan à ma petite plaisanterie, ce qui m’amusa d’ailleurs beaucoup et me fit une nouvelle fois sourire. Tu ne m'as pas rappelé d'ailleurs. J'attends toujours, se plaint-il ensuite, tout en m’adressant un petit clin d’œil comme pour me préciser qu’il ne fallait pas que je prenne sa remarque sérieusement – ce que je n’aurais de toute façon pas fait.

Cela faisait presque deux mois que je n’avais pas revu le strip-teaseur et il était vrai que, s’il m’avait donné son numéro de téléphone avant que je ne parte définitivement du club de strip-tease où il travaillait, je n’avais pas pris la peine de l’utiliser. En même temps, j’avais été quelque peu occupé ses dernières semaines et il ne m’avait demandé de l’appeler que lorsque j’en sentirais le besoin, ce qui ne fut pas le cas. Cela était quelque peu vantard de ma part, mais j’avais rarement besoin d’une roue de secours… Je me tournai ensuite vers la personne qui l’accompagnait et je fus quelque peu étonné de remarquer que c’était la dernière conquête en date que j’avais indirectement fait tomber sous mes charmes. Enfin, c’était ce qu’il m’avait déclaré la dernière fois, mais il semblait s’être parfaitement remis de mon refus catégorique à ce sujet en passant rapidement à autre chose dans les bras d’un autre. Preuve que personne ne pouvait réellement m’aimer…

- Je le paie pas, se défendit-il de mon accusation pas forcément infondée puisque Tristan se faisait généralement payé ses services – à moins qu’il les ait une nouvelle fois offert, mais ce n’était pas comme cela qu’il allait finir par faire des économies… Et t'es pas vraiment obligé de parler de lui comme ça, non plus... le défendit-il cette fois-ci, ce qui me surprit quelque peu, avant de comprendre que Tristan devait très certainement être bien plus qu’une simple conquête d’une nuit – il ne le défendrait pas de la sorte, sinon. Après tout, il ne l’avait jamais fait avec moi…

- Eh ben… Tu dois vraiment être quelqu’un de spécial pour qu’il prenne ta défense, m’adressai-je directement au strip-teaseur qui ne faisait qu’écouter notre petit dialogue (ou plutôt, le monologue de Nate) de manière complètement passive. Je n’ai jamais eu le droit à autant de compassion de sa part...

- On était à la même soirée pourrie, qu'on vient de quitter pour trouver mieux. Ça peut pas être pire que là-bas de toute façon, hein 'Stan ?... se mit-il à m’expliquer sans que je ne comprenne vraiment pourquoi, parce que je m’en fichais aussi royalement que la Reine d’Angleterre en ce moment. Je sais pas trop bien pourquoi je me justifie d'ailleurs, ça te fait sans doute une belle jambe en fait, de savoir que je le connais... plutôt bien même...

- Exactement, fis-je alors sur mon ton le plus faux qui soit. S’il croyait que je ne voyais pas le petit jeu auquel il tentait de jouer avec moi, il se mettait le doigt dans le cul et bien profond. Surtout que s’il souhaitait vraiment me rendre jaloux, il allait être déçu puisque, généralement, pour rendre quelqu’un jaloux, il fallait que celui-ci ait des sentiments réciproques à l’égard de la personne en question, ce qui n’était pas mon cas.

- Ok, je crois que j'en ai trop entendu, je vous laisse un moment, nous abandonna Tristan, semblait-il gêné de ce dialogue qui était quelque peu étrange, même pour moi. Je remarquai tout de même qu’il ne s’était même pas donné la peine de confirmer les propos de Nate qui insinuait qu’ils étaient ensemble, ce qui me conforta dans l’idée qu’il voulait juste me rendre jaloux.

- Et toi ? Toujours en chasse, j'imagine... T'as trouvé sur qui jeter ton dévolu ce soir ?... me provoqua-t-il avec ce petit sourire narquois que je connaissais malheureusement très bien.

- Pas encore, mais je viens à peine d’arriver et la chasse est un travail de longue haleine, répliquai-je alors sur le même ton provocateur. Tout le monde n’est pas comme toi à tomber sous le charme du premier venu, finis-je avec un grand sourire sarcastique.
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MessageSujet: Re: 2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]   Lun 13 Aoû 2018 - 21:55


« Peut-être parce que tu as besoin d'en parler et pour Dimitri, ben… on verra bien.
- Ouais peut-être... 'On verra bien', c'est déjà mieux que 'y a aucune chance', j'espère que ça évoluera dans le sens que tu veux, alors... »

Y a aucune chance, ouais, pour que je finisse un jour pour compter dans sa vie. C'est ce que je me dis, donc, en rentrant dans ce bar. Mais y avait combien de chances, donc, pour qu'il se retrouve là, lui aussi ? J'ai pas vraiment envie de réfléchir à la probabilité de la chose, mais je pense franchement pas qu'elles sont très élevées. Et je sais pas si je dois considérer que c'est une bonne ou une mauvaise chose là.

Parce que le voir, c'est pas désagréable en soi, à vrai dire, je crois bien que je me lasserai pas de sitôt de le regarder. Mais là, alors que je suis en compagnie de Tristan, et avec les informations subsidiaires que manifestement, eux aussi ont déjà couché ensemble, c'est pas vraiment super positif pour moi.

« Oh ça c'est juste pour t’appâter et ça a l'air de marcher, tu ne m'as pas rappelé d'ailleurs. J'attends toujours. »

Je dis rien, mais j'en pense pas moins. Que ça me fait chier, déjà, mais c'est pas comme si j'étais pas au courant du métier de l'un ni des moeurs de l'autre. Dans ma tête, c'est le bordel, genre grave. Je réagis comme je peux, mais je sens bien que ça donnera rien de bon. Défendre Tristan me semble légitime sur le coup, mais je sens bien que mes réponses trahissent l'aigreur que je ressens toujours un peu. Le pire dans l'histoire, c'est que c'est pas forcément contre Tyler, après tout il y peut rien, lui, mais contre moi-même. Sauf que j'ai beau m'insulter intérieurement, ça change rien, et je reste frustré. Et ça donne ça, ce soir, et ça a clairement des airs de désastre programmé.

« Eh ben… Tu dois vraiment être quelqu’un de spécial pour qu’il prenne ta défense. Je n’ai jamais eu le droit à autant de compassion de sa part...
- Ca c'est faux. T'as juste pas forcément été témoin de toutes mes conversations avec Spencer. »

Ca aussi ça me blesse, et je me venge bizarrement sur mon verre. Merde quoi... Je sais bien que j'ai pas forcément passé sous silence toutes les horreurs qu'il a pu sortir sur Tiger ou Adri, mais comment il peut considérer que j'aie jamais pris sa défense ? En fait, je viens de le dire, parce qu'il a pas forcément été témoin de tout. Et ça me bouffe qu'il ait cette impression-là, alors que je me suis retrouvé en position assez délicate avec mon best, justement parce que je prenais sa défense, à lui, qu'en a pourtant rien à foutre de ma gueule. Et qui se fout tout autant de ce que je suis en train de raconter - et ça, je vais pas lui jeter la pierre à ce sujet, parce que je sais même pas pourquoi je cause, et certainement qu'eux non plus.

« Exactement », me confirme-t-il d'ailleurs, et je hausse les épaules.

Ouais, je sais pas si je vais supporter la tension latente, là, trop bien longtemps, et manifestement, je suis pas le seul, parce que 'Stan s'éclipse l'instant d'après.

« Ok, je crois que j'en ai trop entendu, je vous laisse un moment. »

Je fais quoi moi ? A vrai dire, j'en sais rien. D'un côté, je fuirais bien vers la piste de danse aussi. Parce que là, face à Tyler, j'en mène vraiment pas large, même si j'essaie de faire genre. Genre tout ça, on s'en fout, n'est-ce pas ? Genre je tape la causette, comme si de rien n'était. Je sais à peu près ce que tu viens chercher, j'embraie là-dessus, l'air de rien, des fois qu'on arrive à retrouver une conversation normale... Peine perdue, manifestement.

« Pas encore, mais je viens à peine d’arriver et la chasse est un travail de longue haleine. Tout le monde n’est pas comme toi à tomber sous le charme du premier venu.
- T'es pas vraiment le premier venu. Et 'Stan non plus, à vrai dire. Même si c'est encore autre chose. »

Que je n'expliciterai pas ce soir, et à vrai dire, l'idée de rendre jaloux Tyler m'effleure, mais je vois pas trop bien à quoi ça servirait parce qu'il s'en fout très certainement. Je rejetterai peut-être pas forcément indéfiniment cette idée, cela dit...

Par contre à un moment, va falloir que j'arrive à formuler les choses sans que tu te sentes agressé dès que j'ouvre la bouche Playboy... Histoire peut-être de pas m'en prendre des trop salées dans la gueule en retour. Parce que là, c'est quoi d'autre, hein ? Au fond, je crois que c'est cette image qu'il a de moi qui transparait, là, qui me déprime. Je suis pas comme ça, à la base. Je suis jamais tombé amoureux, réellement, et clairement, j'aurais pas imaginé que ça se ferait comme ça, si vite, si... bizarrement, en fait. Il a fallu que ça tombe sur lui. Résultat, j'ai l'air d'un parfait crétin à ses yeux, comme si ça suffisait pas que mes sentiments soient pas partagés.

J'ai vidé mon verre, ai jeté un coup d'oeil à 'Stan, aux prises avec un mec manifestement trop collant.

« Tu veux danser ? »

Je m'attends clairement à un refus, et à vrai dire, je sais pas trop bien pourquoi j'ai posé la question.

« Moi oui. Et débarrasser 'Stan de son pot de colle aussi. »

Le plat de ma main a frappé le comptoir, sèchement, et je me suis levé, pour me retrouver face à Tyler, si bien que je me stoppe un peu dans mon élan parce que j'ai terriblement envie de l'embrasser, comme à peu près à chaque fois que mes yeux se posent sur lui.

« T'es vraiment trop sexy pour ma santé mentale. »

J'ai secoué la tête, comme si ça pouvait vraiment effacer ce genre de pensée, et je me suis dirigé vers Tristan, en commençant déjà à danser à travers les autres danseurs, jusqu'à parvenir à mon pote et à m'imposer entre lui et son pot de colle, presque l'air de rien. Comme si je l'avais pas vu, ce gars.

« On leur montre ce que c'est, que de vraiment danser ? »

Je sais que tu sais bouger, c'est ton boulot. Tu sais pas encore trop ce que je peux faire sur une piste, mais... la musique est plutôt pas mal, et je crois que j'ai franchement besoin de me défouler.

Show time...
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MessageSujet: Re: 2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]   Lun 13 Aoû 2018 - 21:55

Ça a l'air de faire bien chier Nate qu'on se connaissent lui et moi … tout comme ça à l'air de fait chier T-J. Je ne sais pas ce qu'il y a entre eux, mais c'est évident qu'ils se cherchent et je ne sais pas pourquoi tout à coup ça me blesse d'être un peu mis à l'écart, mais ça me blesse. J'ai préférer les laisser discuter un peu ne voulant pas m'imposer et surtout n'ayant pas apprécier le coup du «gigolo». Ce n'est pas un terme que l'on emploi dans une conversation poli. T-J à l'air un peu de mauvaise humeur. Il me fait penser à moi parfois, sauf que je suis sans doute plus gentil au final. Moi je l'aurais rappelé par exemple, même si je n'en éprouvais pas le besoin … je lui aurais fait comprendre que j'avais envie de le revoir, qu'on s'était bien amusé. Je ne sais pas ce que j'ai pu faire pour qu'il ne rappelle pas. J'ai entendu à moitié que je devais être quelqu'un de spécial … je ne sais pas et très franchement je ne suis sans doute pas le gars qu'il lui faut. Trop instable diraient mes parents. J'ai bu la fin de mon autre verre, je ne les comptais même plus à présent et j'ai été rejoindre la piste de danse. Un type me collait et en fait … je m'en fichais un peu. Là tout suite je me sentais surtout très frustré par tout ça. Je les regardais tous les deux, avec l'impression de devenir jaloux alors qu'il n'est même pas à moi, alors qu'on ne sort même pas ensemble.

Puis Nate est arrivé me proposant de leur montrer comment on danse. J'ai levé les yeux vers lui ne sachant pas trop ce qu'il attendait de moi, mais il attendait quelque chose en tout cas. C'était évident. Et je crois que j'avais compris depuis le début ce qu'il attendait. Rendre jaloux T-J ça allait être tellement facile. Comme si je faisais ça tous les jours. Je me suis approché de Nate, collant une de mes jambes contre son entre jambe en me déhanchant plus délicatement que d'habitude je dois dire et je lui ai murmuré à l'oreille:

« Alors c'est lui hein? … Le type. Ok alors accroche toi baby parce que ça va swinger.»

Je n'ai pas vraiment chercher à avoir son approbation, je savais que j'avais raison, que quoi que je puisse faire, lui était amoureux de T-J et visiblement s'était réciproque, sinon ils ne se seraient pas engueuler. Je ne sais pas ce que je venais faire là-dedans, j'aurais dû fuir parce que ça va m'attirer que des ennuis cette histoire, mais peu importe, je peux bien lui rendre service. Plus la musique avançait plus on se déhanchait tous les deux et simplement pour faire comprendre à T-J ce qu'il y avait à comprendre alors que ma main glissait dans celle de Nate, je l'ai embrassé. Sachant pertinemment que pour lui ça ne signifiait rien. Au moins je pouvais en profiter un peu.
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MessageSujet: Re: 2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]   Lun 13 Aoû 2018 - 21:56

- Ca c'est faux, s’insurgea Nate avec tout autant de virulence que si j’avais insulté l’un de ses « précieux » amis. T'as juste pas forcément été témoin de toutes mes conversations avec Spencer.

Et c’était peut-être cela le problème. Il n’hésitait pas à prendre la défense des personnes qui subissaient ma « méchanceté » en s’interposant entre eux et moi devant tout le monde, mais lorsqu’il s’agissait d’être de mon côté, il préférait se faire discret en allant discuter tranquillement en privé des problèmes que je pouvais avoir avec la personne en question. Avait-il aussi honte que cela que tout le monde sache qu’il pouvait prendre mon parti une fois de temps en temps ? Ou ne voulait-il simplement pas que je profite de son soutien pour me montrer encore un peu plus prétentieux que je ne l’étais déjà – ce qui serait forcément arrivé ? Franchement, je l’ignorai complètement et je ne savais pas si je voulais vraiment savoir, à vrai dire…

- C’est peut-être ça le problème… commentai-je simplement, ne souhaitant pas m’attarder plus sur le sujet – à quoi cela servirait de toute façon ? Je me fiche totalement qu’il prenne ou non ma défense ! Ce n’était pas comme si je n’avais pas l’habitude que tout le monde se monte contre moi.

Tristan nous abandonna alors Nate et moi, sûrement parce qu’il se sentait un peu laissé pour compte dans cette histoire. Et s’il faisait bien ce qu’il voulait de son cul, cela me fit légèrement chier qu’il s’amuse à m’appâter en m’offrant une bière pour ensuite me laisser seul avec Nate qui était très certainement la dernière personne que j’avais envie de voir en ce moment. Savait-il seulement que je venais de rejeter la déclaration d’ « amour » de Nate il y avait à peine quelques semaines de cela ? Pas sûr qu’il aurait agi de la même façon s’il avait su…

- T'es pas vraiment le premier venu. Et 'Stan non plus, à vrai dire, se défendit-il une nouvelle fois, ce qui me passait clairement au-dessus, et je ne pus retenir un petit rire ironique à cette remarque. Même si c'est encore autre chose. Tu veux danser ? me demanda-t-il ensuite, ce qui me prit totalement par surprise et me fit alors avaler la gorgée de bière que je venais de mettre dans ma bouche de travers.

- Non ! m’exclamai-je, sur un ton mélangeant la consternation qu’il ait osé me proposer une telle chose malgré mon refus plus que clair de partager ses sentiments qu’il avait envers moi et le fait que je le retrouve dans les bras d’un autre quelques semaines seulement après sa déclaration et la méchanceté que je ne pouvais retenir après cette proposition idiote – comme s’il croyait réellement que j’allais accepter !

- Moi oui. Et débarrasser 'Stan de son pot de colle aussi, déclara-t-il alors, avant de vivement se lever comme s’il venait de prendre une décision importante dans sa vie. T'es vraiment trop sexy pour ma santé mentale, finit-il ensuite par commenter, me laissant alors totalement sur le cul. Je ne savais vraiment pas ce que ce gars recherchait, ce qu’il attendait réellement de moi, mais il était soit complètement taré, soit il avait un culot tellement énorme qu’il pourrait facilement rivaliser avec moi.

Nate partit alors rejoindre Trsitan comme une flèche à travers la foule de danseurs, tout en se trémoussant au son de la musique. Quant à moi, je m’assis simplement sur le tabouret du bar sur lequel le strip-teaseur avait posé ses fesses peu avant et je sirotai ma bière, tout en regardant le « jeune couple » danser collé-serré sur la piste de danse. Mon verre fini, j’en commandai un autre, choisissant cette fois une boisson plus fortement alcoolisée qu’une simple bière, afin de supporter cette vision d’horreur que j’avais sous les yeux…
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MessageSujet: Re: 2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]   Lun 13 Aoû 2018 - 21:56


Expliquez-moi comment je fais pour toujours me fourrer dans des situations aussi pourries ? Sérieusement ? Ok, j'exagère, toujours est un bien grand mot, mais ces derniers temps, je les accumule un peu beaucoup. Trop à mon goût en tous les cas. Le pire dans l'histoire, c'est que la tension, l'agressivité latente, là, est clairement en train de me faire péter un câble, parce que j'en comprends pas tout à fait les tenants et les aboutissants.

« C’est peut-être ça le problème… »

Il est vexé. D'une manière ou d'une autre, j'ai encore réussi à le vexer. Quand je dis que je suis pas doué pour les relations, réellement, hein... Ca peut sembler paradoxal, d'ailleurs, mais c'est manifestement ça : je suis un petit animal sociable tant qu'on reste en surface et je me démerde toujours avec les gens, tant qu'il s'agit de relations de surface. J'ai pas trop de mal à nouer des liens d'amitiés, et certaines sont particulièrement durables, comme Spencer, donc, mais dès qu'il s'agit de sentiments plus forts... zéro pointé. Et là, manifestement, quoi que je puisse dire, je vais forcément encore me planter, alors... Je la ferme. C'est pas franchement souvent que ça m'arrive, mais là, c'est pourtant ce que je fais. J'apporte juste une précision concernant une autre attaque - putain mais faut vraiment que j'en prenne toujours plein la tronche ? Je t'ai fait quoi pour que tu te venges sur moi ce soir ? - et pose la question qu'il fallait manifestement pas parce qu'il manque aussitôt de s'étouffer.

« Je suis pas si mauvais danseur, ça vaut vraiment pas le coup de s'étouffer...
- Non ! »

Cri du coeur, donc, et à vrai dire, j'avais à peine posé la question que je m'attendais à cette réponse. Peut-être pas de façon aussi virulente, certes, mais enfin... J'ai embrayé aussitôt, donc, pour me laisser moi-même une porte de sortie, pourtant je fais réellement que continuer à m'embourber. D'ailleurs sincèrement, fallait vraiment que je rajoute à quel point il me plaisait, là ? Sans doute que non, mais c'est sorti tout seul. Ca reste la stricte vérité après tout, ce type me rend complètement taré, c'est définitif. Et malheureusement, c'est pas vraiment une bonne chose.

Alors j'ai été rejoindre Tristan sur la piste, qui s'est pas vraiment gêné pour entrer dans mon jeu et venir se coller à moi, avant de murmurer quelques mots à mon oreille.

« Alors c'est lui hein ?… Le type. Ok alors accroche-toi baby parce que ça va swinger.
- Ouais c'est lui. Et comme tu t'en doutes, j'ai tiré le bon numéro en tombant amoureux du type encore plus viscéralement sans attache que moi. »

Je sais pas ce qu'il en est du type qui collait 'Stan, mais je sais que, là, à danser tous les deux, main dans la main maintenant qu'il a glissé la sienne dans la mienne, on a sans doute vraiment l'air d'un couple. Et quand il vient prendre mes lèvres, ça a sans doute encore plus l'air vrai. Et ça reste agréable, au demeurant. Evidemment, c'est pas lui que je souhaiterais avoir dans mes bras à la base, mais... Petit regard en direction du bar où Tyler s'est assis à la place libérée par Tristan il y a cinq minutes et nous observe en buvant quelque chose d'autre à présent.

« Okay... That sure looked real... »

Et je crois que j'ai pas envie de me poser trop de questions, là, ce soir. Et puis c'est pas comme si on n'avait jamais passé de bon temps ensemble. Peut-être que je me retrouverais pas comme un con à pas réussir à aller jusqu'au bout des choses, cette fois... Enfin... S'il doit se passer quelque chose, ce dont je ne suis pas encore sûr, mais c'est pas comme si c'était en très mauvaise voie non plus...
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MessageSujet: Re: 2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]   Lun 13 Aoû 2018 - 21:56

J'avais vu juste, c'était bien lui … et maintenant il allait croire qu'on était ensemble. C'était le but de l'opération, ça aurait du me rebuter, je n'aurais sans doute pas du accepter, mais que voulez-vous, je suis de nature cruel il paraît, alors forcément rendre quelqu'un jaloux c'est une opération très simple pour moi. Mentir … faire semblant c'est ce que je fais de mieux. Je mens tous les jours, à moi-même et aux autres en prétendant aller bien, alors un mensonge de plus ou de moins ne changera pas grand chose, mon âme est sans doute déjà bien pourrie à l'intérieur, plus rien ne peut me sauver, de toute manière je ne crois pas en Dieu, alors l'enfer me semble la meilleure des options et je sais que j'y coule droit.

T-J nous regarder avec un air étrange, je sens qu'il n'a pas envie de voir ça. Je ne comprends pas pourquoi ces deux-là tiennent tant à se faire du mal. Ça serait tellement plus simple s'ils s'avouaient plus facilement leur sentiments, mais j'ignorais une grosse partie de l'histoire, preuve que je n'étais peut-être pas quelqu'un de si important pour Nate. Je sers surtout de roue de secours pour le moment et ça me va à vrai dire. Je n'en attends pas vraiment plus, je sais très bien qu'il l'aime, ça se voit, même un aveugle pourrait le sentir. Je prend la main de Nate et le tire hors de la piste pour rejoindre Tyler. J'ai tellement envie que ça déclenche quelque chose en lui, pour qu'il se rende compte qu'il rate quelque chose, Nate est un type bien et sans doute que T-J aussi.

Je me reprends un verre, ce n'est sans doute pas raisonnable, non mais avec un verre dans la main je me sens beaucoup mieux que lorsque je n'en ai pas. Je crois que ça me réconforte. Je ne m'en rend pas vraiment compte à vrai dire à force de boire l'alcool se fait moins agressif et passe comme une bouteille d'eau alors forcément je finis toujours par les enchaîner depuis quelque temps, ce qui est un grand changement pour moi. J'ai l'esprit un peu dans le vague quand je m'installe à côté de Tyler, je crois que j'attends qu'ils se parlent ou qu'ils se passe quelque chose, quelque chose qui ne me fera pas trop réfléchir parce que mon cerveau est complètement déconnecté de la réalité. Je souris comme un con parce que je me sens beaucoup plus léger.

« Alors … comment vous vous connaissez tous les deux?»

Je ne me rends même pas compte que cette question peu être gênante, mais quelque part au fond de moi je sais que j'ai envie de connaître la réponse et je solicite autant T-J que Nate, d'ailleurs j'aimerais beaucoup qu'il me dise son vrai nom parce que T-J doit bien vouloir dire quelque chose, du coup je ne me prive pas de poser la question, je pourrais leur demander n'importe quoi de toute manière je ne m'en souviendrais plus à la fin de la soirée.

« Au fait c'est quoi T-J ça vient de quel diminutif? J'aimerais bien que ce mystère soit élucidé.»

Un petit sourire de ma part, je ne me moque pas du tout, même si avec mon petit sourire on pourrait le croire, je ne cherche même pas à le provoquer et pourtant j'aurais pu, histoire de le mettre un peu mal à l'aise et de lui faire comprendre ce qu'il rate avec Nate, ça aurait sûrement marché, mais je ne suis pas dans le meilleur de ma forme pour le moment alors je pose mes questions idiotes m'attendant sérieusement à avoir des réponses et m'ayant déjà commander un autre verre.
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MessageSujet: Re: 2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]   Lun 13 Aoû 2018 - 21:56

Je ne mis pas longtemps à finir la bière gracieusement offerte par Tristan qui était justement en train de montrer avec une certaine aisance ses talents de strip-teaseur – la partie « danse » du spectacle, bien entendu, puisque je n’étais pas vraiment certain que le gérant de ce bar aurait autorisé un strip-tease en plein milieu de ses habitués (bien que j’étais persuadé qu’il y avait des hommes et des femmes à qui cela n’aurait sûrement pas dérangé). Je décidai donc de me commander un autre verre, préférant cette fois-ci un cocktail fortement alcoolisé à une simple bière. Et tout en observant le nouveau petit couple qui semblait être en train de se former sous mes yeux, je bus mon verre d’Irish Trashcan presque tout aussi rapidement que la bière que j’avais en main il y avait encore de cela cinq minutes. Puis, après avoir assisté à la petite danse vomitive de Nate et Tristan qui se trémoussaient sans honte au beau milieu des danseurs bassin contre bassin, main dans la main et bouche contre bouche, je décidai enfin de me détourner de ce spectacle digne d’Halloween – qui n’était pourtant que dans quelques jours – et préférai continuer à boire à grande gorgée mon verre en matant le plus ou moins beau barman jouer avec ses bouteilles et shakers. Le petit couple ne tarda alors pas à me rejoindre une fois que la chanson sur laquelle ils dansaient fut terminée et Tristan s’installa à mes côtés après s’être commandé un autre verre.

- Alors… comment vous vous connaissez tous les deux? nous demanda-t-il ensuite, sans que je ne sache vraiment pourquoi cela l’intéressait tant. Etait-il jaloux que nous nous connaissions bien plus qu’il l’aurait espéré ?

- J’ai juste débarqué un soir dans son bar et… c’est tout, expliquai-je le plus simplement du monde, car il n’y avait de toute façon rien d’exceptionnel à raconter. Comme sûrement la moitié des personnes qu’il a mise dans son lit, rajoutai-je tout de même, avec un petit sourire ironique en direction du concerné. Et vous ? C’est toi qui as débarqué dans son bar ou c’est lui qui est venu te voir au club ? Tu lui as sûrement fait le même coup qu’à moi : gratuit pour les beaux garçons, ris-je de manière toujours aussi sarcastique, tout en buvant la dernière gorgée de mon cocktail. Et il était tout à fait possible d’avancer sans se tromper que l’alcool que je venais d’ingurgiter commençait sérieusement à faire effet…

- Au fait c'est quoi T-J ça vient de quel diminutif? osa-t-il me demander ensuite, curieux. J'aimerais bien que ce mystère soit élucidé.

- C’est pourtant tellement mieux d’être mystérieux… Et puis, t’as qu’à demander à ton petit copain, me tournai-je alors vers Nate avec un nouveau grand sourire tout aussi faux que le précédent. Lui, il sait d’où ça vient. Enfin, il sait juste à quoi correspond le « T », précisai-je, car il ne connaissait toujours pas mon deuxième prénom – ni mon nom de famille d’ailleurs, et c’était peut-être mieux comme ça. M’enfin, si tu tiens vraiment à ce que je te dévoile ce mystère, il va falloir que je sois un peu plus bourré pour ça ! expliquai-je avec un petit rire, déjà bien amoché. Ça te dit de voir la Fée Verte ? lui demandai-je ensuite, avant de me tourner vers le barman afin de vérifier s’ils avaient l’ingrédient primordial pour cela : Vous avez de l’absinthe ici, au moins ? Alors, deux Fées Vertes ! commandai-je donc tout de suite après que le barman ait confirmé en avoir en stock. Quoique… tu veux peut-être te joindre à nous ?... m’adressai-je à Nate qui semblait se mettre un peu à l’écart de cette conversation. Le barman posa alors les boissons sur le comptoir et je levai légèrement mon verre pour trinquer : A la Fée Clochette ! plaisantai-je puisqu’elle était également habillée de vert. Une fois avoir bu l’alcool d’un seul trait, je me sentis prêt à répondre à la question posée initialement par le strip-teaseur : la signification des initiales T.J. Tyler… T.J. vient de Tyler Jayden Lewis… T.J. Lewis. Enchanté ! m’amusai-je à faire de nouveau les présentations en allant chercher sa main pour la serrer. Et Tristan, ça vient de quoi ? TRou ISlandais à Traverser ANalement ? proposai-je, avant d’éclater de rire à ma propre connerie. Et il n’y avait pas besoin de réfléchir bien longtemps pour savoir que j’étais complètement déchiré. Je crois que je vais prendre une autre Fée Verte, j’ai pas encore eu l’occasion de lui dire « salut ».
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MessageSujet: Re: 2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]   Lun 13 Aoû 2018 - 21:57


Je sais pas si j'étais très conscient de ce qu'on faisait au départ. De l'image que ça donnait. Tout ce que je sais, c'est que je voulais juste débarrasser Tristan de son pot de colle, au départ, et danser, oublier un peu tout le reste. Quand j'ai proposé de montrer ce qu'on savait faire tous les deux, j'ai même pas vraiment pensé à ce genre de danse. En réalité, je m'imaginais plutôt enchaîner une vraie choré, et montrer ce dont j'étais capable au type collant... et à Playboy, peut-être, bien, aussi. Au final, ça s'est pas du tout passé comme ça. Je me suis retrouvé collé à 'Stan, ses lèvres sur les miennes... et je vais pas dire que c'est désagréable, parce que c'est tout le contraire. C'est pas comme si ça nous était jamais arrivé non plus. Ni comme si j'avais aucune affection pour lui. Peut-être que c'est un peu le problème, d'ailleurs, parce que je risque de foutre en l'air un peu mes relations avec l'un comme avec l'autre à laisser faire ainsi, et à me dire que finalement, pourquoi pas ? Que si Tyler s'en fout que je sois avec un autre, au moins, je pourrais ne plus être aussi désespérément seul. Et que si ça peut servir à le rendre jaloux, c'est tout bénéf'...

Sauf que... Servir. C'est bien ça le souci. Me servir de Tristan, ça me plaît pas, en soi. J'ai beau me voiler encore la face, je suis pas assez enivré pour ma sentir que je suis en train de monter une bombe qui va me péter à la gueule, tôt ou tard, sans que je sache encore très bien comment. Alors si je suis le mouvement quand Tristan nous fait revenir vers Tyler, je garde le silence, commente un autre Long Island tandis que le stripteaser s'installe à côté de Playboy et garde le regard rivé sur mon verre un moment.

« Alors … comment vous vous connaissez tous les deux ?[/b]
- J’ai juste débarqué un soir dans son bar et… c’est tout. Comme sûrement la moitié des personnes qu’il a mise dans son lit.
- Ouais... »

J'ai marmonné ça dans mon coin, juste profondément dépité. Ouais ouais, j'ai bien compris toute l'estime que t'as pour moi Playboy, merci. Mon téléphone a vibré, et je l'ai sorti de ma poche pour y lire un sms de Rika, arquer un sourcil un instant un peu surpris de la teneur dudit message, avant de fermer les yeux et secouer légèrement la tête dans mon coin puis de répondre au meilleur ami de Tyler, pendant que celui-ci se faisait un plaisir de demander des précisions à Tristan.

« Et vous ? C’est toi qui as débarqué dans son bar ou c’est lui qui est venu te voir au club ? Tu lui as sûrement fait le même coup qu’à moi : gratuit pour les beaux garçons. »

C'est sans doute mieux que je réponde pas à cette pique-là, et que j'essaie, surtout, de m'ôter de l'esprit l'image de Tristan et Tyler en train de baiser tous les deux...

« Au fait c'est quoi T-J ça vient de quel diminutif? J'aimerais bien que ce mystère soit élucidé.[/b]
- C’est pourtant tellement mieux d’être mystérieux… Et puis, t’as qu’à demander à ton petit copain. Lui, il sait d’où ça vient. Enfin, il sait juste à quoi correspond le « T ».
- Sauf que c'est pas à moi de lui dévoiler tes mystères, Playboy.
- M’enfin, si tu tiens vraiment à ce que je te dévoile ce mystère, il va falloir que je sois un peu plus bourré pour ça. »

Je pense même pas qu'il m'ait entendu, et je termine de pianoter une réponse à Rika avant de fourrer à nouveau mon téléphone dans ma poche. Et j'ai regardé les deux hommes à mes côtés, un instant, alors. Tristan n'était déjà pas très clair à la soirée mondaine, mais c'est de pire en pire vu les verres qu'il enchaîne. Et Tyler... suit manifestement le même chemin vu ce qu'il vient d'affirmer.

« Ça te dit de voir la Fée Verte ? Vous avez de l’absinthe ici, au moins ? Alors, deux Fées Vertes ! »

Je vous laisse tout de suite ou... ?

« Quoique… tu veux peut-être te joindre à nous ?...
- C'est sympa de te rappeler que j'existe Playboy... »

Bon, c'est pas comme si je venais pas à peine d'entamer mon nouveau verre, mais enfin... Je me vois pas refuser un verre si gracieusement offert par le mec qui me plaît, de plus en plus amoché.

« A la Fée Clochette ! »

Ooookay... Et Peter Pan est déjà au Pays Imaginaire, manifestement. Pour ma part, je suis clairement loin d'avoir embarqué à bord du Jolly Roger, et je crois qu'il va mieux falloir que j'évite, vu l'état des deux autres. Ca m'empêche pas de siroter le reste de mon Long Island - la petite fée m'attendra un peu, plus tard, peut-être - et donc, de m'étouffer quand Ty' reprend finalement la parole.

« Tyler… T.J. vient de Tyler Jayden Lewis… T.J. Lewis. Enchanté ! »

Lewis. Il s'appelle, Lewis. Une quinte de toux due à l'alcool qui a eu la bonne idée de tenter de se frayer un passage non pas dans mon oesophage, mais bel et bien dans ma trachée me rend sans doute encore plus ridicule que je ne l'étais déjà. Et pas en état de réagir tout de suite à la blague de Playboy.

« Et Tristan, ça vient de quoi ? TRou ISlandais à Traverser ANalement ?
- T'as fait de meilleures blagues, Playboy, celle-là est franchement pas top... On dirait bien qu'un partie de ton cerveau a décidé de dormir un peu... »

Mes propos sont entrecoupés comme je tente de retrouver mon souffle, au moins un peu, mais ça m'empêche pas de chercher à ajouter sur un ton complètement factuel :

« Aux dernières nouvelles, il y a pas grand chose d'Islandais à ma droite... »

Mais j'ai franchement le sentiment de parler dans le vide, et je pose juste une main sur l'avant-bras de Tristan, en espérant que, justement, il n'en vienne pas aux mains..

« Je crois que je vais prendre une autre Fée Verte, j’ai pas encore eu l’occasion de lui dire « salut ». »

Je me promets définitivement de faire en sorte qu'ils rentrent, l'un comme l'autre, sans encombre, mais c'est franchement pas gagné d'avance. En attendant, moi, j'ai une question - bizarrement - qui reste en suspens, et je me tourne donc vers Tyler, derrière le dos de Tristan installé entre nous.

« T'aurais pas une cousine qui s'appellerait Barbara, par le plus grand des hasards ? »

Et sincèrement, j'espère très fortement que la réponse est non, parce que je sais pas comment j'arriverai à faire avec le fait qu'ils soient tous les deux de la même famille...
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MessageSujet: Re: 2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]   Lun 13 Aoû 2018 - 21:57

L'animosité entre ces deux là est fortement palpable, je me demande bien comment ça se fait, surtout que Nate semble être amoureux de lui, alors pourquoi se casse-t-il la tête avec un mec qui ne le soutiens même pas, avec un mec qui balance des choses aussi désagréable que celle qu'il vient de faire. J'ai lancé un regard noir à T-J m'étant attendu à ce qu'il soit plus sympathique. Avec moi il n'avait pas été si cash, mais après tout ce n'était qu'un coup d'un soir et je m'étais peut-être trompé sur son compte. J'ai lancé un autre regard à Nate un peu inquiet espérant qu'il n'était pas trop mal à l'aise. J'avais l'habitude qu'on me fasse ce genre de réflexion, qu'on me prenne pour le salaud de la bande alors moi ça ne me dérangeait pas, mais je ne savais pas si lui ça le gênait et vu son air je crois que oui.

Second regard quand il nous demande comment nous nous sommes rencontrer. Ce n'était même pas dans un bar, enfin à la base ça ne l'était pas puis ça avait continué dans un bar et fini dans son lit, mais je crois qu'il n'a pas besoin de savoir les détails. Il n'avait pas compris que je ne faisais jamais payer mes « extras » je n'avais pas besoin de me vendre, en tout cas ça ne l'avait pas tellement dérangé. D'un voix acerbe je lui ai donc répondu:

« Non, il a faillit se prendre ma béquille dans la tronche et m'a juste aidé et ne t'imagine pas que je me vends, je n'ai pas besoin de ça, ce n'est pas mon genre. »

J'avais encore mes béquilles à ce moment là, ça n'était pas très loin tout ça finalement, deux trois semaines tout au plus, je ne m'étais pas non plus vraiment remis, même si je faisais croire le contraire. T-J n'avait pas l'air diposé à m'avouer son vrai nom, il voulait sans doute que je lui repose la question, que je reste sur ma fin peut-être, après avoir commander d'autres verres il l'avoua enfin. Tyler … j'avais été à côté de la plaque du coup, ça lui allait plutôt bien. Je ne suis pas sûr d'être enchanté finalement, ça m'apprendra à ne rien demander de plus à mes flirts. J'avais attrapé mon verre et commencé à boire une goutte lorsqu'il me demanda de quoi mon nom venait. J'ai manqué de m'étrangler en entant sa réplique. Nate à du voir dans mes yeux que sa blague ne passait pas du tout. Je l'ai senti posé sa main sur mon bras, comme pour m'inciter à ne pas taper Tyler tout de suite. Je n'ai pas pu rester sans agir pourtant, je n'ai pas réfléchis à ce que je faisais, j'avais mon verre dans ma main et j'ai balancé le contenu sur le visage de Tyler. Mon mojito venait donc de finir sa course dans la tête de T-J. J'ai posé mon verre me suis levé et j'ai répondu d'une voix tout aussi acerbe que tout à l'heure:

« Ça ne semblait pas te déranger tant que ça l'autre jour. Finalement je ne regrette pas que tu ne m'aie pas rappelé. Tu ne vaux pas le coup.»

J'étais en colère et bourré, le mélange des deux me fait dire tout ce que je pense réellement, même si en temps normal je le fais déjà, je ne lui aurais sans doute pas réellement dit ce genre de propos si j'avais été plus sobre. J'ai attrapé la main de Nate espérant qu'il ne souhaitait pas que l'on reste, mais ne voulant pas lui imposer quoi que se soit , je lui ai murmuré à l'oreille:

« Tu fais ce que tu veux, mais je ne reste pas avec ce con. Je ne vois vraiment pas ce que tu lui trouve finalement. Tu serais dix fois plus heureux avec moi.»

Là non plus je ne me rendais pas compte que j'en dévoilais un peu trop et que Nate risquait de comprendre que je m'attachais un peu trop à lui, que je l'appréciais plus que je ne le devrais.
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MessageSujet: Re: 2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]   Lun 13 Aoû 2018 - 21:57

- Non, il a failli se prendre ma béquille dans la tronche et m'a juste aidé, répondit Tristan à la question que je venais de lui retourner sur les circonstances exactes de leur rencontre – enfin, « exact » était un bien grand mot et je n’étais pas sûr de vouloir savoir exactement comment les deux individus en étaient venus à se rencontrer. Et ne t'imagine pas que je me vends, je n'ai pas besoin de ça, ce n'est pas mon genre, rajouta-t-il sur un ton tout autant acerbe que sa réponse précédente, et je me demandai bien pourquoi il se montrait tout à coup aussi agressif envers moi alors qu’il n’y avait pas cinq minutes de cela, il regrettait sincèrement que je n’ai pas utilisé le numéro de téléphone qu’il m’avait gracieusement donné la dernière fois dans le but de recommencer le petit moment que nous avions passé tous les deux en tête à tête – ou plutôt, en « fesses à fesses » puisque cela n’avait absolument rien à voir avec un rendez-vous en amoureux… Et puis, je me rendis soudain compte que le strip-teaseur n’avait jamais rencontré le Tyler cynique et moqueur qu’il avait en ce moment même sous les yeux et je compris que la personne qu’il venait à l’instant de découvrir ne lui plaisait pas du tout – comme à peu près toutes les personnes qui découvraient ma véritable nature, à vrai dire, ce qui ne m’étonna pas le moins du monde et ne provoqua qu’un petit sourire ironique de ma part.

Une fois ce petit interlude « Discovery Channel » passé, je me préparai à répondre à sa question suivante concernant la signification des initiales que j’utilisais généralement pour me présenter en commandant un petit cocktail avec lequel j’étais sûr de ne plus me souvenir des événements qui étaient actuellement en train de se passer le lendemain matin : la Fée Verte. J’en commandai également un pour Tristan et Nate – qui ne semblait d’ailleurs pas apprécier que je l’oublie quelque peu au profit de son amoureux. Mais cela m’importait peu puisque la seule chose que j’avais en tête pour le moment était de me torcher la gueule à n’en plus me rappeler mon propre nom, ce qui ne fonctionna pas tout de suite malheureusement puisque je fus tout de même capable de répondre à sa question. Cependant, j’étais assez bourré pour sortir tout un tas de conneries qui ne semblaient faire rire que moi. La dernière en particulier qui ne fit réagir Nate qu’en faveur de son petit copain et vexa ce dernier à tel point qu’il en jeta le contenu de son verre sur mon visage.

- Ça ne semblait pas te déranger tant que ça l'autre jour, déclara alors Tristan avec colère, tout en se levant de son siège pour me faire face, comme s’il s’apprêtait à se battre avec moi – ce dont j’étais tout à fait prêt à faire… Finalement je ne regrette pas que tu ne m'aies pas rappelé. Tu ne vaux pas le coup.

J’essuyai le cocktail alcoolisé de mes yeux dans un geste ralenti par la rage qui commençait à bouillir en moi, mais je me levai par contre de mon siège aussi rapidement qu’il avait pu le faire peu avant moi dans le but de l’affronter face à face. Malheureusement pour moi – et heureusement pour lui –, Nate choisit ce moment précis pour s’interposer entre nous, ce qui m’évitait de lui foutre une droite en plein dans sa petite gueule de gigolo…

- T’as de la chance que ton petit copain est là pour te défendre parce que je te jure que je t’aurais tué… fis-je d’une voix tellement glaciale que j’aurais pu le geler sur place si j’avais eu le pouvoir d’Elsa dans le film Disney Frozen.

Je me dirigeai ensuite vers les toilettes du bar afin de nettoyer mon visage dégoulinant de mojito, les derniers mots de Tristan tournant en boucle dans ma tête. C’était sûrement ce que Nate s’était dit, au final : que je n’en valais pas le coup…
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MessageSujet: Re: 2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]   Lun 13 Aoû 2018 - 21:58


Je me suis jamais vraiment attendu à ce qu'on comprenne pourquoi Tyler me plaisait à ce point. A vrai dire, une partie de moi se paie littéralement ma propre tronche vu ce que je peux me prendre dans la gueule par l'objet même de mon affection. Pourtant... Il n'y a pas que ça. Il n'y a pas que cette partie-là de lui, celle que tout le monde voit à quelques exceptions près. Il y a tout ce qu'il est capable de faire, sur scène ou ailleurs, il y a ces petits détails qu'il ne veut pas qu'on sache - dont Mr. Morrison est un magnifique exemple - il y a son humour, certes souvent incompris, mais qui me fait quand même assez souvent marrer... Je reste persuadé qu'il gagne à être connu, mais je conçois parfaitement que tout le monde n'ait pas ni l'envie, ni l'idée de passer outre les apparences et de chercher un peu ce qui se cache sous le vernis. Ou sous la barrière de ronces qu'il dresse face à tout le monde ou presque.

Je suis même pas vraiment un privilégié, au fond, parce que des remarques acerbes, des saloperies dans la tronche, j'en ai pris un certain nombre aussi. Et pourtant, je suis toujours là, à le dévorer des yeux à chaque fois qu'il m'est donné de les poser sur lui. Je dois être maso, définitivement... Et je reste légèrement en retrait comme les deux autres commencent à évoquer nos rencontres. C'est tellement pas un moment bizarre au possible, tiens. J'ai couché avec Tyler, Tyler a couché avec Tristan, et Tristan a couché avec moi. Londres est pourtant une grande ville mais il faut croire que... Pas tant que ça.

« Non, il a faillit se prendre ma béquille dans la tronche et m'a juste aidé et ne t'imagine pas que je me vends, je n'ai pas besoin de ça, ce n'est pas mon genre. »

L'évocation du lancer de béquille m'arrache un sourire, le reste de ses propos beaucoup moins. Je sens l'amertume dans son ton de voix, la colère qui monte doucement et c'est vraiment pas bon signe. Alors l'air de rien, je souffle, sans doute un peu trop dans mon coin.

« Tu sais... C'est un des petits jeux préférés de Tyler, de provoquer les gens... Faut dire que ça marche plutôt bien... »

Mais quand Ty' a donné sa version de la signification du prénom Tristan, j'ai senti l'orage gronder. Ma main sur le bras de Tristan s'avère inutile pourtant, parce qu'il saisit pourtant son verre pour le jeter à la tronche de Ty.

« Ca, c'était pas nécessaire ! »

Je m'attendais pas trop à ce qu'on m'écoute et heureusement, parce que je passe complètement à la trappe sur ce coup-là.

« Ça ne semblait pas te déranger tant que ça l'autre jour. Finalement je ne regrette pas que tu ne m'aies pas rappelé. Tu ne vaux pas le coup.
- Dis pas ça, tu le connais pas. »

Et je me fais aucune illusion sur ce qu'il va se passer, là, si j'interviens pas rapidement ce qui fait que dans le même mouvement que Tyler qui se lève pour faire face à Stan, je m'interpose entre eux, dos à Playboy pour faire à mon tour face à mon prétendu copain.

« Non. »

Un mot, un seul, parce que j'ai rien de plus à dire que ça : non. Je veux pas les voir se battre, j'en apprécie pas mal un, je suis amoureux de l'autre, alors forcément, l'idée de les voir se taper dessus me plaît moyen. En même temps, l'idée de voir n'importe qui taper sur n'importe qui, de base, ça me plaît moyen alors forcément.

« Ok, 'Stan, il s'amuse à te provoquer et il va certainement un peu trop loin dans ses blagues... Si on peut appeler ça comme ça... Mais ça méritait pas que tu lui foutes ton verre dans la tronche - d'autant que c'est franchement gâché - et ça mérite certainement pas que vous en veniez aux mains.
- T’as de la chance que ton petit copain est là pour te défendre parce que je te jure que je t’aurais tué…
- Mais un jour Tyler, ça serait une idée que tu poses quelques limites histoire de pas te foutre presque la Terre entière à dos... »

J'ai juste tourné un peu la tête vers Playboy sur ces mots, derrière moi, mais c'était seulement pour le voir se barrer vers les toilettes. Et je me retrouve comme un con à le suivre du regard, quelques instants trop longs... Jusqu'à ce que la voix de 'Stan retentisse à mes oreilles.

« Tu fais ce que tu veux, mais je ne reste pas avec ce con. Je ne vois vraiment pas ce que tu lui trouves finalement. Tu serais dix fois plus heureux avec moi. »

Ca... C'était parfaitement inattendu. Et je me retourne au ralenti, sans même vraiment m'en rendre compte, pour croiser le regard de Stan à nouveau. Mieux même, je reste encore plus comme un con, à fixer le stripteaser. Not awkward at all...

« Les goûts et les couleurs... Tyler a ses défauts, j'en conviens mais... Tu le connais pas, enfin en dehors de son corps, ça j'ai pigé. Même moi, je sais bien que je loupe un tas de trucs. N'empêche que c'est pas juste ce type qui sort des saloperies plus odieuses les unes que les autres pour provoquer tout le monde... »

Mais là aussi, hein, il verra pas que je tente de le défendre... Et de toute façon, quoi qu'en suppose Rika, il doit clairement s'en cogner comme de l'an quarante, en fait.

« Et puis... »

Main nerveuse dans mes cheveux.

« C'est pas comme si c'était quelque chose qui se commandait, je suis désolé... »

J'ai attrapé mon portable qui vibrait, et ai répondu en vitesse à Rika que c'était le bordel, et que nous, on allait s'éclipser.

« T'as au moins raison sur un truc : vaut mieux pas que tu restes avec lui. On reparlera de ça plus tard si tu veux... Après une bonne nuit de sommeil et avec moins d'alcool dans chaque bras... »

J'ai sorti de quoi payer nos consommations à tous les trois, jeté un regard peiné en direction de la porte des chiottes derrière laquelle Tyler avait disparu, et hésité un instant. Je sais pas quoi faire maintenant, et à vrai dire, j'ai surtout envie d'enfouir ma tête sous l'oreiller et de prétendre que tout ça n'a jamais eu lieu, que le monde extérieur n'existe pas... Ne serait-ce que cinq minutes... Sauf que j'ai plus cinq ans pour faire genre je suis perché et rien ne peut m'attendre, et j'ai pas vraiment envie de le fuir.

« Rentre chez toi, Hotstuff, on se rappelle... J'ai... Encore un truc à régler. »

A tous les coups, je vais me faire jeter mais... Je peux pas le laisser sur ça. Et j'ai tourné les talons à mon tour, pour suivre la même direction que Playboy trois minutes auparavant. Bon évidemment, une fois que la porte s'est refermée derrière moi et que je croise son regard dans le miroir, je suis pas vraiment super fier, mais... Soupir. Je suis là maintenant, alors va bien falloir que je dise quelque chose.

« Hey... Euh... Ca va tes yeux ? »

Je sais pas si j'ai envie de revenir sur tout ce qui vient d'être dit, mais une chose est certaine en tous les cas, c'est que je m'inquiète un peu. Parce que le rhum et le citron dans les yeux, c'est pas vraiment le top... Là, ça a l'air d'aller, mais on a eu des cas plus graves au Barfly et j'avoue que je reste un peu inquiet quand même...

« Je suis désolé Tyler, je conçois qu'il ait pas aimé tes plaisanteries, mais il aurait jamais dû faire ça... »

D'autant moins que c'est vraiment dangereux. Mais je peux pas revenir en arrière, et puis c'est pas vraiment ma responsabilité. N'empêche que ça me fait chier d'être assimilé à ce geste, et que je m'inquiète vraiment des conséquences qu'il pourrait y avoir... Même si je crois bien que je vais me faire envoyer chier...
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MessageSujet: Re: 2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]   Lun 13 Aoû 2018 - 21:58

Je crois qu'il aurait peut-être fallut que l'on ne vienne pas ici ou que l'on reste à l'autre soirée ça aurait été moins merdique et sans doute plus amusant, parce que là je ne m'amusais plus du doute. La colère montait en moi comme la flamme dévore l'allumette alors forcément je sentais déjà que tout ça allait très mal se terminer et que quoi qu'il se passe ça finirait par me retomber encore une fois dessus. La provocation était le truc de Tyler, j'aurais au moins appris quelque chose ce soir. Je me suis dis pour le coup qu'il était juste comme ça, sans raisons valable, mais des raisons il devait en avoir des tas, comme moi pour mon père, peut-être que je le jugeais un peu trop vite, mais avec la colère j'ai tendance à en dire trop et à prendre les choses au quart de tour, ce qui ne joue pas toujours en ma faveur et ce qui m'attire souvent des ennuis. Je lui avais envoyé mon verre à la figure, par agacement et je m'étais levé pour partir et Tyler en avait fait autant, Nate s'est interposé entre nous, à croire que j'aime vraiment me faire taper pour réagir de la sorte. Je ne le connais pas, il a sans doute raison. J'ai soupiré, je crois que j'ai besoin d'air.

« Je sais et tu ne me connais pas non plus.»

Quant au fait de me tuer, je crois que ça ne m'aurait fait ni chaud ni froid, au point ou j'en suis de toute manière, plus bas que terre ne semble pas une si mauvaise solution que ça. Je l'ai regardé partir, me sentant un peu mal à l'aise par rapport à eu, je ne les avait pas aidé. Je me suis passé une main sur le visage. Il me conseillait de rentrer chez moi, il tenait vraiment fort à Tyler pour s'en soucier à ce point et je crois que je n'ai pas grand chose à ajouter, j'ai hoché la tête, me suis acheté une bouteille de vodka et suis parti prendre l'air. J'ai sorti une cigarette et l'ai allumé et j'ai appelé Wally pour qu'il vienne me chercher, je n'avais pas envie de rentrer seul. Je me suis assis sur le bord du trottoir et j'ai fini ma clope, puis j'ai commencé ma bouteille attendant que mon chauffeur arrive, ce qui n'a pas trop tarder. Je suis resté à peu près un bon quart d'heure dehors sirotant la vodka alors qu'il commençait à pleuvoir. Wally est arrivé et je l'ai suivi dans la voiture, arrivé à la maison j'étais tellement soûl qu'il m'a aidé à marcher jusqu'à ma chambre et je me suis effondré comme une crêpe dans mon lit, demain est un autre jour comme on dit.
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MessageSujet: Re: 2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]   Lun 13 Aoû 2018 - 21:58

La rage dans laquelle j’étais actuellement en train de bouillir émanait par tous les pores de ma peau et était clairement visible pour toutes les personnes qui avaient le malheur de croiser ma route sur le chemin des toilettes pour hommes. Le jeune homme qui était tranquillement en train de se laver les mains après avoir fait ce qu’il avait à faire et qui m’avait vu – ou plutôt, entendu – entrer dans cette pièce privatisée l’avait d’ailleurs bien compris lorsque je répondis à son regard curieux posé sur moi par un regard noir qui le fit presque littéralement fuir des cabinets. Une fois que je fus enfin seul, je me dirigeai vers un des lavabos alignés de manière symétrique le long d’un des murs de la pièce dans le but de nettoyer cette humiliation que je venais de subir devant très certainement plus d’une vingtaine de personnes et qui était représenté par ce liquide alcoolisé que j’aimais beaucoup lorsqu’il était dans un verre, mais que j’appréciais considérablement moins lorsqu’il dégoulinait de mon visage… Et tandis que je nettoyais avec soin mes yeux – heureusement épargnés par l’amertume de l’alcool et l’acidité de la rondelle de citron qui l’accompagnait – en les frottant délicatement afin d’enlever toute toxicité lié au cocktail, je fis à peine attention à la porte des toilettes qui s’ouvrait et se refermait sur l’une des personnes avec laquelle j’avais très certainement le moins envie de parler à cet instant – mais il semblait s’acharner à vouloir me faire la morale chaque fois que j’« attaquais » l’un de ses proches amis (ou équivalent) et je n’allais sûrement pas y louper puisqu’il n’avait pas encore eu l’occasion de me « réprimander », ayant fui aux toilettes bien avant qu’il ait fini sa remarque me concernant… Il ne fut pourtant pas pressé de commencer son blabla habituel sur le fait que j’avais une fois de plus été trop loin et ce ne fut qu’une fois que nos regards se croisèrent dans le miroir situé en face de moi qu’il se décida à ouvrir la bouche – et ce fut pour tenir un tout autre discours qui eut au moins le don de franchement m’étonner.

- Hey... Euh... Ça va tes yeux ? me demanda-t-il, avec une légère inquiétude dans la voix – mais j’ignorai s’il était réellement inquiet pour mes yeux qui auraient pu brûler à cause de l’alcool ou s’il craignait que je l’envoie bouler comme j’avais l’habitude de le faire. Peut-être un peu des deux… En tout cas, aussi concerné était-il pour mes yeux, je restai silencieux et préférai éponger l’eau de mon visage à la place avec le papier mis à disposition pour s’essuyer normalement les mains. Je suis désolé Tyler, je conçois qu'il ait pas aimé tes plaisanteries, mais il aurait jamais dû faire ça...

- Pourquoi ? me décidai-je enfin à parler, tout en jetant le papier à présent trempé à la poubelle. Il a eu raison, pourtant, et tu le sais très bien au fond de toi. Tout comme il a eu raison de dire que je n’en valais pas la peine. Mais suis-je réellement le seul à ne pas en valoir la peine ? Après tout, c’est bien toi qui m’a avoué que tu m’aimais et qui se retrouve à sortir avec quelqu’un d’autre un mois après ! Au final, t’es comme tous les autres à prétendre un truc qui n’a jamais existé, et je me demande sincèrement ce que vous cherchez en faisant ça, à part me convaincre un peu plus d’une chose que je sais déjà : personne ne peut m’aimer… Alors, maintenant, tu ferais mieux de rejoindre ton petit copain et de me laisser tranquille… définitivement.

J’avais dit tout cela en le regardant droit dans les yeux et sans lui avoir laisser une seule fois le temps de répliquer à mes propos. Puis, je suis sortis des toilettes et du bar afin de prendre un taxi et de rentrer chez moi. Fuck the entire world…
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MessageSujet: Re: 2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]   Lun 13 Aoû 2018 - 22:00


Je savais que ça allait être une soirée pourrie, je pensais franchement pas que ça serait à ce point. Je me suis fait chier à cette réception mondaine, je me suis tapé l'affiche quand Tristan m'a embrassé juste sous le nez de mes parents, et ça présage de quelques ennuis en perspective à suivre, et maintenant... ça. Tout ce qu'il faut pas. Je me retrouve entre deux types que j'apprécie au demeurant chacun à leur manière, faut croire que ça va devenir une habitude. Je me suis retrouvé dans cette situation avec Spencer à la place de Tristan, déjà, et j'avais pas vraiment envie de revivre ça. Raté, là aussi.

« Je sais et tu ne me connais pas non plus. »

J'ai lâché un soupir. Non, c'est vrai, on se connaît finalement assez peu. Ca m'empêche pas de me soucier de son cas quand même, et d'avoir de la sympathie pour lui. Je vois bien, au fond, qu'il ne va pas bien. J'ai bien compris que se bourrer la gueule comme ça, c'était pas juste un accident entre guillemets, que la soirée à laquelle on était censés assister nous faisait tous les deux profondément chier et qu'il a lui aussi de sérieux problèmes avec ses parents. Je me dis qu'un jour, il faudrait peut-être qu'on en parle, vraiment, tous les deux. Je crois bien que je comprends, aussi, un peu, qu'il est seul. Et ça me fait de la peine. Mais on évoquera tout ça plus tard. Un autre jour. Pour ce soir, je crois franchement qu'il ferait mieux de rentrer. Je crois qu'il aurait mieux valu que je ne cède pas à l'envie, moi aussi, de prendre un verre, et qu'on ne s'arrête pas ici. C'est trop tard, je peux pas revenir en arrière. Et j'espère qu'il arrivera chez lui sain et sauf, parce que dans l'état dans lequel il est, je peux à peu près tout imaginer. J'aurais peut-être dû le raccompagner, comme j'étais parti pour le faire à la toute base, mais je peux pas me résoudre à abandonner Tyler là-dessus. J'aurais peut-être dû.

Quand j'ai poussé la porte des toilettes, j'avoue que je m'attendais clairement pas à être accueilli de façon charmante. J'ai donc pas vraiment été surpris par le regard qu'il m'a lancé, ni par le dédain manifeste à mon égard, comme il continuait à s'éponger le visage comme si j'étais pas là. Mais je sais pas si c'est cette apparente indifférence ou les mots qu'il prononce finalement qui me blessent le plus.

« Pourquoi ? Il a eu raison, pourtant, et tu le sais très bien au fond de toi. Tout comme il a eu raison de dire que je n’en valais pas la peine. Mais suis-je réellement le seul à ne pas en valoir la peine ? Après tout, c’est bien toi qui m’as avoué que tu m’aimais et qui te retrouves à sortir avec quelqu’un d’autre un mois après ! Au final, t’es comme tous les autres à prétendre un truc qui n’a jamais existé, et je me demande sincèrement ce que vous cherchez en faisant ça, à part me convaincre un peu plus d’une chose que je sais déjà : personne ne peut m’aimer… Alors, maintenant, tu ferais mieux de rejoindre ton petit copain et de me laisser tranquille… définitivement. »

Il a déballé tout ce qu'il avait à dire, comme ça, d'un trait, sans me laisser le temps d'en placer une. Et j'ai à peine ouvert la bouche ensuite qu'il était déjà prêt à sortir de la pièce.

« J'essaie juste désespérément de t'oublier Playboy... Mais ça marche pas vraiment bien... »

J'ai aucune certitude qu'il m'ait entendu, et je crois pas que ça soit vraiment important à cet instant, je pense que de toute façon, il s'en fout royalement. Je me retrouve tout seul, à ruminer tout ce qu'il vient de se passer, et surtout, ce que je viens d'entendre, ce qui en transparaît. Personne ne peut l'aimer. Il n'en vaut pas la peine. 'Stan a eu raison. C'est faux, c'est complètement faux. Mon pote avait pas à réagir de la sorte. Quelle que soit la situation, j'ai jamais compris qu'on en vienne aux mains, même si ça ne consiste qu'en un verre jeté à la tronche. Ca reste une forme de violence, et je déteste ça. Et je suis sûr que si, il en vaut la peine, bien plus qu'il ne s'en est lui-même convaincu. Moi... C'est une autre histoire, et il m'a bien fait comprendre le peu d'estime qu'il peut avoir pour moi, maintenant. Il y a quelques semaines, je pensais avoir à peu près touché le fond. Je me faisais une raison, peu à peu, mais je crois que j'ai encore réussi à creuser un peu plus.

Je me suis passé de l'eau sur le visage comme si ça pouvait vraiment effacer la gueule déprimée que j'affiche maintenant, et je suis resté comme un con quelques minutes le regard fixe sur moi-même sans vraiment me voir. Et puis comme je m'apprêtais à sortir, le gars de la piste de danse est entré derrière moi.

« T'es mecs se sont barrés, Fred Astaire...
- Je sais.
- Je préférais ton partenaire sur la piste, plus mon type, mais t'avais l'air de savoir bouger... Je pourrais te tenir compagnie...
- Non merci. T'es pas vraiment mon genre non plus. »

Dire que j'aurais pu tenir ce genre de discours il y a assez peu de temps... Là, ça me dégoûte juste profondément, et le mépris dans ma voix doit s'entendre, ou peut-être que c'est mon regard, mon air dépité. J'en sais rien. Ce que je sais, c'est que j'ai droit à un « fuck you » des plus sympathiques dans mon dos comme je passe la porte. Et je secoue la tête en sortant du bar, les mains dans les poches. Ah ah... Si seulement... Mais je sais que là, tout ce qu'il va se passer, c'est que je vais rentrer chez moi, une clope à la bouche, sans doute l'une après l'autre, et regretter de pas avoir la présence de Kaspar pour me changer les idées, ni la possibilité d'en parler à Spencer parce qu'il s'agit de lui et que je lui ai jamais avoué ce que je ressentais. J'envoie quand même un dernier message à Rika, qu'il puisse retrouver Tyler, quelque part sur la route ou chez lui. Et un autre à Tristan, en espérant qu'il soit bien rentré lui aussi, malgré tout. Deux heures après, j'étais chez moi, allongé sur mon canapé, devant la télé allumée sans que je la regarde vraiment. Et il commençait à faire jour quand j'ai fini par sombrer dans un sommeil plutôt agité. Une éternité que j'avais pas pris de vacances. Ce premier soir de congé donne le ton, je suppose...
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MessageSujet: Re: 2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]   

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2014.10.25 ♪ Out of our misery [Tyler && Tristan]

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